Bérengère Krief au Grand Point Virgule

C’est la meuf du mec de Bref. Enfin dans Bref. C’est le plan cul du mec de Bref pour être exact. J’aime plutôt bien le personnage, j’avais bien aimé Kheiron, j’en avais entendu du bien, alors j’me suis dis: allons voir Bérengère Krief. Je me parle en effet au pluriel.

bereng[1]

Fraîche et moderne, girly et universelle, Bérengère Krief fait rimer cupcake et politiquement incorrect. Un one-woman-show où Jeanne d’Arc croise Batman et Freud côtoie Ribéry. Enfin c’est ce que raconte le résumé du spectacle. Il est vrai que son spectacle est girly. Très girly. Trop girly. Il s’enferme rapidement dans les clichés et les images faciles de vies de trentenaires parisiens à coup de kilos en trop, de Nutella, de robe de petits mensonges, de relations, d’amis… La succession est plus drôle sur la forme que donne Krief à ses personnages qu’à ses textes qu’on oublie rapidement.

Je n’ai pas tellement saisi si je suis totalement à côté de la cible et qu’il faut être une fille ou un petit couple parisien pour adhérer totalement où si le spectacle est un tantinet raté sans jamais être mauvais. Raté pas parce qu’il n’est pas drôle, parce que j’ai moi même ri, mais parce qu’il n’en reste pas grand chose à la sortie. Disons que je suis resté sur ma faim entre la formidable comédienne qu’est sans doute Bérengère Krief et son spectacle qui ne m’a pas touché.