Post-noël

J’avais ce matin l’immense plaisir d’être avec des enfants qui m’ont donc fait par des merveilles de consommation que leurs ancêtres leur avait donné le soir de Noël afin qu’ils puissent se purger l’estomac sans être maladroitement dérangé par les petits monstres. L’un d’eux me lâche alors, enfin l’une, c’était un enfant femelle : « Moi j’ai eu un jeu avec des chevals ». Quelle conne ! Le paternel aurait mieux fait de lui acheter un BLED ou un Larousse à la blondinette, et non pas l’inverse. Parce que oui, notre belle langue –de veau à la sauve au poivre- française est pleine de piège pour les incontinents petits enfants avides d’âneries à la chaîne. On ne dit pas des chevals, mais bien des chevaux. Et c’est comme ça partout, un batal, des bateaux. Et même qu’on l’accord avec l’adjectif dit qualificatif, comme les matchs de coupe du monde post-décrits. Par exemple, pour un animal des bois commun tel les gens dans la rue, on dira un chacal banal. Vous savez, ces têtes tellement communes qu’on ne sait plus bien si c’est Laurence Ferrari ou Jean-Pierre Pernault. Enfin sur, c’est un sportif. J’écrivais donc, avant de m’égarer moi-même, que l’on disait bien « un chacal banal » lorsqu’il n’y en a qu’un seul, et, en cas de reproduction « deux chacaux banaux », rien à voir avec Eugène le commentateur beuglant du ballon rond bicolore. Décidément tout se perd ma bonne dame…

Noël c’est nul

Après la folie néo-consumière habituelle des périodes dites calendales, le jour J, enfin N, est enfin là. Après au moins deux ans d’absence, Noël revient en force, merci au passage à toutes les multinationales de la consommation grâce à qui Noël n’a pas été annulé. Les enfants ont enfin eu leurs jeux vidéos, les mamans leur nouveau parfum, les papas leurs cravates et papy repars enfin avec sa collection de DVD Audiard. Tout le monde est content, surtout Jacques Le Foll (PDG de Toys R Us) qui réalise 50% de son chiffre d’affaire, 370M€, dans les 8 semaines avant l’évènement de cette fin d’année.

Enfin, qu’importe, ce soir tous les petits enfants frétilleront devant leurs petits sapins pour ouvrir leurs petits cadeaux avec leurs petites mains petitement potelés. Mais moi j’emmerde Noël. Noël c’est nul. D’abord il fait froid, et j’aime pas le froid. En plus le père Noël, j’aime pas sa tête. Depuis 21 ans que je le connais il est vieux mais ne semble pas vieillir plus. Ca c’est louche. Télévisuellement, Noël est plus lamentable que tout, entre émissions gagophoniques resucées, les best-of’s et les téléfilms éternels qu’on revoit chaque année, rien ne semble ressortir positivement de cette période de décadence. Moi peut-être…