Beaffle #20 : les Victoires de la Musique

Pas plus tard que vendredi dernier avaient lieu les Victoires de la Musique, où, soyons clairs, la musique n’a rien gagné. C’est précisément un 14 février que les français avaient choisi la Marseillaise comme chant national en 1789. Et c’est aussi un 14 février que YouTube a été lancé en 2005 sonnant le début des défaites de la musique en ligne.
Mais dans notre année 2014 année, en cette Saint Valentin tout à fait quelconque, tous les musiciens ont donné la main de l’industrie de la musique pour se plaindre de leur conditions d’intermittents, en attendant la Saint Marguerite où je n’ose même pas imaginer ce qu’ils vont leur sucer.

A chaque trophée qui passait des mains d’une navrante caution artistique à une nouvelle starlette annuelle, un petit discours y était prononcé. Certains remercient leur mère, leur label, leur manager et tous ces mecs et macs qui lui leur permis de se faire reconnaître, alors que le père de Stromae toujours pas. Ca s’autosuce à heure de grande écoute, comme tous les ans pendant 3 heures après s’être lamenté pendant 3 jours au MIDEM quelque semaines avant.

Et comme chaque année j’attends qu’un mec fasse un discours différent sur la musique.
Chaque année, j’espère que le discours qui marquera les esprits sera plus profond que les bavures orales de Cali aussi engagé qu’un collégien dans une élection de délégué de classe.
Chaque année j’imagine un Damien Saez qui critique sons système en chanson, mais avec des couilles.
Chaque année j’aspire à un discours à la hauteur de la baffe de Bertrand Cantat à Messier sous les hypocrites applaudissements d’une salle qui lui a déroulé le tapis et les comptes rouges pendant des années.
Chaque année j’escompte autre chose que les interminables lamentations des intermittents faussement soutenus par des présentateurs qui s’enferment dans leur loge à chaque coupure de pub pour ne pas sentir l’odeur de sueur des techniciens.

Et chaque année depuis bientôt 30 ans, chaque nouvelle starlette cathodique du moment qu’on feindra d’avoir oublié pour son prochain album, chaque ancêtre mélodique, chaque présentateur cocainomane, chaque apporteur d’enveloppe cachetonné oubliera de remercier ceux qui font la musique.

Comme depuis toujours les chefs de projets, les attachés de presse, les journalistes, les musiciens, les photographes, les directeur marketing, les caméras et tous les mecs réunis devant la scène en attendant l’open bar se branloteront la nouille entre professionnels en oubliant qui fait la musique. En oubliant qu’ils n’existent pas seulement par “le public”. “Les gens” comme disait Brel. Cet amas bêlant de clients plus ou moins humains destinés à courir dans les rayons des plus glaques rayons cultures pour acheter des albums.
Chaque d’entre eux oubliera ces dizaines de milliers de personnes qui font exister la musique en France.
Ils sont bénévoles dans des associations de village ou des MJC. Ils sont professeurs des écoles ou dans des collèges. Ils gèrent des écoles de musique. Ils dirigent des chorales, des fanfares, des harmonies ou des orchestre. Ils organisent des concerts pour une dizaine de personnes ou des festivals pour des milliers. Ils écrivent des fanzines ou des blogs. Ils gèrent des salles de spectacles ou des radios locales.

Alors, moi, Benjamin Lemaire, qui n’ai jamais reçu de Victoire de la Musique et qui ne recevra jamais de récompense à la téloche, j’ai décidé de me remettre la Victoire du Meilleur Vomisseur Radiophonique pour faire mon discours et tenir à peu près ce langage.
Sous vos applaudissements s’il vous plait.

D’accord merci pour ce prix. C’est cool, je m’y attendais pas.

Je voudrais remercier tous les mecs qui bossent à travers nos villes et nos villages, souvent gratuitement pour que nos enfants dès leur plus jeune âge s’éduquent à la musique et se mettent à comprendre comment la faire, à la découvrir et à l’apprécier.
Je voudrais remercier mon prof’ de musique de collège pour ne pas avoir arrêter notre éducation à l’éternelle flute mais pour nous avoir fait découvrir aussi bien Michel Fugain que Pink Floyd.
Je voudrais remercier tous les blogueurs qui m’ont accueilli à droite à gauche pour que j’écrive pour eux et relayer toutes les conneries que j’écris depuis maintenant 10 ans.
Je voudrais remercier tous les mecs qui ont cru un jour que les gens qui écrivent sur la musique sans être payés, bah c’était quand même des gens qui pouvaient avoir un avis qui compte.
Je voudrais remercier Radio Néo et ses compères pour supporter mes conneries chaque semaine (et un peu Virgin Radio même s’ils n’ont pas le courage de me laisser autant la parole de peur que je salisse les micros)
Je voudrais remercier mon père qui m’a fait écouter Julien Clerc, Led Zeppelin, Gainsboug, Le Forestier et les Beatles.

