Full Métal Molière

Je suis allé voir Full Métal Molière. C’était bien. A la fin (désolé de vous raconter la fin) ils ont dit : bah si vous avez aimé, bah vous pouvez le dire à vos copains. Vu que j’ai pas de copains, je me suis dit que j’allais l’écrire ici. Donc Full Métal Molière c’est bien, allez y. Mais vous allez me dire : pourquoi c’est bien ? Déjà parce que Nathalie Simon du Figaro a dit que c’était inégal et moyen et c’est une bonne façon de dire que Le Figaro dit des conneries. Premier point.

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Deuxième point, un des auteurs me followe sur Twitter. Et le deuxième depuis que j’ai dit publiquement que c’était cool.

Troisième point, j’ai ri. La pièce est en effet drôle. D’où mon rire. Deux acteurs ratés prennent en otage un théâtre pour jouer LA pièce ultime du demi cerveau de la bande, Pierre Emmanuel. Pierre Emmanuel étant le prénom du demi cerveau et non de la pièce, qui elle, s’appelle Le Malade Imaginaire. Ce qui est plus commun pour une pièce de théâtre. Après une arrivée en trombe et en AK-47 (je sais pas écrire kalashtruc en fait), les deux bénets enchaînent les tentatives de représentation en hommage à Molière. L’intrigue n’est pas particulièrement intéressante, mais les textes sont bien écrits (caustiques si vous êtes plutôt lecteurs des Inrocks, cools si vous êtes plutôt lecteurs de Kev Adams, auquel cas, cassez vous). Enfin ils sont drôles quoi.

Mais vous allez me dire : c’est quel genre d’humour ? Plutôt genre Gad Elmaleh ou son sous clone Norman, ou Foresti, ou plans culs télévisuels de Laurent Ruquier ?
Eh bien naviguant entre absurde, humour noir et second degré sans choisir leur camp, et après tout, pourquoi le choisir, les trois comédiens (ouais y’en a un 3e qui arrive en cours de route, j’ai oublié de le dire, non pas qu’on s’en fout, parce qu’il est particulièrement bon, mais pour pas te niquer l’histoire comme un connard qui te dirait avant de commencer que Bruce Willis est mort dans 6e Sens) sont (ouais y’a de grosses parenthèses faut suivre) excellents et portent une pièce qui n’en est pas vraiment une, pour ne pas répondre à votre question. On ne sait rapidement plus vraiment ce qui est du texte ou de l’improvisation.

Du coup, bah c’est bien, voila. Des fois on se demande pourquoi écrire pendant longtemps à argumenter alors que juste « bien » ça suffit.

Mais vous allez me dire, et vous commencez à m’emmerder, comment on y va ? Eh bah tu payes ta place ou là si t’es un radin. Si tu viens de ma part t’as le droit de payer plus cher. Et magne ton cul ça finit fin mars.

Ben au Point Virgule

J’ai découvert Ben il y a quelques temps à l’occasion de l’une de ses chroniques sur France Inter. Je suis récemment tombé sur son affiche disant qu’il jouait au Point Virgule, alors j’ai décidé d’y aller. Mon raisonnement se tient.

Ben propose un spectacle un peu étonnant, où il est à la fois acteur et commentaire de son show. Frôlant toujours les limites de l’absurdité, il enchaine les vannes (qu’il assume parfois être pourries) et les petits sketchs sans rapport. Sauf que rapidement, on a l’impression que son côté commentateur de l’absurde cache un texte pauvre et peu travaillé, et qu’il a décidé de raconter son show parce qu’il n’avait pas d’inspiration. Peut être parce qu’il a vraiment écrit son spectacle un lendemain de cuite comme il le raconte. Il est en tout cas bien loin de ses humeurs et de son humour distillés sur France Inter.

Peut être qu’il lui manque tout simplement une mise en scène, ou un auteur qui donne un fil conducteur à tout ça, mais il manque réellement quelque chose à Ben que son one man show soit du niveau des grands sortis du Point Virgule. Et quand on sait qu’il est managé par Harry Tordjman, le grand manitou des « mecs de Bref », on se dit qu’il doit avoir des ressources à dispo. A suivre donc !


Le billet d'humeur de Ben par franceinter

Super : toujours aussi naze

C’est le non évènement du moment. Tout le monde s’en fout mais pas mieux, j’en ris. D’ailleurs comme disais un célèbre philospohe post-nommé, « Mieux vaut rire que s’en foutre ». Ne vous dites pas « oui », vous ne savez pas de quoi je parle. Vraiment ? Le dernier album de Didier Super ça vous dit rien ? Normal, il est aussi naze que les autres. Et même que c’est ça qu’est bien. Reprenons.

« La déportation pour tous ces enculés d’intolérants »

Didier Super est un artiste-interprète qui ne sait ni chanter ni faire de musique. Né de Mme. Super en 1973, Olivier -c’est son vrai nom, guère mieux que l’’autre- est d’abord champion de BMX avant d’entrer dans un groupe de merde qui ne réponds même pas à son nom, Zeu Discomobil. Un beau jour, ou peut-être une nuit bien arrosée, Didier sort son synthé Bontempi et sample sa voix mise en valeur par un pack de Kro. Le douaisais gueule faux dans son micro ce que personne n’oserait chanter tout bas telle une Britney Spears anarco-révolutionnaire de droite.

« Les pauvres quand y jouent au loto y réfléchissent même pas à se qu’ils cochent »

Après un premier album remplis de titres de merde, Super entame une tournée mondiale -chez les Ch’tis et même à Paris- dans laquelle il veut bruler les enfants qui ne servent et rien et insulte les anarchistes de « casse-couilles pour vieux ». Après sa longue road-story sur les autoroutes de France et de Nevers, Didier veut conquérir le monde et réalise qu’il doit fait une musique pour tous. Il remix son album dans une version « pour les vieux » où les arrangements sont dignes d’une caco-baston entre Beethoven, Mozart et Richard Clayderman.

« A cause de qui y’a plus de boulot ?  Les gens qui bossent ! »

Qu’importe la loi Dati sur la récidive, qu’importent les peines planchers, Didier Super est un fou furieux accro à la musique de sonnettes d’entrée et revient avec un nouvel album –le troisième pour ceux qui n’ont pas dépassé le CE2-. Avec Ben Quoi ?, le chanteur analpha-bête signe une nouvelle orgie musicale et littéraire qui dépasse tout entendement, dégueulant sur ses traditionnels amis : les curés, les enfants, les riches et les cons. On notera –enfin- l’arrivée officelle du titre « Petit Anarchiste », l’éloge dithyrambique des révolutions en culotte Nike courte sur l’air bien connu de « Petit caniche, peluche pour vieux ». Bref, le dernier album du blaireau de la musique est une débacle et c’est trop bon. On attend plus qu’un duo avec l’autre ratée de la musique populaire française, Cindy Sanders.

Pour ceux qui n’ont rien de mieux à foutre, Didier, est actuellement en concert au Point Virgule pour un spectacle chiant (intellectuel).

Note de Didier :

Surtout si tu es un jeune fan abruti et à peine pubère saches que:
Didier est seul sur scéne avec ce qui reste de sa guitare.
Il ne chantera aucune chanson figurant sur un de ses disques
Et toi, t’es assis, tu danses pas, tu la fermes et tu rigoles si jamais c’est marrant.
Et c’est cher.

Didier Super

MySpace de Didier où on peut écouter gratos
Site officiel de Didier où il parle quand t’arrives