Sarkozy cherche sa place

Après la loi TEPA et les quelques mesures accompagnatrices pour relancer le pouvoir d’achat, Nicolas Sarkozy a fait de ce début de semaine un show-day pour présenter les nouvelles lignes de sa conduite présidentielle. Mis au plus bas dans les sondages par la démagogie de vendeur de papier gauchistes, des énarques socialistes et des syndicalo-communistes, c’est donc par la démagogie de Nicolas Sarkozy se devait de tenter une (ré)approche des problèmes des français. Ceux d’en bas comme aurait dit Jean-Pierre Raffarin.
Mais où est donc passé le Sarkozy des grands jours, roi de la communication tel un Maurice Lévy en campagne de Russie ? Est-ce que le ministre de l’intérieur de Villepin se serait pointer un lundi matin à Rungis avec son modèle chantant pour faire croire qu’il était comme tout le monde ? Est-ce que le maire de Neuilly aurait osé comparer son métier à ceux de la France « qui se lève tôt » ? Décidément, la mauvaise parole est une maladie que le Président de la République a bien du mal à guérir.
Pourtant, quelques heures après sur RTL, il annonce quelques bonnes le mesures comme celle sur la prime au gaz et s’explique clairement sur les enjeux internationaux des taxes sur les produits pétroliers. Mais là encore, sa mauvaise conscience prend le dessus, il marche sur la tête à Bussereau et parle des problèmes dans le RER A. Il retombe alors dans ce que lui reproche les apôtres de la sociale-médiocratie –actuellement indisponibles pour cause de guerre-, son hyper-présidentialité : il devient à la fois chef de l’Etat, chef du gouvernement et parfois même gouvernement.
Néanmoins, hyper-présence est également synonyme hyper-responsabilité. Nicolas Sarkozy le sait –comme tout le monde- il est regardé et épié en permanence. Le moindre écart –ou non- lui sera reproché et il devra l’assumer. Seul le plus souvent. La logique présidentielle est fondamentalement différente. Nouveaux supports obligent, l’information est rapide, rapidement déformée et multiple. Désormais le Président est jugé personnellement, et ce n’est plus seulement son action qui compte. Le preuve ans tous les sondages :
-Si les élections présidentielles avaient lieu aujourd’hui, Nicolas Sarkozy gagnerait encore (faute de mieux ?)
– La grande majorité des réformes sont approuvées par les français (y compris celles qui sont les plus contestées par les syndicats)
Pourquoi donc Nicolas Sarkozy a une cote de popularité aussi bas ? Parce qu’il est jugé personnellement et humainement, loin de toute considération politique. Désormais, un homme politique est avant tout un homme.