Une semaine sans toi

Une semaine. Je pense à toi tous les jours. Toutes les heures. Je me demande comment tu vas. Si tu penses à moi. Rien qu’un peu. Si je te reverrai. Si tu me pardonnera. Comment on se reparlera. Si tu m’acceptera. J’imagine. Je pense. Je fantasme. Je rêve. Je réalise. Je déprime.

Tous les jours j’ai de nouvelles choses à te raconter, mais tous les jours je les garde pour moi. Si un jour je dois tout te raconter, ça prendra des heures. Mais je saura me contenter de quelques minutes. Le simple fait de savoir que je pourrai ne pas te perdre totalement me permettrai de reprendre une vie normale.

Savoir que tu penses à moi me manques. Savoir que tu sais que je pense à toi me manque. Ta présence à distance me manque. Je montre un long escalier étroit sans balustrade et j’ai peur chaque jour de tomber et de me faire mal. Tu étais celui qui me rassurais. Celui qui me rendait utile. Celui qui me faisait comprendre pourquoi j’existais.

Une semaine déjà que tu ne me rassures et que je suis perdu. Tu me manques.

Créer sans lui

Finalement sans lui, je me sens bien peu de choses. Mais que serais je avec lui ? C’est cette souffrance, cette absence et ce manque, qui chaque jour, me fait écrire, créer, jouer, penser ou réfléchir. Comment arriverais je à créer sans cette souffrance ? Est-ce que je trouverais une autre raison de souffrir si j’étais avec lui ? Cela impliquerait alors qu’il n’est finalement pas l’ultime solution comme je le pensais, et que je suis né pour souffrir. Ou alors être alors lui me rendrait heureux tout en perdant mon art et ma créativité. Mais c’est peut-être ça le vrai bonheur : s’exprimer directement et simplement à une personne que l’on aime, sans détour ni complexité. Dans ce cas, l’art ne serait qu’une masturbation émotionnelle sans limites. Les artistes sont ils tous malheureux ou construits sur des faiblesses .