Mon bilan cinéma 2013

Bientôt la mi décembre, l’heure des rétrospectives avant de subir les bêtisiers télévisuels de l’année aux séquences multi rediffusées. N’ayant vu à peine qu’une trentaine de films au cinéma cette année, mon bilan est un peu superficiel mais non moins sincère.

10. Hunger Games 2 – Parce que mainstream et film pour ado ne veut pas dire navet
9. TS Spivet – Un conte joliment filmé
9. Inside Llewyn Davis – Quand les frères Coen filment la musique…
7. Le Loup de Wall Street – La décadence des Affranchis filmée façon Casino
6. Django Unchained – Western spaghetti sauce Tarantino
5. Snowpiercer, Le Transperceneige – Entre voyage initiatique et conte philosophique
4. Les Garçons et Guillaume, à table ! – La pièce de Guillaume Gallienne sublimement adaptée au cinéma
3. La Vie d’Adèle – Une belle histoire amour joliment interprétée dans un film qui n’a rien d’une oeuvre engagée
2. 9 mois ferme – Albert Dupontel est définitivement le mec le plus drôle de France
1. Gravity – Une expérience sensorielle exceptionnelle et un voyage prenant hors du commun

Et j’ai loupé Frances Ha, Cloud Atlas, Zero Dark Thirty, No, L’Inconnu du lac, La Grande bellezza

Peter Pan : la guerre des blockbusters

10 ans après l’adaptation assez textuelle de PJ Hogan, deux nouvelles productions de Peter Pan semblent actuellement en préparation dans les studios américains.
Le premier, Neverland, traîne depuis quelques années est du côté de chez Sony et à été récupéré par Joe Roth, le spécialiste des adaptions de sombres de contes actuellement : Blanche Neige et le chasseur, Le monde fantastique d’Oz ainsi que la suite qui arrive, peu après Maléfique et Alice in Wonderland 2. Il s’agit d’une préquelle à l’histoire de Barrie où Crochet partirait à la chasse de Peter Pan. Et les deux héros seraient… frères. Channing Tatum est annoncé au du film et en tant que producteur.
Le second est un projet Warner de Greg Berlanti réalisé par Joe Wright (du récent Anna Karenine) et écrit par Jason Fuchs (qui a écrit le dernier Âge de Glace). Il s’agit également d’une préquelle qui raconterait comment Peter Pan serait arrivé à Neverland.

Parallèlement, Disney avait annoncé vouloir produire Peter and the Starcatchers (Peter et la poussière d’étoiles), premier livre d’une série de trois publiée par Hyperion Books… une filière de Disney. C’est Gary Ross, le réalisateur du premier Hunger Games qui devrait être aux commandes. Il s’agit également d’une préquelle dans l’esprit de Régis Loisel où Peter erre dans les rues de Londres avant d’être embarqué sur un navire, le Neverland, par Black Statche. A bord il rencontre Milly qui lui explique qu’un coffre renferme la poussière d’étoiles qui permet de voler…

Pour finir, le projet un peu à part de Ben Hibon (qui vient du film d’animation et du jeux vidéo) qui mettrait en scène Peter Pan comme un criminel et tueur d’enfant traqué par le Capitaine Crochet, un inspecteur de police tourmenté. Aaron Eckhart et Sean Bean étaient annoncés mais le projet semble avoir un peu disparu.

La légende est donc loin d’être morte, et il reste à voir ce que ces différentes adaptations pourront donner de (plus ou moins) intéressant.

Rendons aux César ce qui est aux César

Alors que l’on finit à peine de s’éterniser sur les bilans de l’année passée, les César, qui seront traditionnellement suivis des Oscar, se déroulement très prochainement. Néanmoins, il manquera un invité de marque : Dany Boon. Certes le tout paris-cinéma n’avait pas particulièrement envie de croiser celui qui a démontrer qu’en France on pouvait faire des films qui cartonnent plus que les amerloques avec des bouses dignes des amerloques et sans les budgets des amerloques. Certes, son ramassis de clichés a faire près de 20 millions d’entrées manquant presque de détrôner le désormais célèbre Titanic dont le film est presque plus connu que le drame dont il est issu -quoique le presque est surement de trop.
Dany Boon sera absent des César donc, c’est ce qu’il a annoncé, mécontent que sa grosse daube n’ai amassé qu’une seule nomination. Bien que je sois le premier à m’insurger contre l’énorme décalage public/professionels/critiques, il me semble bien audacieux pour un réalisateur/comédien/producteur de se prétendre mieux que les autres nominés. A quelle nomination Dany Boon prétend il ?
Le meilleur film de l’année, mieux mis en scène que Mesrine et plus fin que le dernier Claudel ?
Le César du meilleur acteur à la place de Dupontel ?
Désolé Dany, mais le César sur meilleur acteur/réalisateur/producteur n’est pas encore distribué. Toi qui te crois idole d’une génération, ouvre les yeux et apprends. L’humilité par exemple.