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Lettre à l’Amicale du Refuge

Chère Amicale du Refuge,

je ne te connaissais pas avant de tomber il y a peu sur tes tweets. Généralement je n’écris pas de lettre ouverte. Mes missives, je les préfère fermées et à destination des gens concernés. Mais comme beaucoup d’autres, j’ai été bloqué par tes soins sur Twitter pour avoir répondu d’une façon qui ne te plaisait pas. La dernière fois que j’ai fait une lettre ouverte comme celle ci, c’était pour Christine Boutin. Celle d’avant pour Frigide Barjot. A chaque fois c’était pour réagir à leurs propos contre les homosexuels.

Avant que tu ne bloques mon blog comme tu as bloqués plusieurs centaines de tweetos, sache que je suis à la fois homosexuel ET consultant en réseaux sociaux. Alors autant te dire qu’un Twitter sur les pédés, ça me connait un peu. Je dois bien avouer que quand on m’a montré ce que tu racontais sur ton compte et comment tu répondais aux internautes, j’étais un peu sceptique. Même si je n’aime pas tout ce que fait Le Refuge, le fond est bon et ils sont seuls sur leur créneau. Mais pour satisfaire ton égo (d’association ? de community manager ?) tu as cru bon de montrer que tu étais certifiée sur Facebook. Sauf que voila, dès lors qu’on représente une autorité associative qui tient de l’institution et qu’on parle en son nom sur les réseaux sociaux, il faut s’en tenir à quelques règles.

La première est de respecter ce pour quoi tu as été créée. Et ça, je l’invente pas, c’est toi qui l’a écrit au Journal Officiel.

Offrir un lieu d’échanges et d’entraide aux jeunes qui ont été accompagnés par les différentes délégations et antennes de l’association nationale le Refuge ; apporter également des conseils aux jeunes actuellement sur liste d’attente pour intégrer l’un des dispositifs d’hébergement et d’accompagnement psychologique et social gérés par l’association nationale le Refuge.

Ainsi donc, en aucun cas l’objet de ton association n’est de traquer les comportements homophobes sur les réseaux sociaux (ce que font très bien les Biches du Net de SOS Homophobie). Que tu puisses aider un pédé « en perdition » comme tu dis, parce qu’il ne sait plus quoi faire, et que tu le rediriges vers d’autres associations me semble légitime. Mais te voir donner des leçons sociales et religieuses me laisse un gout amer. On ne peut pas dire défendre des gens tout en caricaturant tous les autres. 35% des français sont athées. 65% ont donc une religion, et certains sont homosexuels. Comment, toi association tolérante, peux tu insulter d’homophobes des croyances parce qu’elles ne sont pas les tiennes ? Comment, toi association tolérante, peux tu demander le respect là où tu le refuses ? Parce que la seconde règle, c’est qu’on ne peut pas demander le respect quand on marche dessus sans vergogne.
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Mais ton indécence ne s’arrête malheureusement pas à un tweet déplacé. Depuis plusieurs mois, tu te bats et débats avec des centaines de personnes par écran interposé, d’abord en voyant des propos homophobes là où deux personnes discutent ensemble sans que le fond ne soit insultant, puis en te mettant à dos des centaines de tweetos.
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Devant la tempête de merde que tu as déclenché, tu aurais pu faire profil bas, mais au lieu de ça, tu parades, tu provoques, tu menaces pour finalement te planquer derrière un community manager qui se personnifie soudainement sans, à aucun moment, remettre en cause tes propos ou ton attitude. Ah si, peut être parfois, lorsque tu as effacé les tweets qui dénigraient le plus les gens avec qui tu parlais. J’espère que tu aura saisi la troisième règle : le professionnalisme.
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On ne peut pas espérer être entendu et compris des autres en n’étant pas droit ni sérieux. Bien sur que les réseaux sociaux c’est aussi fait pour se marrer et que même les marques/institutions ont le droit d’être fun et de clasher un peu (je l’ai assez fait), mais il faut distinguer le travail (c’est bien un métier) de community manager et celui de gestion d’un compte personnel où l’on peut, lors qu’on a moins de 16 ans, faire des remarques mesquines imprégnées de fierté et de ressentiments.

