Benoît Dorémus

Une énorme affiche d’Abbey Road avec quatre Beatles dedans. Un immense jardin calme à une centaine de mètre du boulevard périphérique. Une flopée de gens qui discutent en buvant du coca. On est chez EMI.

Benoît Doremus ©Rod Maurice/Le Hiboo

Benoît Doremus ©Rod Maurice/Le Hiboo

Benoît Dorémus traverse le hall de l’immense bâtiment où siège une cabine téléphone rouge, allégorie de la légende musicale du label. Installé sur une table du jardin intérieur, il accorde sa guitare le temps de faire quelques tests sons. Derrière lui, John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr marchent sur les fameuses six bandes piétonnes d’Abbey Road…

Benoît Dorémus – Bilan Carbone

Picnic We Pop !

Petite série de vidéos réalisée à l’occasion du 2e picnic We Pop organisée par les coolissimes Margaux et Pauline. Une programmation bien cool, une ambiance bien, cool et des concerts bien cools. Cool non ?

Puggy

Gush

Ramon Mirabet ft. Amber & The Dude

Bertrand Belin

Lilly Wood & The Prick

Michael Clément

Candy Clash

Eldia

Amber & The Dude

Adanowsky

La Fiancé

La Maison Tellier

I love my neighbors

M.E.S.K.I.N.S.

A force de faire des mondanités à gauche et à droite, vous finissez par rencontrer des gens, qui connaissent des gens, qui reconnaissent des gens, qui connaissent des gens (connus). C’est dans un anniversaire de cette catégorie qu’il y a quelques mois de cela, un directeur artiste exerçant dans un major du disque me lançait « Mais pourquoi passes-tu autant de temps sur Soul Kitchen, alors que tu pourrais passer le même temps à te vendre, ce que tu fais déjà plutôt bien par ailleurs ». Typiquement une question mondaine : une interrogation perdue dans une montagne d’édulcorants complimentoires. Mon ami-accompagnateur-parrain (parce qu’on ne m’invite jamais directement dans ce genre de pince-fesses) lui répondit que c’était une manière détournée d’avoir une vitrine et donc de la visibilité voire de la crédibilité envers les potentiels clients. Et mon interlocuteur artistique de me rappeler mon article sur cette artiste qui avait utilisé mes photos arguant d’une communication gratuite à mon égard.

Certes. Depuis, j’ai quitté Soul Kitchen, mais la question reste la même. La réponse aussi. Travailler pour un support, gratuitement, suppose autre chose que le désir d’être reconnu à un concert ou par un directeur artistique -fut-ce t’il issue d’une grande maison de disques. Créer et animer un support comme les nombreux qui existent en France c’est surtout une volonté de découvrir, de faire découvrir, de rencontrer, d’admirer, d’aimer, de suivre… En somme, de se faire plaisir et de proposer du/son plaisir.

M.E.S.K.I.N.S

M.E.S.K.I.N.S

C’est en suivant cette démarche qu’est arrivé M.E.S.K.I.N.S. Ce ne sont pas des amis. Ni même des amis d’amis. Juste un groupe de quatre jeunes qui avaient envie de dire quelque chose. Alors pourquoi ne pas donner la parole quand on à l’auditoire ?

MESKINS – De blanc et de noir

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We Pop : La Fiancée

Petite artiste deviendra grande ! C’est précisément les mots que j’avais prononcé il y a quelques années quand par le fruit du hasard et grace à la magie du web je suis tombé sur les quelques morceaux d’une jeune femme répondant au pseudo de La Fiancée. Nous étions en 2006.

La Fiancée ce fut d’abord un visage, un regard à travers la vitre baissée d’une 2CV sur une page Myspace. Intrigué, j’avais alors tendu une oreille sur les quelques titres mis en ligne, encore à l’état de démos. Finalement l’univers musical de la demoiselle a très vite retenu mon attention. Trois ans se sont écoulés, jusqu’à une matinée ensoleillée d’août 2009 où je reçois un EP estampillé La Fiancée. Deuxième bonne surprise, j’apprends qu’elle est entourée et épaulée par Florent Marchet. Le conte de fée a démarré.

A l’heure où le marché du disque est plus que tristounet, que le format album ne fait plus rêver grand monde (voir personne en fait si ?), Claire – c’est son prénom à la ville – a fait un choix aussi osé que judicieux. Celui de ne pas dévoiler toutes ses cartes d’un seul coup, mais de sortir petit à petit ses morceaux, sous la forme de EP 4 titres et en vinyl s’il vous plait !

