A la guerre, on meurt

Depuis quelques jours, la terre entière est consternée par cette accablante mauvaise nouvelle :10 soldats français son morts en Afghanistan. Oubliés les 60 millions de morts de la 2e, partis les 100 millions de disparus du communisme, on a mieux. Le « 8e », régiment français basé près de Kaboul a perdu 10 hommes lors d’un affrontement avec des talibans. Loin de moi l’idée de minimiser l’importance du décès de ces dix hommes, mais n’étaient ils pas parti à la guerre ? Parce que c’est ça la guerre… Des fois on meurt ? La guerre froide aurait elle fait oublier aux pays industrialisés que l’on peut mourir dans des combats guerriers ? Les occidentaux auraient ils oublié que des dizaines et des centaines de personnes meurent chacun jour à cause de la guerre en Géorgie ou au Zimbabwe ? Certes, ils ne sont pas français, c’est moins grave… Et puis c’est les vacances et les JO. Ca en fait des raisons de s’en foutre…

Vizirette à la place du vizir

Voulant en apprendre plus sur l’origine du mot vizirette -savoir notamment s’il existaita avant la lessive Vizir-, je l’ai Googlisé.
Eh bien ma fois, c’est assez drôle ce qu’on trouve…

Il me semble que ce Google Bombing avait déjà été fait avec Iznogoud et Nicolas Sarkozy pendant les élections présidentielles de 2007.

Edit : après vérif, le Google Bombing fait sur Nicolas Sarkozy existe toujours.

Lien : http://www.presidentielle-2007.net/actualite/index.php/2005/10/06/22-google-bombing-sarkozy-iznogoud

Retourne dans ton époque !

J’ai reçu un e-mail. Allons donc, c’est pas unusuel. Dans cette electro-missive, on m’apprends que Dailymotion est visé dans une plainte du BNVCA pour avoir laisser diffuser une vidéo montrant des photos de juifs sur la chanson de la fin des années 20, « La noce de Rebecca » du comique Georgius. Trois questions arrivent automatiquement : Qui est le BNVCA ? Doit-on censurer le passé ? Que fait Ségolène Royal ?

Je laisserai la réponse à la troisième question aux plus archéologues d’entre nous. La première est plus simple mais non moins drôle. Le BNVCA -comprennez Bureau Nationnal de Vigilance Contre l’Antisémitsme (si, si, avec deux « N »)- est une association -même s’ils veulent se donner plus d’important et qu’ils n’en disent pas le nom- destiné à « faire face à toutes les formes d’agression et d’hostilité antijuives et anti-israéliennes ». Cette association dont le fond peut paraître honorable n’hésite pas à ouvertement attaquer des journalistes ou des médias -tel que Nicolas Jacquard du Parisien- si les propos tenus ne sont pas à leur convenance ou à celle de leurs adhérants. En toute mauvaise foie, ils tentent d’excercicer des pressions de parts et d’autres afin d’assoire une certaines formes de prosélytismes en reprenant à leur compte tous les actes dits antisémites de l’actualité quotidienne. A l’instar d’autres associations comme Génération Palestine (qui milite pour la même chose, mais dans l’autre sens), le BNVCA tente de transposer en France les problèmes rencontrés depuis le début du conflict israëlo-palestinien.

On peut également se questionner sur le fond de cette nouvelle plainte du BNVCA. Elle dénonce un « album des portraits d’un grand nombre de personnages celebres, francais,connus pour etre de confession juive ou supposes tels » (sic). L’association estime quer la video qui ne cite aucun nom « constitue toutefois une liste photographique de nature antisemite,passible des poursuites penales ». En quoi le fait de mettre à la suite des personnalités supposées juives est un délit ? En aucun cas une incitation à la haine où a la violence n’a été relevé. Le BNVCA prend néanmoins la peine de citer que la chanson qui accompagne le diaporama est « La noce de Rebecca » sans oser dire que c’est un texte antisémite. En sus, l’association prosémite demande au CSA « un plus grand controle de Dailymotion,voire sa fermeture en cas de recidive ».

Qu’est ce qui pousse donc le BNVCA à demander une telle censure ? La suite de portraits de personnalités juives ? Ou l’association avec « La noce de Rebecca » ? Dans son communiqué, rien n’est moins clair même si on peut sentir au fond que c’est l’association avec la chanson de Georgius qui pose problème. Devrions nous oublier et censurer les chansons humoristiques de notre passé ? Renier l’héritage culturel qui nous a été légué par plusieurs générations à cause d’esprits aussi fermés que tordus ? Si Desproges et Coluche étaient encore vivants, ça ferait longtemps qu’on les aurait tué.