Les kikoolol et les nolife ont aussi des sentiments, quand bien même tu ne leur autorises pas de sexualité dans tes préjugés. Et figure toi qu’ils peuvent être homosentimentaux. Et ce n’est clairement pas en se mettant la communauté du jeu video et de la high tech à dos que tu vas faire avancer ta cause. Tu sais, Twitter c’est tout plein de pédés. Pas parce que je vois des pédés partout. Mais parce que pour beaucoup de gens qui n’arrivent pas à vivre leur sexualité, les communautés virtuelles (même si elles sont bien faites de gens réels) sont un bon moyen de parler d’eux sans avoir l’impression de se dévoiler. De parler de ce qu’ils ont de plus cher, de plus précieux, de plus profond, sans avoir à dévoiler leur apparence. Hier encore, un garçon me parlait de son homosexualité alors qu’il est sans doute un des plus timides que j’ai rencontré de ma vie et qu’il est pétrifié quand on lui demande son prénom en face. Je ne compte plus le nombre de mecs qui m’ont raconté leurs vies, ni ceux que je vois partager leurs sentiments sur cette homosexualité qu’ils vivent le plus souvent pour la première fois à travers un DM ou en Skype après une rencontre sur Minecraft ou une game de CS:GO. Et c’est sans doute là, la règle la plus importance, celle que tu as paumé en cours de route : comprendre à qui l’on parle.

Tu vois, le milieu socio-associatif c’est comme le social media, c’est pas fait pour tout le monde. Il faut accepter de travailler pour l’autre (ceux qu’on aide, ceux qu’on représente), se mettre en retrait, accepter ses erreurs, apprendre, comprendre dans quoi l’on vit et ceux avec qui on travaille. C’est très similaire. Et tu vois, je crois bien que dans les deux cas, t’es pas vraiment fait pour ça.

Comme dirait l’autre Conte, je ne t’embrasse pas, j’ai déjà un mec.

Benjamin

Mitterand et Delanoë : #BringBackOurGays

Depuis quelques jours fleurissent dans Paris (et sans doute ailleurs) des affiches pour la promotion de la Tunisie, sans doute suite aux attentats du mois dernier. A la façon de « Je Suis Charlie » ou « Bring Back Our Girls », plusieurs personnalités dont Charles Aznavour, Juliette Gréco, Hugues Aufray ou encore Michel Boujenah sont prises en photos un peu à l’arrache avec une affiche « #TUNISIE, J’y vais ».

Soit.

Sauf que parmi les personnalités qui s’affichent pour la Tunisie se trouvent Bertrand Delanoë, ex-maire de Paris et Frédéric Mitterand, ex-ministre de la culture (entre autres). Deux personnalités qui ont pour particularité de parler de leur homosexualité depuis plusieurs années. Un discours public qu’ils n’auraient jamais vu tenir dans le pays qu’ils se mettent soudainement à soutenir parce que bon, ça fait bien d’être sympa avec les trucs de la télé qui rendent tristes.

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La Tunisie est certes le pays d’Afrique du Nord où la répression homosexuelle est la moins violente. Mais l’article 230 du Code Pénal tunisien prévoit 3 ans de prison pour sodomie entre adultes consentants depuis 1964. En 1993, la Cour d’Appel de Tunis a rejetté le truc à un transexuel de changer de sexe. Depuis 2002, les différentes dirigeants ont ouvertement condamnés le mariage homosexuel. Même après l’air Ben Ali, le ministre Samir Dilou déclare son opposition à la publication et considère l’homosexualité comme un trouble médical qu’il faut soigner. Aucun intellectuel français n’a trouvé bon de faire la moindre pancarte pour s’en offusquer.

