Peter Pan : la guerre des blockbusters

10 ans après l’adaptation assez textuelle de PJ Hogan, deux nouvelles productions de Peter Pan semblent actuellement en préparation dans les studios américains.
Le premier, Neverland, traîne depuis quelques années est du côté de chez Sony et à été récupéré par Joe Roth, le spécialiste des adaptions de sombres de contes actuellement : Blanche Neige et le chasseur, Le monde fantastique d’Oz ainsi que la suite qui arrive, peu après Maléfique et Alice in Wonderland 2. Il s’agit d’une préquelle à l’histoire de Barrie où Crochet partirait à la chasse de Peter Pan. Et les deux héros seraient… frères. Channing Tatum est annoncé au du film et en tant que producteur.
Le second est un projet Warner de Greg Berlanti réalisé par Joe Wright (du récent Anna Karenine) et écrit par Jason Fuchs (qui a écrit le dernier Âge de Glace). Il s’agit également d’une préquelle qui raconterait comment Peter Pan serait arrivé à Neverland.

Parallèlement, Disney avait annoncé vouloir produire Peter and the Starcatchers (Peter et la poussière d’étoiles), premier livre d’une série de trois publiée par Hyperion Books… une filière de Disney. C’est Gary Ross, le réalisateur du premier Hunger Games qui devrait être aux commandes. Il s’agit également d’une préquelle dans l’esprit de Régis Loisel où Peter erre dans les rues de Londres avant d’être embarqué sur un navire, le Neverland, par Black Statche. A bord il rencontre Milly qui lui explique qu’un coffre renferme la poussière d’étoiles qui permet de voler…

Pour finir, le projet un peu à part de Ben Hibon (qui vient du film d’animation et du jeux vidéo) qui mettrait en scène Peter Pan comme un criminel et tueur d’enfant traqué par le Capitaine Crochet, un inspecteur de police tourmenté. Aaron Eckhart et Sean Bean étaient annoncés mais le projet semble avoir un peu disparu.

La légende est donc loin d’être morte, et il reste à voir ce que ces différentes adaptations pourront donner de (plus ou moins) intéressant.

Michael Jackson, l’enfant qui ne voulait pas grandir

C’est le sous titre du roman de JM Barrie : the Boy Who Wouldn’t Grow Up. C’est bien entendu cette histoire d’enfant éternel qui fuit toutes ses responsabilités qui a poussé le roi de la pop à nommé sur ranch de 1100ha Neverland, qui vient d’être vendu pour 35M$, continuant à faire exister la célèbre pièce de 1904 dans la culture populaire.

Parce que finalement tout le monde a un lien avec Peter Pan dans son enfance et garde quelque part cette idée que contrairement au jeune garçon, il faut grandir, passer de l’état d’enfant à adulte pour devenir quelqu’un. En somme ce que disait Platon sur le « Devenir » (cf. Théétète) : l’homme cherche toujours à atteindre une étape supérieur, pour ne pas rester ce qu’il est et évoluer. Entrer dans le carcan social et grandir c’est changer pour atteindre l’état d' »Être ».

Ce désir de changement est finalement directement liée à ce qu’on a appelé le Syndrome de Peter Pan (puer aeternus) pour ceux qui refusent de grandir. Comme si certains, las d’atteindre l’état d' »Être » parce qu’il était trop dur avaient abandonner et refusaient tout changement. Pourquoi tenter un objectif qu’on sait ne pas pouvoir atteindre ? Ils pensent pouvoir rester comme ils sont, dans un endroit confortable et ne jamais en sortir, de peur d’être déçu ou agressé par l’inconnu dehors. C’est ce que Peter Pan tente d’enseigner à Wendy. C’est ce qui a poussé Michael Jackson a créé son Neverland.

A l’instar de Peter Pan, tout le monde connait Michael Jackson. Il est dit « personnalité la plus connue du monde ». Tout le monde a déjà entendu ses chansons, et vu sa vie dans les journaux. En créant Neverland, Bambi comme il se surnomme (en référence au film de Disney, qui a aussi adapté Peter Pan), voulait revivre son enfance. Enfance qu’il a physiquement connu, mais qu’il n’a jamais vraiment vécu du fait d’un père qui l’a souvent battu et qui mettait tous ses espoirs de carrière qu’il n’a pas eu dans ses enfants. N’ayant pas eu d’enfance heureuse, probablement que Jackson n’a pas vouloir « devenir » adulte, de peur de ne pas être heureux non plus. Alors il n’a pas chercher à l’être. Il est resté dans son monde, à la place qu’il souhaitait avoir. Et son statut social le lui a permis.

Est-ce qu’il grandira un jour ? Peu de chance… Il est désormais dans une vie et un confort qui semble lui plaire, sans contrainte. Pourquoi chercher chose ?

Pour le meilleur et pour le pire

Fin de l’année, l’heure du bilan. Alors que pleuvent les bandes annonces pour 2006, il est temps pour moi de me livrer à mon habituel TOP Ten.
1.Mysterious Skin de Gregg Araki
2.Neverland
3.Match Point
4.Le cauchemar de Darwin
5.Les noces funèbres de Tim Burton
6.Garden State
7.Le livre de Jeremie d’Asia Argento
8.Joyeux Noël de Christian Caron
9.The machinist
10.Charlie et la chocolaterie de Tim Burton

RDV demain pour le pire du pire…