Portraits of Jerome LAVRILLEUX

Jérôme Lavrilleux, l’enculeur enculé

Je suis tombé cette nuit via l’excellente Klaire fait grr sur une interview de Jérôme Lavrilleux le patron de Bygmalion, au centre de l’affaire du même nom. Pour résumé l’affaire en une demie phrase : Bygmalion a magouillé les facturations de l’UMP, notamment pendant la campagne de Sarkozy, de manière à faire payer au parti des factures de campagne et ainsi ne pas dépenser le maximum légal autorisé pour la campagne. En question sous-jacente : est-ce que Sarkozy était au courant de ces magouilles ou son équipe a tout géré pour lui ?

Dans cette interview « exclusive », Lavrilleux se livre sur un ton pathétique aux relents misérabilistes. Il parle de son linge sale comme s’il s’agissait du métaphore d’introduction, cache derrière ses lunettes, sa barbe de trois jours et son costume décontracté. Las, il raconte péniblement comment il a été éjecté de l’UMP « comme un malpropre » et qu’on fait « courir des rumeurs » sur lui. Comme si l’affaire médiatique ne se suffisait à elle même. Il insiste lourdement sur la responsabilité de Sarkozy en prononçant sa culpabilité à chaque question, suintant de mépris et rancœur. Après avoir dit qu’on l’a laissé « à poil » (mais quand même député européen) il prend le lecteur à partir par les sentiments en expliquant qu’il se sent menacé.

Je n’ai pas envie d’apprendre à nager dans 20 centimètres d’eau comme Robert Boulin. J’ai dit à mes proches que si un jour j’avais un accident de voiture, il faudrait faire une expertise.

Sa campagne de victimisation qu’il vomit depuis des mois est à son image : égocentrique. Lavrilleux c’est l’histoire d’un mec qui aurait voulu être une star de la politique mais qui est resté dans l’ombre de Buisson qui ne voulait pas de lui en lumière. C’est l’histoire d’un mec qui a chié des mois sur Fillon pour défendre Copé avant de retourner sa veste. C’est l’histoire symbolique mais non anecdotique d’un opportuniste qui achète lechangementcestmaintenant.com. C’est l’histoire d’un mec qui s’est trouvé la lumière qu’il cherchait en passant à la télé en tant que consultant, au nom de Bygmalion. C’est l’histoire classique de ces ratés qui vivent à travers les autres autant qu’ils peuvent avoir de vomir sur le système qui les a fait bouffer.

En fait, Jérôme Lavrilleux c’est juste l’histoire de l’enculeur enculé qui décide de faire un livre sur la sodomie en disant qu’il a l’expérience de s’être bien fait enculer. Mais en oubliant de préciser que s’il connait si bien la sodomie c’est qu’il beaucoup pratiqué sur les autres.

A l’anglaise

Après avoir fait du judo avec Nicolas Sarkozy, le premier ministre russe Vladimir Poutine a joué au billard avec son homologue français, François Fillon. Notre premier sinistre adoré a gagné, portant haut les couleurs tricolores. Dommage, les JO sont finis, il n’aura pas le droit aux bisous de Roselyne Bachelot.

Chienne de vie

Grand scoop du jour, la chienne de Drucker est morte. Non pas Dany Saval, Olga, le clébard qui squattait toujours le canapé rouge de l’animateur de droite le plus éclectique de la bande hertzienne. Après le récent décès de Place Vendôme, le quatre-pattier de de Magloire, la monde canin mondain est en émoi. Au gouvernement, c’est Xavier Bertrand qui est content, il attend avec impatience la mort de Fillon, le caniche du président.

Je vous préviens…

Ce matin lors de leur déplacement dans un lycéen parisien, Rachida Dati, Xavier Darcos et François Fillon ont été chahutés par plusieurs lycéens et parents d’élèves, dénonçant la « provocation » de la visite. « Venant de personnes qui ont organisé pendant trois mois la confusion dans les établissements c’est presque comique » a répondu Xavier Darcos.
Le dispositif de sécurité n’était d’ailleurs pas aussi énorme que rapporte les lycéens sur place au vue des trois ministres présents et de la lettre presque menaçant envoyée la semaine dernière aux non-invités.

Lettre ouverte de la communauté scolaire Paul Bert à Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre de l’Éducation et Madame la Garde des Sceaux.

Madame et Messieurs les Ministres vous n’êtes pas les bienvenus. Nous avons appris votre présence au Lycée Paul Bert (Paris XIVe) le lundi 2 juin au matin dans le cadre de la prévention des conduites à risques chez les adolescents.

Si cette action nécessite vraiment votre venue dans notre établissement, nous sommes tout d’abord étonnés de l’absence de Madame Bachelot, Ministre de la Santé, dans la mesure où dans notre conception de l’éducation, aux yeux des citoyens que nous sommes, ce problème nous paraît relever principalement de son ministère. Le décalage manifeste entre la dimension scientifique du travail entrepris au lycée Paul Bert sur l’addiction et l’opération de communication politique parachutée dans ce même établissement suscite la méfiance de l’ensemble de la communauté éducative.

Par ailleurs notre établissement accueille de nombreux élèves qui ont besoin de travailler dans un climat de sérénité. Or le fonctionnement de la cité scolaire se trouve fortement perturbé par tous les préparatifs qui entourent cet évènement.