Le texte de la chanson :

La fille de Monsieur Mayer
Rébecca s’est mariée avant hier
Elle a épousé l’fils Lévy
Le marchand d’rob’s du passage Brady
Y avait là Madam’ Pomeratzbaum
Monsieur Smoutz, Monsieur Olimbaum
L’oncle Schwartz, la cousin’ Kaufmann’
Et les onz’ frèr’s Hartman
Le Docteur Blum égal’ment
Qui était de la fête
En l’honneur de c’t’évèn’ment
Avait changé d’chaussettes !

Refrain :
Ah ! mes enfants
On s’en souviendra longtemps
Dans dix ans on parlera
Encor’ de la noce à Rébecca
Il y avait eut un grand déjeuner
La p’tit’ Rébecca avait l’ventre gonflé
Son mari, un typ’ sans façon
Dut déboutonner son pantalon
L’Docteur Blum mangeait avec ses doigts
Sa femme lui dit deux fois :
«Ça te donne un très mauvais air
Tu n’as donc pas de couvert ?»
Il lui répondit viv’ment :
«Ne me fais pas d’reproche
Comme il était en argent
Je l’ai mis dans ma poche»

Refrain :
Ah ! mes enfants
On s’en souviendra longtemps
Dans dix ans on parlera
Encor’ de la noce à Rébecca
Après l’déjeuner on dansa
Les onz’ frèr’s Hartmann n’attendaient que ça
Mais ça provoqua des malheurs
Ils y mirent un peu trop d’ardeur
Voilà que de la poch’ d’un gousset
Deux sous tombèr’nt sur le parquet
Tout le mond’ se précipita
Un’ bagarre éclata
Madam’ Kaufmann fut blessée
Et conduite à l’hospice
Les deux sous fur’nt retrouvés
Cachés entre ses cuisses

Refrain :
Ah ! mes enfants
On s’en souviendra longtemps
Dans dix ans on parlera
Encor’ de la noce à Rébecca
Pour calmer tous les invités
Qui se montraient un peu surexcités
Rébecca joua du piano
Le fils Lévy vendit deux manteaux
L’oncle Schwartz offrit des cigares
Monsieur Smoutz en prit un dar’-dar’
Mais il dit au moment d’fumer :
«J’ai l’bout qu’est pas coupé !»
L’pèr’ Mayer crie très fort :
«Pas coupé !… C’est tragique
Foutez-moi c’t’homme-là dehors
C’est un sal’ catholique !»

Surveillance

Critique Film Surveillance, de Jennifer Chambers Lynch avec Julia Ormond, Bill Pullman, Pell James | Wild Bunch Distribution - Sortie 30 juillet 2008

Deux agents du FBI arrivent dans une petite ville perdue pour enquêter sur une série de meurtres. Ils retrouvent sur place trois témoins : un policier à la gâchette facile, une junkie complètement déconnectée et une petite fille de huit ans encore sous le choc. Au cours des interrogatoires, les agents découvrent rapidement que les témoins donnent chacun une version différente des faits, dissimulant manifestement une partie de la vérité.

Etre « le fils / fille de » n’est jamais une mince affaire. Quoi qu’on fasse on est comparé à ses géniteurs comme si on en était la copie. Si l’on échoue c’est bien la preuve que le talent ne relève pas de l’atavisme et qu’il faut laisser la place aux aigris. Si l’on réussit, on n’a aucun mérite puisque c’est les concepteurs familiaux qui l’ont permis. Bref, bien peu de moyens de s’en sortir. Quinze avant après l’échec du très mauvais Boxing Helena, c’est avec ce lourd fardeau que part Jennifer Chambers Lynch, la fille du réalisateur de Lost Highway. D’ailleurs en voyant ce dernier et Pullman sur une affiche de cinéma, en bon fan, je n’ai pu m’empêcher de penser à ce chef d’œuvre lynchien.

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Dorothy

Critique Film Dorothy de Agnès Merlet avec Carice Van Houten, Jenn Murray, David Wilmot | Mars Distribution - sortie 06 août 2008

La psychiatre Jane Morton est envoyée au sein d’une communauté recluse dans une petite île au nord de l’Irlande. Elle doit étudier le cas de Dorothy Mills, adolescente accusée de tentative de meurtre sur un bébé. Alors qu’elle vient en aide à Dorothy, la psychiatre tente d’affronter ses propres démons et d’éclaircir le secret qui hante la communauté.

