Vous ferez de la politique mes fils !

Quelles questions peuvent déstabiliser un homme politique aussi expérimenté soit il ? Un journaliste de Vanity Fair ? Un chroniquer de Direct 8 ? Pire ! Des enfants !
Habitué aux conférences de presse auxquelles il se libre trois à quatre fois par personnes, Michael Bloomberg, maire de New-York, ne s’attendait par à être torturé par un groupe d’enfants de 8 ans d’Harlem. Après un « joyeux anniversaire » en chanson, le premier enfant lance les hostilités : « Êtes vous riche ? ». Embarrassé, le milliardaire républicaine fait répéter la question avant de répondre qu’il travaillait seulement pour « un dollar par an ». Un autre enfant lance une question… sur son âge cette fois. Impossible de se tromper sur cette question ! Sur de lui, l’ex-candidat aux primeurs lancent les enfants au défi de trouver : « 107 ans » lance une petite fille qui lui demande également s’il vit à la maison blanche. « Je n’y vis pas. J’ ‘habite une maison de l’East Side de Manhattan depuis vingt ans. Mais je vis à New York depuis 1966. ». L’année étonne le groupe. C’est vieux ! Après une question sur « à quoi servait » un maire, un élève lui demande si il a « un million de dollars ». Embarrassé une fois de plus, le maire réplique aussitôt que « non » mais qu’il a « une magnifique carte d’anniversaire » en désignant celle que les enfants viennent de lui offrir. « C’est vraiment gentil » conclue t’il, « bon eh bien je ferais bien d’y aller ».

Dans le même temps le chef de l’Etat français se rendait à Périgueux dans une école primaire avec son ministre de l’éducation nationale –pour parler un peu de sa victimisation Shoahsie). Après s’être fait offrir un magnifique palmier en pâte à sel qu’il mettre « sur [son] bureau », Nicolas Sarkozy s’est prêté à un question de Proust auquel certaines réponses ne lui paraissait pas évident. On apprends, en vrac, que son ministre préféré, « A Périgueux c’est Xavier Darcos », qu’il est de droite parce que qu’il « pense qu’il faut créer des richesses avant de les partager », que la principale qualité pour être élu est « la ténacité », qu’il est plus tôt couche-tard / lève-tôt, que ce qu’il déteste par dessus tout c’est « le mensonge », que son loisir préféré est « le sport », que sa matière préférée à l’école est « l’histoire » et le plus important, que son repas préféré est, après hésitation, « la fondue ».
A la sortie, le petit Medhi –l’artiste au palmier- a déclaré « j’ai trop de chance » en brandissant son cahier d’exercices sur lequel le Président de la République avait fait une rature en déclarant : « Tu leur diras que c’est le vrai, que c’est pas Darcos qui a signé ». Allez rigole !