C’est sur scène qu’elle aime venir conter ses délicates compositions et ainsi les offrir au public. Des 3 Baudets à L’Olympia, en passant par La Maroquinerie la magie a opéré, le public est conquis.

A la veille de la sortie de son nouvel EP, Pauline We Pop a eu l’excellente idée de l’inviter à la deuxième édition des Pic Nic Music, qu’elle orchestre brillement avec son site ( tu vois c’est un peu THE place to be le dimanche à Paris, si t’étais pas là c’est bien dommage t’as raté des artistes talentueux et de franches parties de camaraderie !).

On a donc pu apprécier pour l’occasion trois morceaux, Les Mains Sales, On Avait Juré, et Une Histoire De Plage (reprise de Brigitte Bardot), en formation inédite pour l’occasion, avec Thibaut Barbillon des 1973 (à ce sujet aller écouter leur disque il est drôlement bien !) et Julien Ribot, réunis au parc de la Butte du Chapeau Rouge. La chanson française est une grande famille, ça fait plaisir ! Verdict : un très joli moment ! Merci beaucoup d’avoir accepté l’invitation de Pauline !

Et puis encore un grand merci à toi Pauline d’organiser ce type d’évênement !

La Fiancée – On avait juré

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We Pop : La Maison Tellier

Parc de la Butte du chapeau rouge. Paris. 13 juin 2010.

Ce dimanche là, je ferme les yeux et je laisse mon imaginaire vagabonder, guidé seulement par la musique qui baigne l’espace.
Ce sont de grandes étendues verdoyantes plantées d’arbres centenaires qui composent le paysage qui me vient à l’esprit. Les personnages qui animent ce décor semblent tout droit sortis d’un western, fiers et droits comme les cowboys des films de mon enfance. Quand j’ouvre mes paupières je n’en reviens pas : ma rêverie a pris forme devant moi. Il y a là La Maison Tellier.

4 des 5 musiciens que compte habituellement la formation sont installés sur la pelouse du parc parisien dans lequel je me trouve, à quelques pas d’un arbre majestueux. Ils jouent trois morceaux aux sonorités country teintées de blues qui sont une invitation à l’évasion dans le grand ouest américain. A l’instar de la prose de Maupassant, auteur de la nouvelle qui a donné son nom au groupe, les textes interprétés pendant la session acoustique sont réalistes et imagés. A l’écoute des titres interprétés cet après midi (La peste, Mexico city blues, l’art de la fugue), les évocations sont multiples; me viennent ainsi à l’esprit des images du film des frères Cohen O brother… qui relate l’odyssée sauvage de trois prisonniers yankee et des passages du roman de Steinbeck, les raisins de la colère qui retrace l’aventure d’une famille pauvre dans une Amérique sauvage et âpre. Je ne peux m’empêcher de penser aussi au film de Sean Penn, Into the wild, et au périple solitaire de son héros, dans la nature la plus sauvage. Pas étonnantes ces références à bien y réfléchir car La Maison Tellier c’est aussi une histoire de famille. Et de grand Ouest.

La Maison Tellier ©Claire Dori

La Maison Tellier ©Claire Dori

De famille parce que les 5 musiciens qui habitent cette maison là se revendiquent comme appartenant à une même fratrie. Et tant pis si c’est pour de faux. De grand ouest parce que ce groupe originaire de Rouen emprunte à un auteur normand son nom de scène.

La voix posée sur la musique a souvent des accents de Bashung et s’accorde à merveille aux textes sombres et riches en nuances qui habillent les mélodies qui pour leur part rappellent Johnny Cash ou John Hartford. La Maison Tellier nous fait voyager le temps de trois titres entre espoir et illusions perdues, elle nous embarque dans un périple musical dépaysant, une fugue champêtre qui nous ferait oublier pour un temps que l’on est coincé à Paris en ce beau dimanche de printemps.

Au milieu d’un morceau, évènement inattendu, un personnage haut en couleurs vient faire une incursion au milieu des musiciens. On se prend à se demander comment les choses vont bien pouvoir évoluer et on n’est finalement pas surpris de voir que tout se déroule comme si de rien n’était : La musique continue et l’invitée surprise qui se met à danser contribue à donner corps à l’ambiance singulière qui s’installait au gré des notes jouées par le quartet. La tenue bigarrée de l’ondulante mélomane, l’éclat du bugle rutilant sous le soleil, les tons boisés de la contrebasse et le sourire des musiciens composent un ensemble contrasté particulièrement réjouissant dans le cadre bucolique du parc de la Butte du chapeau rouge.

