La bling-bling attitude c’est pas que chez nous

On pensait le mot bling-bling synonyme de Sarkozy, eh bien c’est fini. Désormais il faudra compter sur son homologue américain. Outre sa voiture over-protected et son coté it-addicted, Barack Obama a triplé le budget de la sécurité de la Maison Blanche (si notre président français avait fait la même chose, on l’aurait accusé d’utilisé l’argent public pour lui) après avoir organisé une cérémonie d’investiture pour la modique somme de 150 millions d’euros, contre 42 millions pour Bush et 33 millions pour Clinton. Un joli paradoxe pour l’homme qui doit sauver l’Amérique et le monde la crise financière. Au rayon des paradoxes on peut aussi noter la belle Cadillac blindée (qui consomme 1 litre d’essence pour 2,8km parcourus) qui attends le président pendant ses apparitions… en marche. On imagine les rejets de CO2 d’un engin pareil…

Obama (v)a foiré

Il l’avait avoué il y a quelques mois lorsqu’il était venu en France, Barack Obama s’était beaucoup inspiré de la campagne de Nicolas Sarkozy pour faire la sienne –n’en déplaise à Ségogol-. Il l’a récemment redémontrer en pratiquant l’ouverture de son gouvernement. C’est elle qui aujourd’hui lui coute deux démissions seulement quelques jours après leurs nominations officielles suite à des problèmes de « déclaration au fisc ». Réaction immédiate des équipes obamesques sur le web : leur premier président afro-américain –hors 24 heures chrono- n’est en aucun cas impliqué dans cette magouille (la seconde depuis son élection).
Rapidement, CNN programme une interview d’Obama pour qu’il vienne s’expliquer (ou Obama programme CNN pour s’expliquer, on ne sait plus très bien comment fonctionne la télé de nos jours…). Après quelques questions, il avoue : « J’ai foiré ». Outre le langage ordurier destiné à le faire passer pour un citoyen lambda a qui on aurait donné une couronne –principe longuement utilisé par Nicolas Sarkozy avant de prendre du recul en février 2008-, le président affirme qu’il commet des erreurs. Certes, c’est bien de le reconnaître peut-on se dire. C’est mieux que d’être borné. Mais le dire de manière aussi peu nuancée et avec des mots aussi –en apparence- mal choisis n’est-il pas un peu faible de la part du chef de l’Etat le plus puissant du monde. Celui qui gouverne le monde a foiré. La seule question qui me turlupine es de savoir si à l’instar de son homologue français, Barack Obama a tendance à improviser lors de ses discours pour paraître plus « humain » ou si cette interview était réellement préparée dans ce sens. Dans les deux cas, on n’est pas sauvés….

Un cougar au Gabon

La semaine dernière, la France a pleuré la perte de quelques soldats morts en hélico quelque part en Afrique. Même qu’il parait que notre ministre de la guerre, Hervé Morin, serait aller sur place, verser quelques larmes dans l’Océan en hommage au Cougar… et aux soldats (même si le remplacement du Cougar risque de couter plus cher que les pensions des familles). On avait déjà oublié les quelques soldats morts en Afghanistan, mais pour nous justifier les budgets de l’armement (et surtout leur insuffisance) il fallait bien à grands coups de JT, remontrer un peu quel triste sort subissent nos vaillants soldats à cause de nous, pauvres cerfs qui refusons de payer impôt-guerre.
Deux points néanmoins peuvent relativiser cet accident :
– Nicolas Sarkozy n’a pas fait le déplacement ce qui laisse à penser que le pleuromètre n’était pas si élevé que ce qu’on a bien voulu dire.
– 53 Tamouls ont été massacrés le même jour au Sri-Lanka sans que les pleureuses ne bougent les oreilles.

Les films qui ont marqué ma rétine en 2008

Une année un peu moins cinématographique pour ma part puisque j’ai du voir seulement une cinquantaine de films au cinéma cette année. Pas les pires je pense 🙂

1-L’Orphelinat de Juan Antonio Bayona
2-L’Echange de Clint Eastwood
3-Into the Wild de Sean Penn
4-Les Cerfs-volants de Kaboul de Marc Forster
5-The Visitor de Thomas McCarthy
6-Juno de Jason Reitman
7-J’irai dormir à Hollywood de Antoine de Maximy
8-August Rush de Kristen Sheridan
9-Deux jours à tuer de Jean Becker
10-There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson

Finalement, j’ai bien fait de pas voter Obama

Il se déclarait président du changement, il se voyait modifier la face de la planète, et bien pour le moyen, c’est juste la face du Parisien qui est changée !
Môssieur Obama avait promis (enfin c’est ce qu’on a bien voulu comprendre) au monde de changer nos vies. La tienne, la mienne et tout.
Môssieur Obama avait promis (enfin c’est qu’on a bien voulu lui faire dire) que son élection pourrait modifier notre façon de vivre.
Môssieur Obama avait tord ! Déjà, moi je l’aime pas Obama. Avec sa petite cravate, son petit air maniéré, sa tête de premier de promo « immigration choisie ‘08 », y’a guère que contre le vieux McCain que j’aurais pu voter pour lui (non pas parce que je n’aime pas McCain, mais le fait que, à l’instar de Granny Obama, il puisse claquer prochainement et laisser sa place à la folle Palin aussi compétence à la tête des USA que (A BARRER)Bachelot à l’environnement, Yade aux Droits de l’Homme, Farrugia à la tête d’Endemol).
Je disais donc, que finalement, ce matin, je n’ai pas regretter de ne pas avoir voté Obama. Premièrement, je me suis levé fatigué et en retard. Comme tous les matins. Puis ensuite, le métro partait au moment où je suis arrivé sur le quai, et le suivant était à 6 minutes. Comme tous les matins. Arrivé au bureau, je me suis rendu compte que j’avais oublié des urgences hier. Comme tous les matins. Alors Barack ? C’est pour quand le changement.
Ah non vraiment, je ne regrette pas de ne pas avoir voté Obama. Ah, j’y pense. Je n’ai pas voté du tout. A force de voir des gens non concernés parler de ça, j’ai failli en oublier que c’était le roi du monde qu’on Elysée, pas notre chef à nous. Alors oui, qu’on leur file un Obama aux américains. Pour une fois, ils sauront ce que ça veut dire le mot « disappointed ». Parcequ’il est beaucoup plus facile de décevoir quand on est mis aux nues que quand on arrive avec une saucées de critiques acharnés sur le dos.