Les frères

Dans les lagunes de l’écarlate résonance
Fulmine les gondoles laconiques
De cette révolution aux allures lumineuses
Les rejets de tempérament se traduisent
En laitages amers habitués aux réalités sentimentales.
Les amants persécutés par la colère synthétique
Prouvent que cette agonie structurelle
Fondue dans les pavillons solitaires
Provoquent des baisers aux relais révolutionnaires.
Les ruines clairsemées de la ferronnerie
Rugissent leur mortelle emprise
Une tempête de fortune saillante.

Sacrifices & politesses

Les philosophies d’antan menacent
La tranquillité aquatique des dépenses
Scientifiques et censées
L’esprit de ses enfants sages
Règne sur l’apatride nations pères
Née d’un dé, d’un fil et d’une aiguille
Là où les secrets de leurs coffres forts.
Rempli de vérité et le bonheur
Adorant les maritimes pensées
Ils cherchent les plaisirs divins
Rien de mieux pour les communs
Pas de sacrifice inopportun.

La fin d’une ère

Je pense à ce qu’il faut imaginer pour déterminer les excès de conditionnement rationnels. Les yeux tournent amicalement vers l’hiver indifférent. La futilité emplit leurs pupilles fatiguées par l’océan de regards lancés au hasard du temps. Mais aucun ne resplendit autant que les esprits qui les fixent. Aucun ne luit jusqu’à éblouir toutes les faces de la Terre au même instant. Dans un élan hypodermique, l’ancien fidèle vole les destructions de doctrine qui disparurent parce qu’on ne cru plus en eux.

La phrase parfaite

S’il ne fallait dire qu’une phrase, ça serait celle-ci : « La vie… ».
Parce que s’il ne devait y avoir qu’une phrase elle serait forcément profonde et parlerait d’existence, ou de relation. Le reste n’est que pastiche. L’art est le pastiche du présumé beau. La littérature est le pastiche de la mémoire. L’amitié, l’amour et le cul sont les relations. La mort, la maladie seront la vie. Et la pouvoir comme l’argent sont les pastiches du cul et des relations. De fait il faut vivre pour avoir des relations, donc s’il n’était qu’une phrase, elle parlerait de la vie.
Elle continuerait pour que chacun s’y retrouve. C’est pour ça qu’elle commncerait pour « la vie… » avant de développer une métaphore que la ménagère des publicités trouveraient hautement philosophique, comme un épisode de feuilleton intellectualité. Plus même. Mais moins que Raphael Enthoven, qui a quand même été le mari de Carla, qui est plus beau de Finkelkraut, mais qu’on comprend rien de ce qu’il écrit. A t’il seulement écrit un livre avec de belles citations lui ? Marc Levy, oui. La banalité du développement serait « c’est comme une boite de chocolats, on sait jamais sur quoi on va tomber », mais en moins éculé peut-être. Alors la vie serait un truc qui virevolte fraichement, librement et ave grâce. Fragilement. Une bestiole ou un enfant. Les seconds étant souvent trop cons, personnes la libellule. « La vie est comme une libellule ».
Et donc quoi ? Il faut un dénouement, une morale. Que fait une libellule ? Elle déploie ses ailes et vole comme une conne en attendant la mort (proche). « La vie c’est comme une libellule, elle attend, heureuse, la mort ». Trop Desproges dans la noirceur, pas assez positive. « La vie est comme une libellule, à peine ses ailes déployées que le temps se termine déjà. » Ca c’est beau. Alors concluons avec « Alors n’attendons pas de nous sentir morts pour vivre ».