Quand la musique s’arrête les quatre frères de son se prêtent gentiment au jeu des photos souvenirs. Alors que l’on se dirige ensemble vers l’arbre sur lequel était accrochée la bannière « We Pop » devant laquelle nous avons réalisé la photo rituelle de fin de session, je lance un « et pourquoi pas là, ça me parait bien, non ? ». Ni une ni deux, s’inspirant de l’idée de Louis, charmant petit ange blond jusque là perché sur une lourde branche, ils s’installent donc autour et dans le cèdre bleu pour une photographie à l’image de leur univers : sobre et intemporelle, élégante et sauvage.

Maupassant a écrit que le romancier doit tout mettre en œuvre «pour produire l’effet qu’il poursuit c’est-à-dire l’émotion de la simple réalité ». La Maison Tellier a su mettre en application ce grand principe dans la conception de sa musique. On peut leur dire merci.

La Maison Tellier – L’Art De La Fugue

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La Maison Tellier – Mexico

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Réclame

Photos par Annaïg et Claire Dori

Caroline Loeb

Le 28 mai, je publiais sur LeTransistor une vidéo de Bertrand Belin interprétant Hypernuit sur la port de l’Arsenal. Depuis je l’avais recroisé au pic-nic We Pop accompagné d’un duo de cordes. Dans le texte accompagnant la première session, j’avais fait un petit appel (discret) à Caroline Loeb -avec qui Bertrand Belin travaille- en lui disant que si jamais elle passait par là, qu’elle me fasse signe.

Caroline Loeb

Caroline Loeb

Eh bien Caroline Loeb est passée par là. Et elle m’a fait signe.

Quelques semaines après, rendez-vous était pris sur Le Café Barge, une magnifique péniche-restaurant en face de la maison des métallos. Accompagnée de deux musiciens –Gerald Elliott à l’accordéon et Pierrick Hardy à la guitare- et et de son éditeur, Caroline révise rapidement et se met à son aise. En fait, elle en impose. Classieuse et élégante, Caroline interprète non sans émotion, La place du mort, extrait de son dernier album aux paroles sombres, rendant un parfait hommage aux chanteuses des années 50’s –Zizi Jeanmaire inside-.

Caroline Loeb – La place du mort

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Eh puis arrive la surprise. Le K-Do Bonux Track. J’avais abandonné l’idée de lui demander de refaire son tube qu’elle doit interpréter systématiquement dès qu’elle doit passer à la télé depuis 1986, celui que l’on doit subir à chaque apparition publicitaire d’une certaine marque d’assurance, celui si souvent massacré à coups de reprises malveillantes (quoique, même si Quentin Mosimann a démontré qu’il avait le talent d’un ananas, Philippe Katerine en un fait une générique de porno-chic en noir blanc vraiment cool).
Pouf pouf. Caroline m’annonce donc qu’elle a travaillé avec ses musiciens sur un arrangement spécial accordéon/guitare de C’est la ouate. Eh bien le voici.

Caroline Loeb – C’est la ouate

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P20RIS : Edward Barrow

EPISODE 20
Paris, 20ème arrondissement.

Vingtième et dernière session de P20RIS. Et comme le vingtième est légèrement surélevé par rapport à Paris, on obtient la meilleure vue sur les toits de la capitale. Quoi de mieux pour finir ces sessions qu’un petit panorama romantique de cette ville aux mille facettes sur la musique d’Edward Barrow. Y’a de quoi tomber amoureux: du chanteur, de la ville, de sa moitié ou même de soi, afin d’avancer.

Bref, un moment plein de poésie.

P20RIS : Clint Is Gone

EPISODE 19
Paris, 19ème arrondissement.

La session de Clint Is Gone a été tournée en fin du marathon. On commence à accuser le coup de la fatigue accumulée. Aussi, après avoir couru toute la sainte journée, ça fait plaisir d’atterrir chez une friendly face. Marion nous prête son immense canapé pour accueillir Antoine de Clint Is Gone. En plus, ça tombe bien, ils parlent tous les deux le « Jean Isnar » (c’est une œuvre d’art, donc à nous ça nous passe au-dessus de la tête) comme quoi, le monde est petit !
Antoine représente aujourd’hui le groupe tout seul, donc pas de violoncelle cette fois-ci. Mais il fait ça bien : détendu et le sourire aux lèvres. Une sorte de pause Kit-Kat cette session !

Clint Is Gone – John

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