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J’en ai rien à foutre de Claire Chazal

Après 24 ans de sévices, Claire Chazal a été évincée quelques jours après avoir fait sa rentrée dans les journaux du week-end de TF1. Une manière inélégante selon PPDA qui s’en sert pour remettre une couche sur sa propre éviction qu’il n’a toujours pas digéré. Et le tout Paris qui fait semblant de ne pas savoir que ça allait arriver.

Depuis des années, Claire Chazal comme son confrère Pernault et bien d’autres, sont les portes drapeaux de cette presse lissée et edulquorée, chauvine (et presque nationaliste) au point de se contrer sur les bouchons en France quand plusieurs dizaines de personnes sont mortes dans un attentat africain, ou en donnant le rythme de RIP lorsqu’un enfant un peu mignon est retrouvé froid sur les plages de la Méditerranée. Là ou des centaines d’autres ont perdu la vie sans que personne ne s’en inquiète.

Claire Chazal c’est l’étendard de ces journalistes qui se sont mués en animateur recevant tour à tour Sean Penn, Manuel Valls et Kendji Girac en leur posant les mêmes questions sans fond, en refusant d’aller là où les attachés de presse refusent et en servant la soupe écrites par les communicants, parfois même les communicants de TF1.

Claire Chazal, c’est le symbole de cette télévision enracinée dans la médiocrité et la facilité, prête à pleurer pour un fait divers larmoyant mais incapable d’aborder le fond d’un sujet en donnant comme excuse le public, qui lui, trop con, ne veut que des trucs qui lui font plaisir et qui ne sont pas trop compliqués à comprendre. Dix ans après la fameuse expression de Patrick Le Lay, les JT comme devenus des programmes comme les autres pour « vendre du temps de cerveau disponible ».

Alors je ne regretterai pas Claire Chazal. Je ne doute pas pour autant qu’Anne-Claire Coudray ne relèvera pas le niveau. Mais j’ai du mal à concevoir que les mêmes personnes qui décryptent l’actualité, vivent dans le monde des médias, et censés être l’élite française intellectuelle donc je vois passer les messages à longueur de journée, puissent s’émouvoir du départ d’une de celle qui a promo la médiocrité au rang d’art.

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Written by Benjamin Lemaire

Benjamin Lemaire, photographe réalisateur et consultant en communication.

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