Enfin je voudrais remercier mon grand père qui a consacré près de 65 ans de sa vie sans la moindre Victoire de la Musique, sans le moindre Grammy, sans le moindre NRJ Music Awards, sans chercher la moindre récompense et sans jamais avoir été remunéré. Simplement pour le plaisir de
Je n’oublierai jamais cette phrase que j’entends encore résonner 20 ans après, la première du manuel de solfège qu’il nous faisait apprendre et qui devrait rester notre seule méthode de jugement, loin des projecteurs télévisuels. Elle répondait à la question “Qu’est ce que la musique ?”
La Musique est l’art de combiner les sons d’une manière agréable à l’oreille. Son but est d’abord de charmer l’oreille, puis d’intéresser l’esprit, d’émouvoir le cœur et parfois même d’exalter notre âme.

Chronique diffusée le 18 février 2014 sur Radio Néo

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Déjà vu

J’aime bien sortir un arrêt avant ou après ma station habituelle pour marcher, ou passer par une autre ligne. Pas seulement parce que j’aime changer mais aussi parce que j’ai la chance d’habiter un très joli quartier et de travailler sur la plus belle avenue du monde. Et les loyers étant bien plus chers que les abonnements aux transports en commun, c’est également plus rentable.
Ce soir là j’étais descendu à Gambetta. J’adore cette place qui vivote le soir, coincée entre le paisible Père-Lachaise et le tumultueux boulevard périphérique.

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En montant mes habituels escaliers, je réécoute Einstein On The Beach, dont le génie de la partition m’apparait beaucoup plus clair que sa lente mise en scène par Robert Wilson. Arrivé à côté de mon kiosque, je croise son regard. Il est adossé au kiosque comme s’il m’attendait depuis des heures. Caché derrière un nuage de fumée qu’il vient de rejeter, il me regarde fixement. Je l’interroge mais ses yeux ne répondent rien. Pourtant il n’est pas de ses regards perdus que l’on croise par inadvertance à qui l’on demande pardon pour le dérangement, mais bien de ces regards soutenus dont on peine à savoir ce qu’ils veulent dire. Comme ces gens qui te font parler jusqu’à ce que tu dises ce qu’ils veulent entendre.

Je lâche ses yeux pour l’inspecter de bas en haut. Il est grand, beau garçon, élégamment habillé depuis ses mocassins beiges faussement vintage jusqu’au col de sa chemise claire qui dépasse.
Il est troublant. Il n’a pas le regard interrogateur des gens qu’on croise et qu’on oublie le lendemain, ni de ceux qui viennent parler alors qu’on ne sait déjà plus qui ils sont, ni même s’ils ont déjà été. Ce n’est pas non plus celui de la personne qui cherche la confrontation ou l’attention. Il n’y a aucune animosité dans ces yeux là. Pas même la volonté d’un dialogue. Simplement celle d’une communication dont je n’arrive pas à distinguer le but.

Le reste de son visage est figé. Nul sourire. Juste des traits saillants qui entourent un visage se terminant par un menton plat au milieu duquel traine une fossette. C’est mignon. La légère pluie donne à son visage humide une apparence à la fois dure et profondément tendre. Il est un paradoxe à lui tout seul.

Pour prolonger l’instant je continue dans sa direction, pendant un mètre, évitant de partir avenue Gambetta où il se trouvera dans mon dos. A mesure que je m’approche, je vois ses yeux dans les miens. Il me regarde bien. Fixement. Lourdement. Je fais de même. Moins sur de moi. Je n’arrive pas à séparer son sombre regard mystérieux aux yeux clairs de son lumineux visage humide.

