Hillbilly Moon Explosion

J’aime bien Hillbilly Moon Explosion. Rien que la pochette me replonge dans les folles années 50, les trentes glorieuses où tout allait pour le mieux, où les filles étaient belles, ornées de robes descendant sous le genou. Les années 50’s, celles de Presley, Perkins, Clarck et Snow…
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5 raisons de megaconnard pour ne pas manifester

Jamais cinq sans six comme disait Levi’s (à noter que d’ici prochainement on devrait pouvoir également sortir « Jamais six sans sept comme disait Peugeot »). Ainsi donc, cet après-midi, la bêlante masse révolutionnaire va se retrouver dans la rue autour de bannières rouges comme le sang de la démocratie (les personnifications allégoriques ça fait toujours bien dans un article (et les mots longs aussi (et les parenthèses aussi (mais pas trop))) pour rugir de colère face aux mesures gouvernementales vis-à-vis des retraites, des salaires, des machines à cafés et du prix du sucre qui n’arrête pas d’augmenter. Ainsi encore une fois, tels les juifs à travers la mer rouge, quelques centaines de milliers de manifestants vont tenter de traverser Bastille-Nation sans que les CRS ne se rabattent sur eux. Voici dix bonnes raisons de ne pas se rallier aux moutons rouges.

Raison 1 : le nombre
« Quand on est plus de quatre on est une bande de cons. A fortiori, moins de deux, c’est l’idéal » disait mon copain Desproges. J’ose à peine imaginer le nombre de bandes que représente un cortège manifestorial (euh…) composé d’environ 24 millions de guerriers selon la CGT et de 50.000 boeufs selon la préfecture. La loi du nombre était rarement la plus forte dès lors que la réflexion (ou la culture) est en jeu, le nombre excessif de manifestants donnera à chaque individu la sensation d’être plus fort car accompagné alors qu’il sera en réalité noyé dans une masse de gens aussi chiants et banals qu’un public des Z’Amours.

Raison 2 : la cause
La retraite c’est nul. Déjà que l’idée même d’être payé à travailler ne m’enchante guère, alors celle de l’être à rien foutre m’exaspère. Je veux être payer à autre chose. Je veux gagner ma vie en cultivant des tomate à la sueur du front des quatre kenyans (j’ai appris dans Enquête Exclusive que le marché du thaïlandais et du cambodgien était mort) dans une morte contrée limousine. Ou alors vivre d’amour et de fraiche sur l’Ile d’Arros avec François-Marie Banier. En tout cas, je m’interdis formellement (et j’ai tendance à m’écouter sur le sujet) de défiler tel un kamikaze roumain sur les Champs-Elysée lors d’un 14 juillet spécial Pays Oubliés pour une cause aussi inutile que les retraites. Pourquoi diable la CFTC et ses consorts ne trouvent ils pas des causes nobles, justes et qui feraient l’unanimité comme la réduction du prix du Kinder Bueno (1,50€ dans ma station service ce matin !) ou l’interdiction de se garer devant chez moi ?

Raison 3 : le temps
Les oscillations météorologiques sont l’invariable sujet de toutes les conversations sans grand intérêt (après la politique de Nicolas Sarkozy). Ainsi, cet après-midi s’annonce comme la journée la plus froide depuis des mois. Et l’eau tombant du ciel en direction du sol semble annoncer qu’il pleut. Comme un signe. L’eau tombe inexorablement et lamentablement sur le macadam comme l’espoir de Jean-Claude, cégétiste depuis 1977, année où il décida, suite à la mort d’Hamida Djandoubi, qu’il fallait combattre les injustices. Eh ouais.

