Un Burton rasoir : le vague à lame

C’est aujourd’hui la sortie de la dernière (le 6ème également) collaboration en date entre Johnny Depp et son réalisateur fétiche Tim Burton (et sa femme Helena Bonham Carter). Ambiance sombre, décors fantasmagoriques, personnages hauts en (non) couleurs, amour volé : tout y est, c’est du Burton. Sur le fond du moins. Car si cette histoire d’amour entre le diabolique barbier de Fleet Street et sa dulcinée est impeccable, quoiqu’un peu prévisible, le film n’en reste pas moins un peu gâché par un mise en scène lente et lourde lors des scènes de chants. Oui, parce que dans Sweeney Todd, on chante. On chante bien par contre. On chante juste. Mais on chante. Ce n’est d’ailleurs pas sans rappeller Tim Burton’s Nightmare Before Christmas ou encore Tim Burton’s Corpse Bride. Je vous laisser devenir l’autre point commun.
On retrouve dans cette adaptation théâtrale ce qui a fait l’univers de Burton, de Poe à Price mais la réalisateur de Ed Wood a troqué ses délirantes histoires et sa magie de l’image au profit d’une caméra bien statique. Finalement, le tant attendu Sweeney Todd est bien. Pas plus.

Tim récompensé à Venise

Habillé proprement et dignité, ce qui n’est pas une mince affaire pour le mari de Helena Bonham Carter, Tim Burton était aujourd’hui à l’honneur à la 64e Mostra de Venise où il a reçut un Lion d’Or pour l’ensemble de sa carrière. Auteur, réalisateur, directeur artistique, producteur, Tim Burton a à son actif une quinzaine de participations cinématographiques dont près de la moitié fait avec son acteur fétiche, le burlesque et décalé Johnny Depp qui lui a remis ce soir son prix. Après un court discours de remerciement, le film d’Henry Selick qu’il a dirigé, le dérangeant Étrange Noël de Monsieur Jack a été projeté suivi par les premiers extraits de Sweeney Todd, l’adaptation de la comédie musicale de Stephen Sondheim qu’il a adapté l’année dernière. Le directeur du festival a estimé que Tim Burton était « un génie, le plus imaginatif des enfants du cinéma contemporain ». La compétition se poursuit jusqu’au 8 septembre. On y attends encore la venue de Quentin Tarentino et de Bernardo Bertolucci qui recevra lui aussi un le Lion d’Or des 75 ans du festival, ainsi que la française Fanny Ardant.

I’m loving it !

Maintenat pour clore le bilan 2005, une liste de coups de coeurs :
– Martin Combes dans Papa, révélation de l’année
Douches Froides d’Antony Cordier et son trio gagnant
– Le retour de Ludivine Sagnier dans Une Aventure que certains pourraient hâtivement qualifier de « seul intérêt du film »
– Le rachat de la Dreamworks par Paramount démontrant que même Spielberg n’est pas intouchable
– Dakota Fanning effrayante dans Hide and Seek
– Le touchant retour de Amenabar avec Mar Adentro
– Le doublé de Freddie Highmore
– Le double de Tim Burton
– La jolie Scarlett dans The Island puis dans Match Point
– La douceur arogante de Polanski et de Barney Clark soutenu par le merveilleux Harry Eden
– L’excellente sélection MK2 et son nouveau cinéma

Mais aussi une pensée pour : Jacques Villeret, Suzanne Flon, Jacques Dufilho, Anne Bancroft et tout les autres qui nous ont quitté cette année.

Pour le meilleur et pour le pire

Fin de l’année, l’heure du bilan. Alors que pleuvent les bandes annonces pour 2006, il est temps pour moi de me livrer à mon habituel TOP Ten.
1.Mysterious Skin de Gregg Araki
2.Neverland
3.Match Point
4.Le cauchemar de Darwin
5.Les noces funèbres de Tim Burton
6.Garden State
7.Le livre de Jeremie d’Asia Argento
8.Joyeux Noël de Christian Caron
9.The machinist
10.Charlie et la chocolaterie de Tim Burton

RDV demain pour le pire du pire…

Back on stage

Backstage, un nom simple pour un magnifique film d’Emmanuelle Bercot. Le film lourdement inspiré d’éléments biographiques de Mylène Farmer (comme le coup paillaisson) raconte l’histoire d’une star mystérieuse qui s’attache soudainement à une fan lors d’une émission TV (Backstage).<br>
La B.O. est surement l’une des plus belles de l’année avec celle de Tim Burton’s Corpse Bride avec notamment son titre phrase « Pas ce soir ». Emmanuelle Seigner, métamorphosée en rock star chantant de la pop des années 2050 est extraordinaire d’exagération… Un film extraordinaire !

Tim autiste…

Tim Burton pourrait être autiste, selon sa compagne de longue date Helena Bonham Carter.
Le réalisateur de Charlie and the Chocolate Factory présenterait certains des symptômes du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme, parce qu’il est supérieurement intelligent mais accuse d’importantes lacunes sur le plan des aptitudes sociales, selon l’actrice.
Helena, qui a tenu des rôles dans quatre des longs métrages de son partenaire, a récemment été la vedette d’un film pour la télévision dans lequel elle incarne la mère de quatre enfants autistes.
Au cours de ses recherches pour le rôle, l’actrice a reconnu des traits de caractère communs à Tim et aux enfants atteints du syndrome d’Asperger.
Elle a révélé au journal britannique Evening Standard : «Lors de la réalisation de ce drame, je me suis aperçue qu’il a un peu des traits d’Asperger en lui. On finit par s’en rendre compte. Nous regardions un documentaire sur l’autisme et il m’a dit qu’il se sentait comme eux, enfant.»
«Les autistes sont appliqués et dédiés. Vous pouvez dire quelque chose à Tim lorsqu’il travaille et il ne vous entendra même pas.»
«Cette qualité en fait toutefois un père fantastique. Il a tout un sens de l’humour et une imagination hors du commun. Il voit des choses que les autres ne voient pas.»
Serais-je autiste ?

Os funèbres

Encore un ! Comme le dit si bien le président de Warner France, « Tim Burton est l’un des réalisateurs les plus prolifiques cette année », avec déjà 2 films. Après Charlie and the Chocolate Factory, le mari d’Helena Bohnam Carter, était ce soir à l’UGC Normandie avec sa compagne pour la présentation en avant-première des Nocès Funbères, digne successeur de L’Etrange Noël de M.Jack : les références sont nombreuses, l’image est impressionante, l’ambiance est sombre, burtonesque à souhaite, et la musique est l’une des plus géniales jamais composées par son grand ami Danny Elfman.
Cependant, le bonheur est malheureusement de courte durée, le film ne durant pas plus d’1H15 (à vue de montre), mais tellement intense…