La scène a duré en tout et pour tout 5 secondes. Et pourtant sur tout le chemin, devenu plus long par la rue des Pyrénées, je ne peux m’empêcher de repenser à cette rencontre. Cette « espèce de » rencontre. Une sorte de coup de foudre visuel, sans amour ni amitié. Sans sentiment déterminé. Même s’il est de ces beautés imparfaites qui en font ma perfection c’est ce mystérieux échange de regards qui faisait de lui cette créature unique, presque irréel au milieu de la place.

Plusieurs semaines après l’évènement, alors que je n’y pensais plus guère, j’ai fait le rapprochement pour une raison totalement inconnue. Je m’en suis voulu de ne pas l’avoir reconnu même s’il avait beaucoup changé.
Ce garçon, je l’avais rencontré à l’occasion de ma première expérience professionnelle. On a souvent été amené à travaillé ensemble, au-delà des raisons qui nous avaient initialement liées. Il avait fait parti de ma vie pendant quelques temps avant de disparaitre dans les aléas de l’existence. On ne s’était jamais revus. Je ne sais pas s’il m’a reconnu ou s’il a eu une hésitation ou pire, la même amnésie décennale que moi.
Pourtant on avait partagé notre vie pendant quelques temps, et après avoir travaillé ensemble nous sommes devenus amis et il est vrai que je suis curieux de savoir ce qu’il est devenu, ce qu’il fait. Notre rencontre ne m’a jamais laissé indifférent et je ne sais pas si je l’ai vraiment oublié ou pas.

Ce garçon m’a reconnu, ou peut être pas.
Ce garçon se rappelle de moi ou peut être pas.
Mais ce garçon, c’était mon premier vrai amour.

Bun Hay Mean : (semi) chinois (plutôt) marrant

Pré Scriptum : je m’interdis toute vanne sur « rire jaune »

C’était un samedi. Je m’en rappelle parce que le lendemain c’était dimanche. C’est mon repère.
J’avais décidé d’aller voir cette nouvelle scène qu’est la Nouvelle Seine située sur la Seine qui n’a rien de n’a de nouveau en fait puisqu’elle était là avant Paris. C’est un autre truc qui était là avant Paris que j’étais venu voir : un chinois. Un chinois marrant dit l’affiche. Alors j’étais un peu perplexe parceque bon… Bun Hay Mean c’est pas seulement un nom chiant et imprononçable, c’est surtout une escroquerie. Parce que ça n’a rien d’un nom chinois. Sinon il s’appellerait Li Xui, Shun Li, Nem ou M4. En fait il est sino-khmère, ce qui veut dire que l’affiche est déjà un quart fausse.

Je rentre donc avec le doute qui m’habite tel un SDF dans son carton, peur que l’affiche mente un peu comme Jean=François Copé quand il parle de… Quand il parle.

Avant de découvrir le demi chinois que j’espère marrant comme on me l’a vendu, je découvre la salle, dans le sous-sol de la péniche qu’est la Nouvelle Seine. Ça ressemble finalement à un vrai théâtre, mais en long, et qui bouge un peu (les premières minutes sont perturbantes). Et puis c’est cool d’y mettre un semi chinois, habituellement c’était les noirs qu’on foutait dans les caves des bateaux.

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Puis soudain, le spectacle commence. En fait y’a aucune soudaineté parce qu’on est venu pour ça donc on sait bien que ça va fatidiquement arrivé, mais bon c’est aussi une façon comme une autre de captation l’attention de toi. D’ailleurs le spectacle ne commence jamais vraiment puisque Bun Hay Mean (qu’on prononce donc Bounayemine) mélange avec brio, mais tout seul, son spectacle avec les vannes ethniques en fil conducteur et ses interactions avec le public façon stand up.

C’est un peu son principal problème (surtout pour un mec comme moi qui n’aime pas du tout le stand up) : sorti des vannes sur son physique chelou (comme il dit, et comme je confirme) et sur les chinois, Bun Hay Mean tourne un peu en rond. Pourtant sur scène, il est d’une folie extravagante étonnante et son énergie ne laisse pas indifférent. Il fait régulièrement mouche avec des petites piques bien senties sur des clichés asiatiques dont il est un des seuls représentants (alors que franchement vu le nombre qu’ils sont, on se demande bien ce que foutent les autres. A part jouer au ping pong bien sur).