Enfin, alors que dans nos demandes quotidiennes ainsi que dans le mouvement de la communauté éducative qui se poursuit depuis plusieurs mois, nous ne cessons de demander des moyens pour lutter à la fois contre l’échec scolaire et contre ces comportements à risques,le gouvernement dont vous êtes les représentants refuse de nous entendre. Depuis des années en effet nous réclamons pour assurer la réussite de tous les élèves l’amélioration de leurs conditions d’études : plus d’encadrement tant pédagogique qu’éducatif, des équipes stables d’enseignants qui puissent se concerter et travailler dans la durée, un personnel médico-social en nombre suffisant capable de mener une politique de prévention ainsi que des moyens matériels correspondants.

Cependant, alors que la situation de notre établissement se dégrade (baisse constante des moyens, incohérence des directives….), vous nous répondez par une dotation horaire amputée, des heures supplémentaires qui alourdissent la charge de travail des enseignants, des professeurs écartelés entre plusieurs établissements et la suppression des postes de surveillants.

Attachés à une Éducation Nationale de qualité qui réponde aux réels besoins des élèves, nous sommes lassés des effets d’annonce et des discours de politique spectacle. C’est pourquoi nous considérons votre venue et sa mise en scène comme une provocation, dont nous refusons d’être les complices. »

Sarkozy cherche sa place

Après la loi TEPA et les quelques mesures accompagnatrices pour relancer le pouvoir d’achat, Nicolas Sarkozy a fait de ce début de semaine un show-day pour présenter les nouvelles lignes de sa conduite présidentielle. Mis au plus bas dans les sondages par la démagogie de vendeur de papier gauchistes, des énarques socialistes et des syndicalo-communistes, c’est donc par la démagogie de Nicolas Sarkozy se devait de tenter une (ré)approche des problèmes des français. Ceux d’en bas comme aurait dit Jean-Pierre Raffarin.
Mais où est donc passé le Sarkozy des grands jours, roi de la communication tel un Maurice Lévy en campagne de Russie ? Est-ce que le ministre de l’intérieur de Villepin se serait pointer un lundi matin à Rungis avec son modèle chantant pour faire croire qu’il était comme tout le monde ? Est-ce que le maire de Neuilly aurait osé comparer son métier à ceux de la France « qui se lève tôt » ? Décidément, la mauvaise parole est une maladie que le Président de la République a bien du mal à guérir.
Pourtant, quelques heures après sur RTL, il annonce quelques bonnes le mesures comme celle sur la prime au gaz et s’explique clairement sur les enjeux internationaux des taxes sur les produits pétroliers. Mais là encore, sa mauvaise conscience prend le dessus, il marche sur la tête à Bussereau et parle des problèmes dans le RER A. Il retombe alors dans ce que lui reproche les apôtres de la sociale-médiocratie –actuellement indisponibles pour cause de guerre-, son hyper-présidentialité : il devient à la fois chef de l’Etat, chef du gouvernement et parfois même gouvernement.
Néanmoins, hyper-présence est également synonyme hyper-responsabilité. Nicolas Sarkozy le sait –comme tout le monde- il est regardé et épié en permanence. Le moindre écart –ou non- lui sera reproché et il devra l’assumer. Seul le plus souvent. La logique présidentielle est fondamentalement différente. Nouveaux supports obligent, l’information est rapide, rapidement déformée et multiple. Désormais le Président est jugé personnellement, et ce n’est plus seulement son action qui compte. Le preuve ans tous les sondages :
-Si les élections présidentielles avaient lieu aujourd’hui, Nicolas Sarkozy gagnerait encore (faute de mieux ?)
– La grande majorité des réformes sont approuvées par les français (y compris celles qui sont les plus contestées par les syndicats)
Pourquoi donc Nicolas Sarkozy a une cote de popularité aussi bas ? Parce qu’il est jugé personnellement et humainement, loin de toute considération politique. Désormais, un homme politique est avant tout un homme.

Back in 80

Après « Age tendre, tête de bois », la tournée des Jésus –ceux qu’on croyait mort, qui sont ressuscités trois décennies après et qui en font un bouquin pour faire parler d’eux-, après la BFM Party 80 et la soirée Nostalgie, le gouvernement le pouvait pas passer à côté d’un sujet aussi porteur que le bon vieux règne de Mitterrand. Un compil’ de reprises des ministres sera enregistré à l’Elysée cet été. Voici la tracklist en exclu :
Nicolas Sarkozy – Je te promets (Johnny Hallyday)
François Fillon – Sans amour (Christophe Mali)
Nathalie Kosciusko Morizet – Il était une fois nous deux (Joe Dassin)
Bernard Laporte – Besoin de rien (Peter et Sloane)
Michèle Alliot-Marie – Les démons de minuits (Images)
Christine Lagarde – We are the world (USA France for AfricaEverywhere)
Bernard Kouchner – Amoureux de ma femme (Richard Anthony)
Jean-Louis Boroloo – Le p’tit vin blanc (Lina Margy)
Rachida Dati – Jolie poupée (Bernard Menez)
Xavier Bertrand – Action man (Village People)
Xavier Darcos – Sacré Charlemagne (France Gall)
Fadela Amara – True Colors (Cindy Lauper)
Brice Hortefeux – Emmenez-moi les (Charles Aznavour)
Bonus track : Carla Bruni – Partenaire particulier (Indochine)