Citoyens démission !

J’ai été élevé dans une certaine tradition républicaine. Tout a commencé un 14 juillet. Pendant que mon père défilait pour commémorer la Fête Nationale, ma mère perdait les eaux et gagnait un enfant. Fils, petit fils, arrière petit fils (etc.) de musiciens, j’ai passé les dix huit premières années de ma vie à défiler à toutes les cérémonies. Quand j’apprenais à l’école notre Histoire, j’avais déjà en moi, les dates, des batailles et surtout la notion de souvenir.

Des années, après, je me rappelle encore du nom des morts de 14-18 inscrits sur le monument de mon village.
Basque Samuel, mort au champ d’honneur
Berthe Emile, mort au champ d’honneur
Duval Armand, mort au champ d’honneur…
Une cinquantaine de noms qui ne m’ont jamais paru abstraits. Peut être parce que mes grands parents m’ont parfois raconté ou montré la guerre. Peut être parce qu’on m’a appris le souvenir.

En quittant mon village pour mes études, j’ai arrêté de revenir pour les cérémonies. Puis mon grand père a du arrêter les défilés aussi. Mais même en profitant de ces jours comme du repos supplémentaire, même en me levant à midi, même sans regarder la cérémonie à la télévision, je pense à ces dizaines de millions de morts pour leurs idées ou leur liberté. Notre liberté.
Je n’y pense pas tous les jours, je suis sans doute plus croyant que pratiquant. Je n’aime pas la repentance, mais à chaque 11 novembre, à chaque 8 mai je repense à eux.

Aujourd’hui, j’ai été choqué de voir des citoyens français, dont la liberté était entre les mains de ceux qu’on honore chaque année, perturber une cérémonie d’hommage pour des raisons politique en demandant la démission du Président de la République. Le respect de nos morts et de nos ancêtres n’est pas politique. Il n’est pas sujet à instrumentalisation. Il n’est pas sujet à un clivage gauche droite. Il est une raison d’union nationale et de pause des débats. Il ne doit pas et ne devra jamais être l’objet de récupération par des mouvements ou pour des causes quelles qu’elles soient.

La perturbation des cérémonies du 11 novembre par des militants anti éco-taxe ou anti mariage gay prouve une fois de plus que les causes sont bien souvent desservies en premier lieu par ceux qui les soutiennent. La prise en otage des usagers à travers des grèves ou autre opération escargots (au lieu de favoriser une gratuité) en est déjà un bel exemple : on ne peut pas quémander une opinion publique favorable tout en faisant des français les victimes de ces revendications. Les perturbations d’aujourd’hui sont du même acabit. Une revendication doit être républicaine, et donc respecter la souveraineté nationale. Et on ne peut pas se dire républicain en salissant la mémoire de notre Histoire, la mémoire de ceux qui morts collectivement pour notre pays, et pas pour des idées personnelles et locales.

J’aimerais qu’un jour, les débats nationaux prennent de la hauteur et relativisent leurs enjeux. Et j’espère qu’un jour, on pourra débattre publiquement et nationalement de problèmes dans un respect de notre démocratie et des valeurs républicaines.

Hommage à Didier Sinclair

L’un des papes de la house française s’est éteint jeudi soir à l’âge de 43 ans. Pionner de la FM, Didier Sinclair a débuté sur les ondes par NRJ en 1982 avant de rejoindre Fun Radio. Il se fait connaître dans le milieu électro en 1999 grâce à Groove2me puis rencontre le succès international l’année suivante grâce à Lovely Night.
Après avoir été directeur artistique du label Dance chez Barclay, le DJ avait pris la direction artistique de Radio FG. Il avait sorti en avril dernier un nouvel album intitulé Do You Speak? avant d’annoncer récemment mettre sa carrière entre parenthèses pour des raisons de santé.