Il est des fois où l’on va voir un film juste à cause de son affiche. On entre dans le cinéma, et puis et on est surpris parce que finalement ça n’a rien à voir. Dès lors, on se sent un peu trompé. Mais en fait le film était bien. Mais pas l’affiche. Voilà qui résume bien Dorothy : une affiche trompeuse et des propos confus.

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La discrimination n’est jamais positive

Un établissement anglais juif qui avait refusé un enfant parce que sa mère n’était pas juive vient d’être relaxé, le tribunal ayant précisé que ce n’était pas une discrimination. L’enfant, pourtant de confession et de famille juive devra donc trouver un autre établissement et ce après une année scolaire entière de procédure. La Haute Cour de Londres à même préciser que c’était une décision « totalement légitime » du fait que sa mère n’était pas née juive et que par conséquent, « M », ne l’était pas totalement. En effet, dans la tradition judaïque, est considéré juif celui qui est né de mère juive ou est converti en accord avec la loi juive. C’est son père qui avait entamé la procédure, s’estimant outré que son enfant n’était « pas assez juif » pour intégrer l’école. Les plus libéraux s’indigneront encore plus quand ils penseront qu’en 39, il aurait été bien assez juif pour aller dans les trains sans banquette avec les autres.
Ce jugement n’est qu’une brillante illustration de ce qu’on appelle la discrimination positive, œuvre de charité populaire montée par une élite gauchisante et bien pensante, s’imaginant que certaines castes et couleurs de la populations étaient bien trop stupides pour réussir seul. C’est ainsi qu’on aide des gens des « minorités visibles -comprenez des noirs et des maghrébins-, ou des personnes issues des ZOC (Zones Où ça Craint) en leur filant gratuitement des places en grandes écoles ou des aides pour financer leurs projets. Ca donne bonne conscience. Mais jusqu’où ? Non seulement cette politique tends à encourager une société plongée dans l’assistanat par mai 68, mais en plus elle est immorale et discriminatoire. Donner un emploi à un noir parce qu’il est noir signifie qu’on lui donne uniquement pour sa couleur de peau et qu’on refuserait une autre personne parce qu’elle est blanche. Ce n’est finalement qu’un mini faux contrepoids mis sur un côté de la balance sociale équilibrée par des politiques aussi proche de la réalité que quand Lilian Thuram parle des banlieues. Au lieu de trouver des moyens de réprimer les vraies discriminations, les politiques tentent simplement de faire oublier les enjeux principe à travers des mesures populistes à court terme. La morale n’est finalement réduite à la loi des sondages et de la démagogie. Peut être que c’est ça la politique. La vraie.

Explicit content on TV

Plus personne ne regarde l’Euro 2008 sur TF1 et finalement c’est pas plus mal… Avez vu déjà regarder un match en entier ? Même après ? Après que les deux speakerines de type Salon de l’Agriculture aient fini leurs beuglements télévisuels ? Si c’est le cas, vous avez probablement entendu le magnifique du groupe MGMT, Time To Pretend. Pour ceux qui n’auraient pas fait attention à ce que raconte la chanson -parceque les anglais font des chansons à texte, eux-, les voici.

 I’m Feelin rough I’m Feelin raw I’m in the prime of my life.
Let’s make some music make some money find some models for wives.
I’ll move to Paris, shoot some heroin and fuck with the stars.
You man the island and the cocaine and the elegant cars.

This is our decision to live fast and die young.
We’ve got the vision, now let’s have some fun.
Yeah it’s overwhelming, but what else can we do?
Get jobs in offices and wake up for the morning commute?

Forget about our mothers and our friends.
We were fated to pretend.

I’ll miss the playgrounds and the animals and digging up worms.
I’ll miss the comfort of my mother and the weight of the world.
I’ll miss my sister, miss my father, miss my dog and my home.
Yeah I’ll miss the boredom and the freedom and the time spent alone.

But there is really nothing, nothing we can do.
Love must be forgotten. Life can always start up anew.
The models will have children, we’ll get a divorce,
we’ll find some more models, Everything must run its course.

We’ll choke on our vomit and that will be the end.
We were fated to pretend.

Eh oui, ça parle du cul, de sexe et d’ivresse. Ca parle d’héro, d’orgies et de fin de vie. Ca parle de vomi, de pute et de divorce. On ne voit pas du tout ce que ça fait à la fin des matchs de foot, alors que ça ressemble plutôt à un résumé des Feux de l’Amour.