Raison 4 : le jour
Mardi c’est le jour des rediffusions de Derrick sur France 3. Quel homme normalement constitué irait courir les rues drapeau dans une main, mégaphone dans l’autre pour sauver on ne sait quels avantages sociaux déterrés du passé alors qu’à 13H50 passe le meilleur épisode jamais tourné de Derrick : Aventure au Pirée. Celui où une hôtesse de l’air prend contact avec Klein à Athènes et lui raconte une histoire de déglingo. Une histoire de mallette qu’elle a accepté de transporter… Tourné en 1988 (année de la mort de Desproges arrivée approximativement en même que Fabius ai pris les rênes et les reines de l’arène de  l’Assemblée Nationale) cet épisode restera un bijou de mise en scène, encore aujourd’hui projeté dans toutes les écoles de cinéma allemandes.

Raison 5 : la thune
Gueuler pour avoir du pognon quand on sera vieux c’est cool. Mais moi je suis pas vieux. Et comme dirais Bené « C’est maintenant que j’veux des thunes ». Ou alors, je suis pour aller manifester pour obtenir la grève payée. Ça, ça serait un vrai avantage social. Comme la machine à café gratuite où la coke au distributeur. Parce que ce qui est clair, c’est que c’est pas en hurlant « Les vieux dans la misère, les jeunes dans la galère, on n’en veut pas de cette société là » (te marre pas, je l’ai entendu) que je vais pouvoir m’acheter mon nouveau plasma qui brancher sur la PS3 et l’ampli 9x500W pour avoir un son mega dolby stereo surround quand je joue à FIFA 2K11.
Et pis, comme toutes les manifs, ça va encore se finir au McDo, et j’y suis déjà allé hier.

Initialement publié sur Megaconnard

Sara Schiralli

Souviens toi l’été dernier, il faisait beau (ou presque), chaud (ou pas) et tu ne savais pas quoi faire le soir tellement il y avait de concert. Eh bien au beau milieu de cette fournaise digne d’un mois d’octobre à Reykjavík, j’avais rendez-vous avec Sara Schiralli à La Flèche d’Or. L’occasion pour elle de jouer avec son guitariste et son violoniste deux morceaux de son premier album.

Sara Schiralli – Roll the dice

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Sara Schiralli – Paranoïd

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Les tartines

Je ne pense pas être un maniaque pointu exclusif prêt à la torture guantánamesque pour arriver à faire passer ses bas idéaux mais il y a néanmoins (comme Michael Jackson) des comportements qui m’énervent au plus haut point.

D’abord, il y a la connerie. Mais de nature aussi chétive que Gandhi et courageux comme un moine fantassin en 1574, je n’oserais m’en prendre à la majorité tel un député communiste en mal d’espace dans les colonnes de l’Humanité.

Ensuite il y a les files d’attente. Ces interminables files d’attente, des ASSEDIC au McDonald’s, de la boucherie à Carrouf, ces insupportables rangées d’humains rangés dont la délivrance ne sera possible qu’après une parole de leur messie qui leur tiendra à peu près ce langage « Ca s’ra tout ? Ca nous y f’ra onze euros et vingt centimes. Mersihorvoir ». Je déteste qu’on me dise « Au revoir » alors que je n’ai pas quitté la caisse. Après avoir payé mes onze euros et vingt centimes qui représentent à mes tarifs de consulting actuels près de dix-huit minutes de travail, j’estime avoir le droit de prendre le temps qu’il me plait pour prendre mon plateau ou mes paquets de chips à l’oignon (ne prendez pas les chips à l’ail de Franprix elles sont vraiment dégueulasses) et de repartir en ma demeure pour apprécier en solitaire mes achats.

Mais ce qui m’énerve au plus haut point, l’Everest de mon ire, ce sont les gens qui essorent leurs tartines. Qu’y a t’il de plus inutile et paradoxale qu’une personne qui essore la tartine qu’il vient juste de tremper dans son café crème tiède ? Je fais pourtant partie de cette catégorie moyenne et acceptable de gens qui trempent leurs tartines dans… Je sens que certains sont perdus…

Les tartines

Catégorie 1 : ceux qui ne trempent rien, les austères.