S’ils avaient été tunisiens, messieurs Delanoë et Mitterand n’auraient jamais pu exercer la moindre fonction politique ou électorale. Ils auraient été comme des millions de tunisiens opprimés et victimes d’homophobie quotidienne, obligés de cacher leur sexualité et leurs sentiments. S’ils ne l’avaient pas fait ? Peut être auraient ils fini comme ce suédois résidant en France, condamné en février dernier à deux ans de prison ferme pour acte homosexuel.

Frédéric, Bertrand : à quand une photo #BringBackOurGay ?

Sois fier, et défile

« Les folles et les mecs efféminés : EXIT ». J’ai découvert cette formule récemment sur des sites de rencontres. Gay. La formule m’a fait sourire. Sa récurrence un peu moins. Et puis je l’ai vu surgir plusieurs fois dans des débats sur divers réseaux sociaux. Les homosexuels efféminés, ceux qui s’expriment physiquement un peu trop, les « folles », donneraient une mauvaise image des gays. Intrigué, j’ai décidé de creuser un peu. De chercher. Et j’ai découvert qu’une partie de la population, peu importe son orientation, pensait qu’il y avait de bons gays et de mauvais gays.

Le bon gay est fidèle, ne couche que lorsqu’il est en relation, ne parle pas trop de sexe, n’a pas trop de conquêtes, doit se poser avec quelqu’un, peut dire qu’il est homosexuel mais sans trop en faire. En somme il doit passer inaperçu. Être un cliché hétérosexuel qui aime la bite.

Le mauvais gay se prostitue. Ou il baise à droite à gauche. Il peut aussi se travestir. S’habiller de manière trop sexy. Avoir des manières. Il n’est pas ce qu’on voudrait de l’homosexuel dans notre société. Il est différent. Mais différent qui se voit.

Ce qui m’a finalement le plus choqué c’est d’entendre ces propos (que je n’ai pas caricaturé) de la bouche d’homosexuels. Ainsi donc, même pour les pédés, qui viennent pourtant de subir l’année la plus dure en terme de discours médiatiques, de discriminations et de violences (voir le rapport de SOS Homophobie), il y a des gays plus respectables que d’autres en fonction de leurs apparences et de qui ils sont. Et pourtant, pour l’homophobe de base il n’y a pas de différence. Dans la loi il n’y a pas de différence. Dans la vie quotidienne non plus. C’est bel et bien un jugement de valeurs rattachées à une certaine norme admise. Et il n’est pas acceptable. Ni envers les personnes visées, ni envers la marche de fiertés qui les exhibe.

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La Gaypride n’est pas et ne sera jamais une honte pour l’image des homosexuels. « Danser sur des chariots c’est ça votre fierté ? » questionnait Orelsan. La réponse est oui. Derrière les danses sexy, les strings, les fesses apparentes et les comportements apparaissant comme provocateurs se cachent les émeutes de Stonewall.

Renier la Gaypride et ses participants c’est oublier ce 28 juin 1969 et ce raid policier anti homosexuels.
Renier la Gaypride et ses participants c’est oublier Sylvia Rivera, une transgenre, qui affronta la persécution policière du Stonewall Inn.
Renier la Gaypride et ses participants c’est oublier les 2000 personnes qui manifestèrent contre 400 policiers.
Renier la Gaypride et ses participants c’est oublier que c’est des putes, des travelos, des pédales, des efféminés, des lesbos qui se sont mobilisés pour leurs droits peu importe leurs pratiques, leur sexe ou leurs activités.
Renier la Gaypride et ses participants c’est oublier que c’est parce qu’ils étaient trop efféminés que les homosexuels étaient pris pour cibles des policiers.
Renier la Gaypride et ses participants c’est oublier que c’est au péril de leurs vies que les manifestants du Stonewall ont combattu la Tactical Patrol Force, entraînée pour le Viet Nam, pendant cinq jours.

