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Paris, showroom Pleyel

Le jour ou j’ai découvert L, elle (désolé) était déjà disque d’or m’avait on dit. Comme ça. Alors que personne ne m’avait rien dit et que son album trainait depuis des mois dans ma pile de CD.
Alors j’ai pris le temps d’écouter cette petite Biolay féminine qui parle d’amour et de vie à longueur d’album et qui le fait bien. Avec humour, avec élégance, avec détachement, avec sentiment. Pour LeTransistor, elle interprète dans le showroom des pianos Pleyel ce qui semble être son single, Petite.

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Notre monde

J’aimerais qu’on passe encore une nuit dans notre monde
là, personne ne s’oppose à notre mi amitié mi amour
là, il n’ont pas besoin de comprendre
là, il n’est pas besoin de s’expliquer
là, c’est normal, c’est fait pour nous deux
D’ailleurs il n’y pas que nous ici. Toi, moi, seuls pour le temps qu’on décidé
Mais là, las, j’attends en vain un signe tout en m’éloignant
Aujourd’hui, j’ai peur d’être trop loin si tu me faisais un signe

Créer sans lui

Finalement sans lui, je me sens bien peu de choses. Mais que serais je avec lui ? C’est cette souffrance, cette absence et ce manque, qui chaque jour, me fait écrire, créer, jouer, penser ou réfléchir. Comment arriverais je à créer sans cette souffrance ? Est-ce que je trouverais une autre raison de souffrir si j’étais avec lui ? Cela impliquerait alors qu’il n’est finalement pas l’ultime solution comme je le pensais, et que je suis né pour souffrir. Ou alors être alors lui me rendrait heureux tout en perdant mon art et ma créativité. Mais c’est peut-être ça le vrai bonheur : s’exprimer directement et simplement à une personne que l’on aime, sans détour ni complexité. Dans ce cas, l’art ne serait qu’une masturbation émotionnelle sans limites. Les artistes sont ils tous malheureux ou construits sur des faiblesses .

Je l’aime

Six moi sans nouvelles.
Enfin pas directement.
Je l’aime. Enfin pas comme ça.
Je l’aime pour de vrai. Comme un frère.
Peut être que lui aussi.
C’est pour ça qu’il m’appelait ?
Mais maintenant ?
Il me manque. Terriblement.
C’est un trou d’amour que j’ai en moi.
Et eux. Qu’est ce qu’ils croient ?
Ce sont eux les pervers. Des voyeurs.
Je t’aime.
Et apparemment…
pas toi.