Freud aurait probablement rattaché cette pratique au sadisme. Tout petit déjà, l’austère préférait aller à la piscine de boules de Walibi plutôt qu’à l’Aqualibi, ce qui aurait déjà du déclencher une prise de conscience chez ses parents qui aurait dit lire le susnommé Freud plutôt que Boule et Bill. Après avoir pratiqué l’abrupte sodomie, ainsi nommée par Jean Kullaszec, il a découvert comment satisfaire ses sadiques désirs de plans austères comme la Grèce en ingurgitant ses tartines devant un bol d’un quelconque liquide sans jamais mélanger les deux. On distinguera cependant l’austère du pauvre, qui lui, va jusqu’à attendre que le pain soit dur et l’ingurgitera sans même avoir ajouté la moindre quantité de beurre ou de confiture dessus.

Catégorie 2  : ceux qui trempent un peu mais pas trop, les normaux.

Les normaux sont, comme moi, les personnes qui trempent de manière tout à fait distinguée tel une Pamela du XVIème leurs tartines subtilement agrémentées de quelque mets, dans la continuité directe de la tradition vatelienne qui se transmet de grand-père en fils depuis le XVIIème siècle. Cette pratique est bonne et saine par elle permet aux ingrédients de se mélanger harmonieusement en créant des savoirs inédites tel un film de Canal+. Peu accessible au grand public car elle demande une dextérité, une pratique et un entrainement conséquent, le « Normal tremp » (du nom que lui a donné Anne Stuart) est à la gastronomie ce qu’Akejan Kazhegeldin est au Kazakhstan.

Catégorie 3  : ceux qui trempent trop, les névrosés obsessionnels.

Les névrosés obsessionnels sont tout simplement des normaux ratés (parfois des anciens austères de bas étages) qui ne comprennent que peu ce que le mot dosage veut dire. Souvent répugnés par l’idée de manger une tartine sèche alors qu’ils ont sous leurs narines bourrées de mucus une légère brume de Twinings Earl Grey, ils ont à cœur de tremper et surtremper leurs tartines jusqu’à ce qu’elles débordent et  régurgitent du liquide par tous les pores, comme le pif d’un  gamin de quatre ans. Certains vont même jusqu’à, paroxysme de l’horreur, faire tomber des morceaux de leurs mets dans leur breuvage ce qui a pour terrible conséquence de créer des tâches grasses aussi immondes que l’Erika.

De facto, les névrosés obsessionnels sont au trempage ce que les bikers sont à l’homosexualité. Des austères refoulés.

Catégorie 4  : ceux qui trempent leurs tartines et qui l’essorent, les kimenerves.

Enfin il y a ceux qui seront malheureusement les premiers si on en croit cette connerie de maxime. VDM. Cette dernière catégorie, probablement créée par Satan lors d’une orgiaque soirée avec Saddam Hussein après s’être rendu compte qu’on pouvait faire pire que le pica ou la carpophobie. Les kimenerves sont tout simplement des « gens » qu’on peut biologiquement qualifier d’humains de part leur anatomie mais dont les déviances nutritionnelles sont absolument intolérables. Loin de moi l’idée de juger les kimenerves tel Boy George devant Célestin II, mais quand même. Qu’est-ce qui peut donc bien pousser ces espèces de sitiomanes du petit déjeuner à tremper leurs tartines dans leur liquide puis à tenter de l’essorer comme s’ils regrettaient leur geste tout juste susnommé. Pourquoi donc ces orthorexiques du quatre-heures poussent-ils le vice de leur déviance jusqu’à faire résonner leurs petites gouttes de café afin que tout leur entourage profite de leur obsessionnelle pulsion digestive.

Je vous l’affirme, bande de gens qui le lisez, ces gens là, et je prends mon courage avec toutes les mains que ma mère a bien voulu me faire, ne méritent pas de manger.

Initialement publié sur Megaconnard