Défilé en s’amusant au rythme de musiques aussi clichés soient elles c’est rappeler le souvenir de Stonewell, celui d’une communauté homosexuelle unie pour ses droits élémentaires. 45 ans après la liberté des homosexuels est acquise et l’égalité est en cours. Ne laissons pas 45 ans à la fraternité. Et avant de l’imposer aux autres, imposons nous là à nous même. Et j’en suis sur, dans 45 ans, nous n’aurons plus à défiler pour revendiquer une différence…

FERME TA GUEULE FRIGIDE !

Chère Virginie (permet moi de te re-rappeler Virginie en fait, à l’époque je t’appelais comme ça),

pas plus tard que ce matin j’ai découvert un peu à la bourre ton interview dans Metro. Tu vois pendant des mois et des mois, j’ai jamais rien écrit de virulent sur ta gueule, et je t’ai jamais parlé en direct (mis à part un SMS auquel tu n’as pas daigné répondre) alors que t’as vomi des horreurs jusqu’à ce qu’il ne te reste plus assez de bile pour digérer la récupération politique des crétins à qui tu as fait battre le pavé. Pas une fois j’ai balancé ce que j’ai su et vu de toi. Et tu noteras que rares sont les gens qui te connaissaient qui ont balancé ce qu’on pourrait appeler des dossiers pour toi. Et pourtant y’en a des anecdotes et des photos. Mais bon bref passons, la Manix pour Tous c’est fini. Alors j’espérais que tu retombes dans ce quelconque anonymat que, finalement, tu mérites, après pourtant quelques années follement drôles à Jalon. Mais non, voila pas que je te revois (encore) dans Métro. J’ai eu envie de t’écrire. Et je me suis dis que tu répondrais (encore) pas. Alors je me suis dis que j’allais en faire profiter tout le monde.

FERME TA GUEULE FRIGIDEJe me rappelle bien de cet hiver 2012 où le froid a gelé tes neurones. Franchement Virginie, en y repensant j’ai du mal à comprendre ce qui s’est passé dans ta tête. Je peux admettre que t’as voulu défendre des idées et que le truc t’as dépassé, parce que comme disait Desproges, le nombre idéal pour une manif, ça reste 2. Au delà on est une bande de cons. Je ne vais pas m’étaler à propos de ce mouvement. Sur ce que j’ai éprouvé. Et sur ce que tu as dit. Ni de la récupération politicienne derrière tout ça. Non. Tu sais moi je juge les gens sur ce qu’ils sont et ce qu’ils me font ressentir. Pas seulement sur leurs idées ou leurs partis politiques. Et je ne vais pas refaire une analyse de tout ce que tu as dit et fait, d’autres l’ont fait avant moi.

Ce que tu n’oses pas dire Virginie, ce que personne de ton (ex) entourage ne balance par respect pour ce que tu as été, c’est que tu n’es pas vraiment l’allégorie de ce que tu défends. Pendant des années t’as fait chier le Tout-Paris par e-mail et dans toutes les soirées mondaines pour Benoit XVI. T’as réussi ton coup le jour où t’es arrivée en dernière de couv’ de Libé. Toi la meuf anti-IVG, ex pote du RPR, qui avait déjà à l’époque un pédé comme assistant. Je me rappelle de toi en reine du Marais, quand tu lançais ton bouquin devant tous les gays de droite du coin. C’était drôle parce que tu savais y faire, toi qui manifestait au son de « Verglas assassin, Mitterand complice ». Et pertinent parce que t’avais des trucs à raconter. Archétype de la meuf à pédé, tu étais de toutes les soirées. Tu t’en es tapé des excès (pour utiliser un mot générique) aux frais de la pédalerie parisienne. C’est pour ça qu’on s’est croisés et qu’on a sympathisé d’ailleurs. Comme avec beaucoup d’autres. Moi je t’aimais bien parce que t’avais à la fois cette verve des gens qui ne laissent pas indifférents à la Zemmour et ce dadaïsme absurde dont on ne savait plus trop quoi en penser. Une vraie forme d’humour. Et donc d’intelligence.

