Back in 80

Après « Age tendre, tête de bois », la tournée des Jésus –ceux qu’on croyait mort, qui sont ressuscités trois décennies après et qui en font un bouquin pour faire parler d’eux-, après la BFM Party 80 et la soirée Nostalgie, le gouvernement le pouvait pas passer à côté d’un sujet aussi porteur que le bon vieux règne de Mitterrand. Un compil’ de reprises des ministres sera enregistré à l’Elysée cet été. Voici la tracklist en exclu :
Nicolas Sarkozy – Je te promets (Johnny Hallyday)
François Fillon – Sans amour (Christophe Mali)
Nathalie Kosciusko Morizet – Il était une fois nous deux (Joe Dassin)
Bernard Laporte – Besoin de rien (Peter et Sloane)
Michèle Alliot-Marie – Les démons de minuits (Images)
Christine Lagarde – We are the world (USA France for AfricaEverywhere)
Bernard Kouchner – Amoureux de ma femme (Richard Anthony)
Jean-Louis Boroloo – Le p’tit vin blanc (Lina Margy)
Rachida Dati – Jolie poupée (Bernard Menez)
Xavier Bertrand – Action man (Village People)
Xavier Darcos – Sacré Charlemagne (France Gall)
Fadela Amara – True Colors (Cindy Lauper)
Brice Hortefeux – Emmenez-moi les (Charles Aznavour)
Bonus track : Carla Bruni – Partenaire particulier (Indochine)

La vérité de France 2 sur la flamme

Envoyé Spécial diffusait hier soit le reportage de l’agence CAPA tourné avec 7 caméras lors du passage de la flamme olypique à Paris. Toutes les critiques et les accusations que j’avais formulé lundi soir en revenant du cortège se sont trouvées confirmées. Les cerbères bleus chinois avaient la main sur le cortège. C’est un premier non-sens. Quand un chef de l’Etat ou un officiel est en déplacement dans un pays c’est toujours l’hôte qui régit la sécurité. De quel droit le vice-président des jeux de Pékin et l’ambassade de Chine en France se permettent-ils non seulement de commenter tous les faits un à un mais en plus de dicter leurs lois. Bien que ce fut largement contesté par Michèle Alliot-Marie lundi soir après l’appel de Jean-Christophe Lagarde, des drapeaux tibétains -interdits en Chine- ont été saisis sans aucune raison apparante à des personnes qui manifestaient paicifiquement sur le bord de la chaussée. On voit même dans les images de CAPA un policier prendre de gros risques avec un camion pour arracher un drapeau. Les ordres ne venant ni de la préfecture de police, ni du ministère et les policiers n’agissant pas sans ordre, on est en droit de conclure que ce sont les organisateurs qui aurait ordonné les confiscations. Le second fait marquant du reportage est le caméran qui est exclut du véhicule de presse par la police sur simple ordre des organisateurs chinois, sans aucune raison, sans aucune justification.

Les chinois imposent leur façon d’agir partout où ils passent -y compris au C.I.O.-, fait inacceptable lors d’un évènement mondial. Le chef de la police japonnaise a d’ailleurs refusé la présence des cerbères bleus lors du passage de la flamme à Nagato.

Tout feu, tout flamme !

Ce matin on ne parle plus que du désastreux parcours de la flamme olympique à Paris. Dans le monde sportif c’est la panique. Même le CIO envisage d’annuler la fin du parcours de la flamme.
Néanmoins plusieurs questions de posent après les éclaircissements apportés ce matin. On apprend, par exemple que ce sont les organisateurs (l’ambassade de Chine en France) qui ont décidé d’annuler la cérémonie de l’Hôtel de Ville, non pas pour le retard accumulé, mais à cause des revendications affichées sur la mairie. Bertrand Delanoë a regretté cette décision mais a précisé qu’il n’aurait pas pu faire passer les intérêts de la Chine devant « celui des Droits de l’Homme ». On apprend également que ce sont les organisateurs qui auraient demandés la confiscation de plusieurs drapeaux et objets revendicatifs, alors qu’aucun ordre n’avait été donné selon la préfecture. Mais est-ce moins grave de s’apercevoir que la Chine est venu imposer son culte de l’image et son bâillon d’expression jusqu’à nos frontières ?

Presse et justice peuvent ils s’entendre ?

Le procureur de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, a décidé d’ouvrir une enquête suite aux photos parues dans Paris Match illustrant une perquisition lors de la vaste opération policière à Villiers-le-Bel. Elle a jugé que les photos montrant l’interpellation d’un homme en slip à son domicile et la perquisition de son logement portaient « gravement atteinte à la dignité humaine ». Le ministère de l’intérieur par la voix de son ministre, Michèle Alliot-Marie, a saisi l’IGPN afin d’enquêter sur les circonstances dans lesquelles Paris-Match a pu faire ses photos. Le porte parole du ministère, Gérard Gachet a déclaré que cette équipe, munie des autorisations nécessaires, suivait la BRI de Versailles depuis une semaine. L’opération avait suscité de nombreuses réactions en début de semaine en raison de sa médiatisation. De nombreuses personnalités de l’opposition avait convoqué la presse autour d’eux pour fustigé l’utilisation de la presse.
Le ministre de l’intérieur a déclaré cet après-midi qu’elle souhaitait engagé une réflexion afin de mettre en place un système permettant « à la fois à la presse de faire son travail et aux forces de sécurité d’accomplir leur mission, le tout dans le respect des libertés publiques et de la présomption d’innocence » se gardant bien de porter un jugement sur le travail des photographes de Paris-Match.
Ce dossier va sans aucun doute relancer le débat de la liberté de la presse quelques jours après que le président de la République ai déposé plainte au pénal pour « l’affaire du SMS ». La principale différence est que personne dans l’affaire du SMS ne juge la qualité de l’article du journaliste mais conteste uniquement son fond et sa véracité. Les propos du procureur de la République sont totalement déplacés. Si les photos d’une perquisition sont une atteinte à la dignité humaine alors que penser des reportages des résultats des World Press Photo dont la plupart des vainqueurs sont des reportages de guerres ou liés à des actes violents. On ne peut dans un pays libre s’opposer à la liberté d’informer surtout quand elle est faite avec l’aval des autorités. Quand on interdit en Afrique ou en Asie la publication d’une photo parce qu’elle montre des gens qui meurent ou qui souffrent on parle de totalitarisme ou de contrôle des médias. Quand en France on fustige une illustration d’actualités on parle de justice. Cherchez l’erreur.