Mon film à moi au cinéma

J’avais 14 ou 15 ans quand j’ai rêvé, une nuit d’été, que je faisais un film dans le jardin de mes grands parents. Quelques années après, je l’ai fait. En vrai. J’ai tourné Clair Obscur, un court métrage sans prétention ni grand intérêt. A la fin de mes études, castré de mon matériel vidéo, j’ai du arrêté de filmer des trucs. Et c’est en travaillant avec Rod ex-Le Hiboo et en créant Soul Kitchen que j’ai mixé mes envies de vidéo et de musique en tournant plusieurs centaines de sessions acoustiques, électriques, séries et autres captations de concerts.

C’est comme ça, et avec les soutiens de plusieurs acolytes, que j’ai pu réalisé quelques projets un peu plus importants. Les SK*(wat) Sessions en soutien à Jeudi Noir, le pique nique We Pop de la copine Pauline et plus récemment deux saisons de P20RIS. Et c’est devant un burger que j’ai exposé à Henri Jamet ma volonté de faire “une captation de bâtard”. Un truc qui me fait envie. Pour montrer que les captations de concert, c’est pas seulement les machins chiants de Gérard Pullicino aux Victoires de la Musique. J’avais envie de filmer un concert à ma façon, avec mes techniques, mon image, ma façon de travailler. Et j’avais envie de le faire avec Lilly Wood & The Prick, que je suis depuis bien longtemps. Il restait moins de 4 semaines avant le concert du Trianon et j’expliquais à Henri ma volonté de placer trente caméras dans le Trianon, de faire des effets de zoom, de tremblements, d’ajouter du bruit à l’image, des flous… L’exact opposé des images lisses de la télévision. Et je lui exprimerais ma volonté de vouloir le diffuser au cinéma.

Il a accepté. Et on l’a fait.

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