J’avais vaguement entendu parler de tes histoires de logement dans la presse. J’ai eu du mal à m’en émouvoir quand on sait que t’as un double logement social grassement filé grâce à tes accointances avec les Tibéri et tes ex potes du RPR, où t’as bossé à une époque où en terme de logement on était assez souple. Passons. Passons aussi le fait que depuis 1990 tu vis séparé d’avec Bruno tout en étant ensemble, allant jusqu’à habiter dans le même arrondissement, puis à prendre un studio dans la même rue avant de déménager au 3e dans l’immeuble où il était au 5e. Parce que ça, t’as oublié de le préciser quand même. Toi la chantre de la famille catholique composée d’enfants autour d’un papa, d’une maman et d’un feu de bois, t’as oublié de te dire que le papa et la maman de tes enfants ne vivaient pas ensemble. Ne baisaient pas/peu ensemble. Qu’ils avaient fait des enfants sans avoir de foyer. Et que, pendant que tu fais défiler des extrémistes dans les rue de France, dans « ton » appartement c’est les mecs de ton mari qui défilent. Contrairement à toi, je ne me permettrais pas de dire que ça influent négativement sur Bastien et Constance. J’imagine que ça ne peut pas plus leur nuire que l’image publique que tu dégages.

Ca relève de ta vie privée (que t’as choisi volontairement d’exposer) et de tes choix personnels d’éducation. Contrairement à toi je considère que chacun est libre de faire ce qu’il veut. J’appelle ça la liberté. Moi, j’ai rien dit quand tu as défendu Benoit XVI et l’excommunié Williamson qui niait l’existence des chambres à gaz. Ni sur ton mariage avec Bruno devant l’intégriste Georges de Nantes et sa secte (parceque c’est une secte). Je crois même que j’ai fait en sorte d’oublier les penchants de Bruno pour l’extrême droite. Pas seulement pendant son taf avec Pasqua, pendant son passage au GUD quand il était à Assas, ou encore ses réunions au Club de l’Horloge (géré par les boss de Radio Courtoisie me semble t’il). Et je préfère oublier votre amitié avec Alain Robert. J’imagine que la venue de Nicolas Dupont-Aignan (qui n’est quand même pas le plus modéré à droite…) au dernier de tes anniversaires où j’étais convié n’est pas anodin… D’ailleurs à cette fameuse soirée arrosée (et pas que) dans un endroit connu pour être un repère gay pas très soft les samedis soirs, je me souviens d’avoir vu tes enfants. Jusque tard.

Et puis ce matin, je suis tombé sur cette fameuse interview dans Métro. Et je me suis dis que tu n’avais pas l’intelligence dont je te pensais dotée. Et que finalement, manipuler Xavier Bongibault et les autres gays (comme le chanteur raté Miister Evol) à qui tu as promis la célébrité s’ils t’accompagnaient dans ta croisade qui mène à la banalisation de l’homophobie, ne devait pas être si compliqué. Outre le fait que tu parles de toi à la troisième personne (« De la générosité de ceux qui veulent que Frigide Barjot continue d’exister ») et que tu t’ériges en personnalité préférée des français (« porte-parole des Français »), tu viens faire gentiment la manche pour ta gueule. Toi qui a fait la quête médiatique pendant un an. Tu te victimises en mettant en avant tes enfants à qui tu n’arrives plus à payer l’école publique. Mais tu oses dire que tu possèdes encore un appartement dans le 10e arrondissement en même temps que vos deux logements sociaux. Et que, je cite, entre guillemets, avec des pincettes, l’argent que tu demandes te servira à « pouvoir aller éventuellement de temps en temps en vacances ». Je veux bien fermer les guillemets mais pas ma gueule comme disait un sus cité. Te rends tu compte à quel point en quatre questions à un journaliste tu es à dix milles kilomètres des préoccupations des vrais gens et totalement déconnectée de la réalité ? En temps de crise où les français disent à 84% qu’ils sont contre les hausses d’impôts en cours (sic), toi tu te sers de ton statut d’ex-icône des trottoirs pour te faire payer des vacances.

