La scandale du Climategate enfin en marche

Le sommet de Copenhague approchant à grands pas, on ne pouvait pas trouver de moment démagogiquement plus intéressant pour soutir le scandale du Climategate qui couve depuis quelques temps.
Depuis maintenant trois ans, un groupe très actif d’américains publie régulièrement des contre-argumentaires aux nombreuses études scientifiques concernant le réchauffement de la planète, tentant à prouver qu’à l’heure actuelle la science n’est toujours pas capable de déterminer avec précision la part anthropique de ce qu’on appelle désormais communément « le réchauffement de la planète ». A coups de diagrammes, de Prix Nobel et d’interventions show-time, une large partie (puisque contrairement à ce qu’affirme Al Gore ce n’est pas la totalité) de la communauté scientifique assène à la population mondiale qu’à cause de leurs -ceux de la populace- méfaits, la planète se meurt. Ses mêmes scientifiques oublient au passage de dire que c’est leurs collègues grâce à leurs inventions basées sur l’exploitation des ressources minières et pétrolières qui ont causé ces prétendus dégats. Qu’importe ! Au diable le trou dans la couche d’ozone, au diable la pollution spatiale, aujourd’hui pour être in il faut parler du réchauffement climatique.

La semaine dernière sur l’excellent Air Vent, un étrange commentaire vient semer le trouble parmi la communauté scientifique puis médiatique. Un individu prétend avoir piraté des e-mails du Climate Research Unit de l’université de West Anglia en Grande-Bretagne. L’authenticité a depuis été confirmée par l’institut lui-même.
Ces échanges sont plutôt inquiétants pour le CRU et compromettant pour ses études puisque les chercheurs concernés ne sont autres que ceux qui ont rédigé le rapport du GIEC qui est le rapport de référence concernant les troubles -et notamment le réchauffement- climatiques.

La première remise en cause elle est celle du graphique en crosse de hockey censé prouver que les températures actuelles sont les plus hautes jamais atteintes, même lors de réchauffements naturels. Dans plusieurs échanges, les chercheurs avouent manquer cruellement de preuves et un e-mail demande même d’effacer toutes les correspondances qui pourraient remettre en cause ce graphique. Un des chercheurs avoue ne pas disposer de preuve corroborée pour établir la hausse exacte des températures au Moyen-Âge (la dernière hausse importe connue, celle à laquelle on compare l’époque actuelle). C’est pourtant sur ce graphique que repose la plupart des études actuelles et notamment la célèbre conférence d’Al Gore.
Dans un e-mail daté du 12 octobre 2009 voici ce que Kevin Trenberth de l’UCAR (rapporteur majeur du rapport GIEC en 1995, 2001 et 2007) explique à Michael Mann du PSU.

The fact is that we can’t account for the lack of warming at the moment and it is a travesty that we can’t. The CERES data published in the August BAMS 09 supplement on 2008 shows there should be even more warming: but the data are surely wrong. Our observing system is inadequate.

La seconde mise en cause est encore plus grave. Phil Jones, le directeur du CRU et auteur important du GIEC explique dans un email qu’il souhaite influencer un comité de relecture pour empêcher la publication d’un article qui remet en cause la thèse du réchauffement climatique anthropogénique.

I can’t see either of these papers being in the next IPCC report. Kevin and I will keep them out somehow – even if we have to redefine what the peer-review literature is !

Le troisième point important de ces e-mails est la rétention de données qui complète le premier point. La bande de chercheurs a, à de nombreuses reprises, consciemment et volontairement caché nombre de données capables de changer leurs analyses.

A travers ces 1073 e-mails, on comprend donc pourquoi la thèse de la main mise de l’homme sur ce qu’ils appellent le dérèglement climatique est encore si peu contestée aujourd’hui. Reste à savoir si le sommet de Copenhague sera l’évènement du trust de la théorie voulue comme consensuelle où si, enfin, des voies vont s’évkever, et éviter qu’on lance des projets pour des sommes considérables (2050 milliards de dollards pour la dernier projet étudié par la NASA) alors même qu’on ne connait qu’une infime partie du dérèglement.

Lire également l’article de Vincent Bénard sur Objectif Liberté