La nuit

Nuit en plein sommeil
Eveil au gout vermeil
Fuitant vers le ciel
Dans un regard de miel
Les ombres diaphanes
S’emparent du méthane
S’échappent dans le cuir qui crâne
Indicibles lèvres qui fanent
Trompe l’ennui de la vie
Ebahi et ébloui
Dans un avis de midi
Qui détruit l’appétit
Je mange ta main astrale
Contrainte à l’idéal
Par le pouvoir partiel
Annoncé par l’aurore boréale

J’aime l’amour

J’aime l’amour
J’aime le vent
J’aime le sang
J’aime ces grandes tours
Brandies sur la colline du vallon
Où s’exprime le ciel blessé
Par les nuages fougueux

J’aime le vent
J’aime le rouge
J’aime le sang
Qui coule sur to torse
Luisant à la sueur
Gourmant sur tes tétons

J’aime la mort
J’aime la vie
J’aime le sang
Perlant sur tes lèvres humides
Dans l’immense vide céleste
Délesté par les instants impairs
Contenus dans le trajet immense

Clichy

Dans cette banlieue grise de Paris
Git l’odeur des accordéons
Du samedi
Où la justice sous les néons
Court sur la misère moisie
J’ai fait le con
J’ai fait la vie
Dans les rues des patelins féconds
Mais c’est ici que je guéris
Dans le fond
De cette banlieue fleurie

Indicible

Les recueils des moissons avariées
Vraiment selon les régions sacrées.
Fureurs des humiliations
Suspens aux atteintes indélébiles
Saignant les bloque
Gestes incroyables
Humiliant ce qu’ils ont de plus chers
Dans l’antre machiavélique
Des paraboles interdites

Arrière garde

Jeune fou
Qui voit passer le temps
Le long de ses yeux clairs
Trompe la mort
Jusqu’aux abord de la côte
Où s’échoue l’écume
Ramenant les corps sans vie
Jeune amour
S’écroulant sur la poitrine
D’un garçon
Trop sur pour lui
Cherche le bouquet de prose
Gémissant dans le sang

De nuit

Dans l’aube des pétales
De ce ruisseau d’avril
L’innocence de l’âge
Etant là, immobile
A côté du puis de lune
Les bois arrivistes
Hululent à la mort
Leurs vies fatalistes
La courbe de l’espoir
Entre la rive et les étoiles
Demande quelle longue haleine
Pourrait marier les dunes
Deux pierres froides répondront
Que le massif du soir
À l’aube de la mémoire
S’enfouit dans la forêt

Les frères

Dans les lagunes de l’écarlate résonance
Fulmine les gondoles laconiques
De cette révolution aux allures lumineuses
Les rejets de tempérament se traduisent
En laitages amers habitués aux réalités sentimentales.
Les amants persécutés par la colère synthétique
Prouvent que cette agonie structurelle
Fondue dans les pavillons solitaires
Provoquent des baisers aux relais révolutionnaires.
Les ruines clairsemées de la ferronnerie
Rugissent leur mortelle emprise
Une tempête de fortune saillante.

Sacrifices & politesses

Les philosophies d’antan menacent
La tranquillité aquatique des dépenses
Scientifiques et censées
L’esprit de ses enfants sages
Règne sur l’apatride nations pères
Née d’un dé, d’un fil et d’une aiguille
Là où les secrets de leurs coffres forts.
Rempli de vérité et le bonheur
Adorant les maritimes pensées
Ils cherchent les plaisirs divins
Rien de mieux pour les communs
Pas de sacrifice inopportun.