Peter Pan : JM Barrie raciste ?

Peter Pan a souvent été qualifié de raciste dans la seconde moitié du XXème siècle. De la même façon que Tintin au Congo caricature les noirs africains tels que la culture populaire de l’époque les voyait, JM Barrie écrit des Amérindiens (des Pickaninny) qu’ils sont des des « peaux rouges » (redskins). La tribu est effectivement toujours décrite de manière grotesque en ne se focalisant que sur les coutumes connues comme le calumet, les danses et les peintures corporelles. Ils sont toujours décrits de manière négative, souvent violente, comme étant un peuple simple(t) et puéril : ils surréagissent à chaque attaque des enfants perdus et menacent de bruler leurs victimes attachées à un poteau.

Dans un article sur Peter Pan et le féminisme, Allison McCarthy résume la situation : « Ses représentations de peuples autochtones décrivent plusieurs à reprises le comportement «sauvage» d’une tribu guerrière prête à tuer des petits enfants blancs ». La réalité est moins manichéenne, et permet surtout un contraste entre Lily La Tigresse la fille fragile et jolie qui souhaite séduire Peter et Wendy, forte et sure d’elle. En réalité, JM Barrie suit les clichés culturels de l’époque pour dépeindre un groupe de personne simplement. D’autant que pendant les premières représentation en 1904, la tribu n’était pas grimée.

Les Peaux-Rouges ne sont pas décrits comme agressifs parce qu’ils ont une couleurs de peaux mais parce que Neverland est un endroit sauvage et stéréotypés créé au début du XXème siècle. Les allusions largement mises en avant dans la version de Disney ont totalement disparus de celles de PJ Hogan en 2003. Pas plus de racisme que de sexisme donc, contrairement à ce que voudrait démontrer McCarthy dans son article, simplement des époques différentes avec des cultures différentes. Les enfants et adultes du monde ont plus à apprendre des valeurs morales de personnages de l’enfant qui ne veut pas grandir que de prétendus clichés dépassés.