La discrimination n’est jamais positive

Un établissement anglais juif qui avait refusé un enfant parce que sa mère n’était pas juive vient d’être relaxé, le tribunal ayant précisé que ce n’était pas une discrimination. L’enfant, pourtant de confession et de famille juive devra donc trouver un autre établissement et ce après une année scolaire entière de procédure. La Haute Cour de Londres à même préciser que c’était une décision « totalement légitime » du fait que sa mère n’était pas née juive et que par conséquent, « M », ne l’était pas totalement. En effet, dans la tradition judaïque, est considéré juif celui qui est né de mère juive ou est converti en accord avec la loi juive. C’est son père qui avait entamé la procédure, s’estimant outré que son enfant n’était « pas assez juif » pour intégrer l’école. Les plus libéraux s’indigneront encore plus quand ils penseront qu’en 39, il aurait été bien assez juif pour aller dans les trains sans banquette avec les autres.
Ce jugement n’est qu’une brillante illustration de ce qu’on appelle la discrimination positive, œuvre de charité populaire montée par une élite gauchisante et bien pensante, s’imaginant que certaines castes et couleurs de la populations étaient bien trop stupides pour réussir seul. C’est ainsi qu’on aide des gens des « minorités visibles -comprenez des noirs et des maghrébins-, ou des personnes issues des ZOC (Zones Où ça Craint) en leur filant gratuitement des places en grandes écoles ou des aides pour financer leurs projets. Ca donne bonne conscience. Mais jusqu’où ? Non seulement cette politique tends à encourager une société plongée dans l’assistanat par mai 68, mais en plus elle est immorale et discriminatoire. Donner un emploi à un noir parce qu’il est noir signifie qu’on lui donne uniquement pour sa couleur de peau et qu’on refuserait une autre personne parce qu’elle est blanche. Ce n’est finalement qu’un mini faux contrepoids mis sur un côté de la balance sociale équilibrée par des politiques aussi proche de la réalité que quand Lilian Thuram parle des banlieues. Au lieu de trouver des moyens de réprimer les vraies discriminations, les politiques tentent simplement de faire oublier les enjeux principe à travers des mesures populistes à court terme. La morale n’est finalement réduite à la loi des sondages et de la démagogie. Peut être que c’est ça la politique. La vraie.