La jungle et le marais

Au cœur de son rire
J’écris les récits de nos folles histoires
Dans la jungle des émotions
Pendues aux lianes distendues
Par les mensonges-fougères d’acier
Qui coupent, coupent les veines vertes
Au cœur du marais
Je vole dans ses bras
Serrés au carrefour de mes yeux
Amoureux et ébahis
Au cœur de l’amer
Sombre héros de l’amour
Patrimoine héréditaire de la chair
Où la voix craque sous le poids
Des pas francs et acides

Souvenir d’un orgasme

Maitriser le temps requiert une habileté dans la gestion de l’espace
Sculptant le faciès de l’outrage des aiguilles
Aiguisées qui façonnent l’apparence humaine des guides
Stratège du passé, intégriste de présent
Il dévie dans son sommeil intellectuel
L’héritage de la défaillance des nostalgies déifiées

Vertiges maladifs

De cette maladie aux relents euphoriques
Je renais dans cette peau sidérale et éclatante
Remuant le poignant de verre dans ma blesse ouverte.
Ne t’enlise pas en moi corps étranger
Garde la distance distillée par la peur
Dans mon sommeil forcé
J’admire les vertiges de la peur qui se meut en moi
Refusant tout contact avec mes membres livides.