Le jour où… j’ai compris mon bonheur

Ce matin j’ai compris que j’étais heureux. Pendant longtemps je me suis demandé ce que ça pouvait vouloir dire. Ce que ça pouvait être. A quoi ça pouvait ressembler.
Sans jamais vraiment l’accepter, sans le savoir, j’ai été heureux. Ces petits instants de complicité, cette main dans la mienne, ce premier baiser dans le tramway, ce câlin à la gare, ce sourire après une longue séparation, ce « je t’aime » numérique…

Toute ma vie j’ai pensé que le bonheur était une fin en soi. Quelque chose après lequel on devait courir pour finalement un jour l’attraper, ne serait-ce qu’en partie. Quelque chose de concret. Qu’on touche. Qu’on garde. Et dont on profite. Comme cet objet tant désiré pour lequel on s’assoit confortablement afin d’en profiter un maximum, le choyer, le découvrir.

Je me suis trompé. Le bonheur est n’est pas une supernova au milieu de l’univers. C’est au contraire des tas des petites étoiles que l’on peut admirer chaque fois. Être heureux, c’est savoir profiter du bonheur quand il est là. Être capable de s’en rendre compte et le regarder en face au lieu d’essayer d’aller voir toujours plus loin.

En repensant à ce que j’ai vécu en 2012, à ce qu’on m’a donné en amour, en amitié, en affection et en attention, j’ai compris que j’ai été heureux. Sans doute pour la première fois. En tout cas, c’est celle qui m’apparaît comme la plus évidente. Pour ça il a fallu que je perde ce bonheur. Comme s’il fallait se séparer d’une chose pour se rendre compte qu’elle nous manque… Ce matin j’ai compris que j’ai été heureux.

Une semaine sans toi

Une semaine. Je pense à toi tous les jours. Toutes les heures. Je me demande comment tu vas. Si tu penses à moi. Rien qu’un peu. Si je te reverrai. Si tu me pardonnera. Comment on se reparlera. Si tu m’acceptera. J’imagine. Je pense. Je fantasme. Je rêve. Je réalise. Je déprime.

Tous les jours j’ai de nouvelles choses à te raconter, mais tous les jours je les garde pour moi. Si un jour je dois tout te raconter, ça prendra des heures. Mais je saura me contenter de quelques minutes. Le simple fait de savoir que je pourrai ne pas te perdre totalement me permettrai de reprendre une vie normale.

Savoir que tu penses à moi me manques. Savoir que tu sais que je pense à toi me manque. Ta présence à distance me manque. Je montre un long escalier étroit sans balustrade et j’ai peur chaque jour de tomber et de me faire mal. Tu étais celui qui me rassurais. Celui qui me rendait utile. Celui qui me faisait comprendre pourquoi j’existais.

Une semaine déjà que tu ne me rassures et que je suis perdu. Tu me manques.