Un jour, un enterrement

Alexandre Soljenitsyne est mort. Le monde intellectuel est sous le choc. Les arrivistes assaillissent Wikipédia pour se vanter d’avoir lu ses derniers livres. Les autres… s’en foutent comme Napoléon de sa première vérole.
« Vous voyez là le résultat de l’anéantissement de notre intelligentsia » hurlait hier un des rares retraités qui avait fait le déplacement aux funérailles… Exactement. Ce triste moment qui ne restera pas à jamais dans l’histoire me rappelle sans équivoque celui de la mort du mec de la négritude, celui qui a inventé les noirs (sic) : Aimé Césaire. Des milliers de personnes émues à ses obsèques, massés tels des bœufs devant l’abattoir, afin de regarder le dernier hommage qu’une dite nation va faire à un de ses plus prestigieux auteurs. Combien de gens parmi les gens connaissaient Aimé Césaire avant sa mort ? Pis, combien avaient déjà lu ses œuvres ? Adepte des échanges philosophiques de taverne, j’avais noté à l’époque que la mort du poète de la négritude avait encore moins d’importance que l’indépendance du Kosovo.
Alexandre Soljenitsyne est russe, donc à peu près étranger. C’est une raison supplémentaire pour ne pas être connu dans nos lointaines contrées. Qu’importe, il est porté aux nues par une population viscérale qui ne cesse ne rabâcher qu’il est un fervent défenseur des libertés russes -et donc mondiale- et que c’est une référence, et blablabla. Les livres les plus beaux ne sont ils pas ceux qu’on n’a pas lus ? Les auteurs les plus respectés et les plus adulés ne sont ils pas ceux qu’on ne lit pas ? Qu’est ce qu’un grand classique, si ce n’est un livre posé dans une bibliothèque tel une boule à neige dans une armoire à souvenirs. On aime ce qu’on ne connaît pas autant qu’on peut le détester. C’est beaucoup plus simple que de se faire son opinion. Parce que si la masse populaire fan de Soljenitsyne tels des groupies de Tokyo Hotel songeait à ouvrir les yeux sur les ouvrages de l’apôtre des libertés russes, les bien pensantes têtes de gauches découvriraient que l’auteur anti rouge était surtout un antisémite convaincu qui n’a pas hésiter à s’allier à l’extrême droite pendant la Révolution russe. Profondément royaliste, communément orthodoxe, ce tocquevilliste n’a eu de cesse de ‘apporter son soutien au dictateur démocrate Poutine pendant tout son mandat. C’est sans doute ce qui lui vaut aujourd’hui des funérailles presque aussi nationales que ridicules.

Hommage à Benjamin Lemaire…

En ce 1er février j’aimerai rendre un hommage à une personne que j’ai connue un peu par hasard, une personne qui en certains points me ressemblait, une personne qui m’avait gentillement contactée à travers ce site il y a quelques temps… Cette personne c’est tout simplement « Benjamin Lemaire 2 » comme il se surnommait.
Benjamin m’avait contacté en novembre dernier pour travailler sur Vincent en tant que musicien. Après des échanges d’e-mail nous avions trouvez assez drôle notre possible collaboration ! Mais j’ai appris aujourd’hui sa tragique disparition à seulement 23 ans en Belgique dans des conditions presque inconnues. C’est pourquoi j’aimerais présenter à toute sa famille toutes les plus sincères condoléances.
Lien : http://www.lavoixdunord.fr/vdn/journal/2006/01/31/REGION/ART1.phtml

Mattie Stepanek, 1991-2004

Mattie StepanekC’est dans la nuit du 22 au 23 juin que Mattie J.T. Stepanek nous a quitté. Mattie est décédé au Children’s National Medical Center à Washington à l’âge de 13 ans. Mattie était atteint d’une maladie des muscles rare et incurable. Sa mère, Jeni 44 ans est aussi atteinte de la forme adulte de cette maladie, et les 3 frères et soeurs de Mattie sont déjà décédés, il y a de ça plusieurs années.
Avant tout, Mattie était l’allégorie du courage, de la passion et du combat contre la maladie. A 6 ans, il a puiblié son 1er livre, Poems Through Heartsongs. Mattie avait écrit 4 livres, dont le premier consacré à Jamie, son frère. Ses oeuvres l’ont conduit devant l’Oprah, le plus grand show TV américain, le président Jimmy Carter, et aussi devant Billy Gilman avec qui il a écrit un album : Music Through Heartsongs.
Every journey begins
With but a small step.
And every day is a chance
For a new, small step
In the right direction.
Just follow your Heartsong.