C’est ça TA France ? Manifester contre des droits pendant qu’on profite de biens publics, et se faire payer des vacances par les crétins qu’on a mis dans la rue ? C’est ton passé au RPR qui resurgit ? Mais ne te gêne pas Virginie, tape directement dans la caisse, prends dans les 11 millions du Sarkothon. Après tout, faisons tout simplement un impôt pour les crétins et distribuons le aux gens comme toi, les profiteurs cachés.
Tu me répugnes Virginie. Vraiment. Tout ce que tu fais, dis et dégage est mauvais. Tu es devenue une personne mauvaise et malsaine, aux fréquentions des plus détestables (Richard de Sèze de la secte nantaise intégriste catholique, Tugdual Derville le bras droit de Christine Boutin, Albéric Dumont le taré proche du GUD, Laurence Tcheng la mythomane qui se prétend adhérente au PS, Ludovine de la Rochère la frapadingue du Printemps Français aux actions violentes etc.), non seulement en prônant des messages haineux, mais en abusant du système comme à la grande époque de la politique verreuse. Tu es tout ce qu’on doit faire disparaître de notre société de l’assistanat des élites. Pas celle qui gruge le fisc pour gagner un peu plus ou chourer du pognon aux allocs. Non. Des gens qui ont du pognon et du pouvoir mais qui font tout pour en abuser.

J’aurai au moins appris un truc avec toi. Les gens ne changent pas. Peu importe l’image fun et cool qu’ils se donnent, quand ils sont mauvais, ils le restent. Je ne sais pas si c’est ton papa le pote de Le Pen ou ta maman la catho intégriste qui t’ont donné ce genre de valeurs, mais tes multiples fréquentations étranges cachées montrent que finalement, t’as toujours du avoir des idées comme ça. Et que, tel un mec qui gagne la Nouvelle Star, t’as juste trouvé le medium pour les diffuser. Et « on » t’a adoubé.

J’espère sincèrement ne plus avoir à te croiser Virginie. Et j’espère que Constance et Bastien ne subiront pas les conséquences de tes choix de vie qui, quoi que tu en dises, sont déplorables pour leur éducation. J’espère aussi qu’une fois ta crise de logement passée, tu fermeras un peu ta gueule et qu’on arrêtera de te donner la parole à tort et de travers. Comme dirait Christophe Conte, je ne t’embrasse pas. J’ai déjà trop honte de l’avoir fait.

Benjamin

Initialement publié sur Megaconnard

Egalité pour tous

C’était un dîner mondain comme j’aime les éviter. Avec des gens comme j’aime les éviter, oscillant entre gauche caviar et droite assumée en fonction des sujets et de leurs consensualités. Y assistaient une célèbre porte parole d’un désormais célèbre mouvement, son mari, un député ni de gauche ni de droite, un animateur du petit écran, un lobbyiste, un assistant parlementaire et deux autres personnes que je ne connaissais pas.
On y parlait de sujets sans grand intérêt qui me passionnaient comme le PIB de la Corée du Nord passionne Liliane Bettencourt après ses speculoos du quatre heures. On y débattait de taxes, de TVA et de divers trucs qui semblaient intéresser les convives, quand soudain (et j’utilise le mot soudain pour démontrer la soudaine soudaineté de la situation) une personne que je ne nommerai pas pour éviter qu’elle se reconnaisse encore plus me dit : « Bah tiens Benjamin, toi qui est… enfin tu vois quoi, qu’est ce que tu penses du mariage pour les… enfin tu vois ? ».
Les yeux attablés se tournent vers moi, celui qui est… vous voyez. L’excentrique hôtesse vomit en guise de préambule à ma réponse : « Mais Benjamin ça compte pas puisqu’il est directement concerné ».
Voila que parce que j’étais présumé homosexuel dans cette réunion étrange, mon avis sur le sujet valait moins qu’un autre, alors qu’elle, présumée conne, débitait des conneries que tout le monde aurait du avaler.
C’était un moment gênant.