Bun Hay Mean s’est également fait remarqué pendant ses derniers mois pour soutenir ouvertement Dieudonné. Non pas tellement sur ses propos, mais sur la chasse à l’homme lancé contre lui, la liberté d’expression et la dangerosité que représente le fait d’interdire quelqu’un pour un possible délit scénique (j’espère ne pas déformé ses propos et ce qu’il veut dire. Sinon tant pis qu’il se démerde). Il réitère ses propos sur scènes devant un public un peu plus sceptique que sur le reste de ses textes. Et pourtant la vraie qualité de Bun Hay Mean est là. Dire de la merde qui a un sens, balancer des vannes qui cachent des trucs sérieux. Même si son discours de fond ne veut pas démontrer un chinoiphobie (c’est cool de mettre -phobie après tout en ce moment), il démontre une certaine banalisation du cliché.

Et puis Bun Hay Mean est un chinois marrant parcequ’il a été un chinois triste. Il rigole sur scène de ce qui l’a rendu triste dans sa vie. Il exulte sur scène toute l’énergie que sa timidité l’a obligé à gardé. Et ça, c’est forcément cool.

Donc pour les crétins et les fans de Kev Adams, qui sont souvent les mêmes, qui n’auraient pas capté la morale de l’histoire : si t’aimes les nems, la muraille de Chine et se marrer, va voir le Chinois Marrant et il va te contenter.

Réclame

« Chinois marrant dans la légende de Bun Hay Mean », tous les samedis à 20 heures à La Nouvelle Seine, péniche sur berge, face au 3 quai de Montebello, 75005 Paris.
Réservations : 01-43-54-08-08 et lanouvelleseine.com pour les gens qui ont les internets
20 balles pour les gens normals, 16 balls pour les étudiants et les chômeurs

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Virgin Radio : ALB

Ce soir je vais te parler de… attention… suspens… Non y’a aucun suspens en fait. Donc on va parler de ALB. Alors, ALB je l’aime bien parce qu’il fait partie de la scène rémoise que je connais bien puisque je suis du coin figure toi.

alb

Il s’est fait connaître avec Golden Chains qu’il avait fait avec The Shoes, des autres rémois donc, pour une publicité pour une célèbre voiture qu’on ne citera pas, avec 2 numéros, dont le premier est 2 et le dernier est 8. Si tu te rappelles pas t’ira écouter, tu vas forcément reconnaitre cette musique tout droit sortie d’un jeu vidéo.

Depuis il bosse souvent avec Yuksek, les Bewitched Hands ou Brodinski, qui comme par hasard sont rémois. Il a sorti au début de l’hiver un bébé EP de 4 titres dont 2 remix. Et 4 moins 2 ça fait donc 2, sachant que Golden Chains est le premier, t’aura donc compris que c’est le deuxième que je viens te présenter et il s’appelle Whispers under the moonlight qu’on pourrait traduire par Soupirs au clair de lune. C’est joli hein ?
Cette fois, rien à voir avec la musique de jeux vidéo, mais t’as peut être déjà entendu la musique parce que figure toi qu’elle est AUSSI dans une publicité pour une voiture de la même marque. On reconnaît toujours autant la voix de Clément et plutôt que d’essayer de la décrire, je te propose de l’écouter tout de suite.

Chronique diffusée le 16 février 2014 sur Virgin Radio

Beaffle #19 : rien

Pas plus tard qu’aujourd’hui c’est arrivé. J’étais tranquillement en train de boire mon thé bleu et… Oui parce que je bois du thé bleu. J’ai découvert ça y’a pas longtemps et c’est un peu plus acide que le thé vert, pas aussi oxydé que le thé noir et assez doux. Du coup c’est hyper cool le matin parce que c’est très agréable. L’aprèm par contre je suis plutôt thè noir, notamment le thé à l’amande. En fait c’est parce que j’ai décidé d’arrêter de boire de l’alcool pendant un mois complet. Du coup j’me purge tu vois. Et puis je fais genre le met en bonne santé. D’ailleurs t’as vu je suis en bonne santé hein ? C’est parce que j’ai commencé le sport.

Pas plus tard que tout à l’heure…

Oui, ça se voit pas trop trop mais c’est parce que je commence jeudi. Du coup on voit que ça a commencé à être mieux que avant mais vu que c’est de la radio, enfin ENTENDU que c’est de la radio, on voit pas trop, surtout que sur Néo on a pas encore la couleur mais si on vous en fait entendre de toutes.
Mais donc ce matin, vous allez me dire, que c’est il passé ? Eh bien figurez vous que je vais le dire et qu’en aucune manière, je cherche à éviter de raconter ce qu’il s’est passé ce matin.

