Soap&Skin


Sacha Guitry disait que « quand on a entendu du Mozart, le silence qui suit est encore du Mozart ». Voila une bien belle phrase que j’aurais pu paraphraser pour qualifier Anja Plaschg et son projet Soap&Skin. Je m’étais fait cette réflexion fin 2009 lors de ses deux concerts à l’Européen. Sa pop glaciale, touchante mais dérangeante empêchait parfois le public d’applaudir entre les morceaux, tant il ne savait pas s’il pouvait briser l’imposant silence entre ses différentes interprétations ou s’il y avait lieu d’applaudir ce qui ressemblait parfois à une longue sérénade de désespoir.

Soap&Skin

Soap&Skin


Loin des faux semblants joués par une fake Soko, on sent la sincérité d’Anja quand elle baisse les yeux ou qu’elle s’absente quelques secondes pour se plonger dans son monde avant de nous y emmener. C’est pour ça que j’avais voulu, sans succès, filmer dès 2009 Soap&Skin et insister à plusieurs reprises. Et comme par miracle, en janvier dernier, alors que je ne demandais rien…

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Written by Benjamin Lemaire

Benjamin Lemaire, photographe réalisateur et consultant en communication.

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