C’est en me remémorant ce dîner, que je ne peux plus oublier à cause de l’ultra présence médiatique actuelle de son organisatrice, que je me suis rappelé à quel point j’avais été mis mal à l’aise sans, je crois, ne l’avoir jamais montré. Personne autour de cette tablée n’avait pu imaginer un instant que cette discrimination ordinaire avait pu me choquer ou me déranger.

C’est aussi l’affreux constat que je me suis fait en discutant avec quelques ami(e)s qui eux sont loin d’être ouvertement homosexuels. A force de débats et de manifestations, le mariage pour tous est devenu une affaire uniquement politique mêlant règlements de comptes et guerres de personnes le tout à base de propos qui, extraits d’un contexte souvent difficile à cerner, sont durs. Parfois violents.

A force de parler de loi, d’adoption, de PMA, d’amendements et autres termes barbares, les débats, on oublie que cachés derrière les gros mots, il a des gens. Des personnes. Des vrais. Qui existent. Et ces gens là souffrent. Beaucoup. J’en ai entendu un pleurer au téléphone en regardant des gens défiler devant sa télévision. J’en ai vu déprimer, être touchés, blessés de voir l’homophobie et plus généralement la discrimination devenue une valeur tolérée dans les médias à large audience.

Derrière ces longs débats qui, finalement, passionnent de moins en moins de gens, se cachent au fond des chambres françaises des homosexuels jeunes ou moins jeunes qui parfois ont du mal à s’accepter comme ils sont et qui ressentent chaque manifestation comme une énorme tempête à l’intérieur d’eux. Malgré tous les arguments de ci et de là, il ressort de ces manifestations, que l’homosexualité est clairement traitée comme étant inférieure à l’hétérosexualité et qu’en 2013 il faut encore se faire entendre pour avoir des droits. Et qu’en 2013 il y a encore des gens pour se faire entendre pour que certaines n’aient pas de droits.

Je ne me battrai jamais pour le droit des homosexuels. Ni pour une cause plus qu’une autre. Je suis convaincu que la liberté est la valeur la plus importante de notre société. Et je me battrai pour. La liberté de penser, d’entreprendre, de faire, de croire, d’aimer, de donner, de refuser, de circuler… Mais je crois aussi à l’égalité. Et je me battrai pour. Pas celles des êtres entre eux parce que la nature le leur a refuser. Celle devant la loi, parce que c’est elle qui soude notre société. Chaque discrimination, chaque inégalité, est un coup à notre pays qui a pourtant su imposer ces valeurs à travers le monde, connu pour être celui des Droits de l’Homme.

L’année 2013 sera sans doute marquée par nombre de manifestations, de dérapages et de propos dont on se passerait bien. J’espère que le pays en sortira grandit. Mais ce que j’espère avant tout c’est que la débat soit aussi humanisé qu’il est actuellement passionné.

Open Lang

Jack Lang n'écarte rien

On pourrait facilement dire que France 2 tire vers le phallacien pour l’audience. Et pourtant, il n’en n’est rien. Jacky Lang parle simplement de sa candidature au PS. Enfin… surement.
Extraits.

« Je me régale et ça va continuer »
« Je ne suis contre personne »
« Je suis totalement disponible, je m’engagerai pleinement »
« Disponible ça ne veut pas dire qu’on cherche à occuper telle ou telle fonction »

Comprennez ce que vous voulez…