Non, parce que je suis l’incarnation de la transparence. S’il fallait faire un buste de la transparence pour mettre dans toutes les mairies ça serait moi qu’on sculpterait comme un dieu grec. J’en profite pour rappeler aux auditeurs de voter #lemaire2014.
Bon, arrêtez de m’interrompre c’est pénible.

Pas plus tard que ce matin donc, s’est passé un évènement que j’attendais depuis longtemps. J’ai toujours su qu’un jour il arriverait. Je ne l’ai jamais redouté. Je ne l’ai jamais vraiment préparé non plus. Je l’ai calement attendu comme Giscard attends la mort. Patiemment, longtemps et en silence. Ce qui n’est pas plus mal, parce que franchement y’en a marre de tous les mecs qui se plaignent à longueur de journée qu’ils vont mourir de faim, de froid ou de je sais pas quelle maladie. On va tous crever hein. Alors ouais y’en a des plus prioritaires que d’autres, mais c’est pas une raison pour se prendre pour l’ELU plus malheureux que les autres. Et puis qu’ils arrêtent un peu de gueuler parce qu’avec le périph’ à 70, les photos dégueu sur les paquets de clopes et le retrait de l’amiante des bâtiments publics, ils sont bien privilégiées ceux qui peuvent mourir tranquilou.

Bref. Je digresse. Et y’a franchement aucun intérêt de dire graisse. Et dix graisses c’est beaucoup ça fait 2 fois 5 fruits de légumes par jours. Surtout que maintenant tu peux genre éliminer les graisses avec genre Activia 0%, ou genre le lait écrémé Candia ou genre le fromage blanc 0% ou genre des trucs comme ça. Mais je vais pas m’étaler sur ma théorie du genre. Bref je régresse.

Pas plus tard qu’aujourd’hui donc, c’est arrivé. Il était environ 9H03 sur mon horloge trop cool d’un mètre de diamètre, et partout ailleurs en France même chez les gens qui n’ont pas l’horloge, c’est dire si il était vraiment 9H03. J’étais en train de pas faire grand chose du tout. Et je l’ai senti arriver. En fait je n’ai rien senti arriver. Enfin si justementt. Enfin j’ai rien pas senti arriver rien. Enfin ce que je veux dire c’est que plus il était là, moins j’étais là, plus il me remplissait, plus j’étais vide. Enfin tu vois… Non ?
Bah je lisais Le Monde pendant que je buvais mon thé sur lequel j’ai déjà divagué. Ce n’est pas une métaphore. Enfin je ne lisais pas non plus des trucs écrit sur des gens. Je lisais le journal Le Monde. Et là : rien du tout.

Du coup je vais sur internet, cette inépuisable source de n’importe quoi. Et là : rien du tout.

Alors je vais plus loin dans les profondeurs abyssales : Pure Charts. Et là : rien du tout.

Alors je vais encore plus loin dans les puantes anales sulfuriques des internets : le blog de Morandini. Et là : rien du tout NON PLUS.
Vous avez bien bu, pour ceux qui boivent mes paroles, et bien entendu pour ceux dont j’inonde les oreilles. Rien. Pas un seul truc intéressant. Personne sur qui dire du mal où du bien. Pas une Myley Cyrus la chatte coincée sous une mega boule de fer. Pas un Cali engagé parce que la misère et le SIDA c’est nul. Pas un Mika pour nous faire comprendre que les moches servent à rien. Pas un seul mort cool sur qui pleurer en faisant croire qu’on savait qui c’était.

Et là, pour reprendre le code d’un célèbre KULISSIDER télévisuel, c’est le drame. Je n’avais rien à dire. J’ai pris mon courage à deux mains, parcequ’il était très lourd et j’ai décidé de ne pas vous offrir cette fussion de baffle et de giffle hebdomanaire. Tel le petit écureuil des banques, j’ai décidé d’épargner votre temps et l’honneur d’une personnalité de la musique aujourd’hui. J’ai décidé de ne rien dire, de me taire, de pas la ramener, de fermer ma gueule. Alors voila. Je serai le plus gentil chroniqueurs de la bande de la FM et des internets. Je ne dirais rien aujourd’hui. Place au débat !

Chronique diffusée sur Radio Néo le 11 février 2014