Frédéric Lefebvre est-il con ?

Depuis plusieurs mois, la France (et surtout la blogosphère) suis les méfaits et gestes du porte parole de l’UMP qui semble porter ce qu’il n’a pas. Frédéric Lefebvre donc, accumule, et ce de manière exponentielle, les frasques, gaffes, conneries et autres dérapages. Ainsi, la question se pose donc : Frédéric Lefebvre est il un con ou incompétent ?

Sur le papier -et de loin- Frédéric Lefebvre ne semble pas plus incompétent qu’une quelconque Ségolène Royal en matière numérique. Ex-lobbyiste non assumé, animateur du Club Parlementaire, désormais avocat, Lefebvre ne parait pas plus inapte à parler sur des sujets qu’il ne connait qu’un autre. Et pourtant, il a, à de nombreuses reprises, fait part de propos hasardeux, déplacés ou nuls dans ce domaine, notamment avec ce plat rapport qui est le sien « Les TIC comme levier de croissance » qui ressemble d’avantage à une réclame pour une marque d’hormones de croissance qu’à une rapport pour la fin des Assises du Numérique. Outre le style levyesque de l’écriture, les propos tenus sont absolument sans engagement et sans intérêt, à l’image de ce magnifique extrait.

Ce qui fait aussi la force d’Internet, c’est que des individus peuvent créer rapidement beaucoup de valeur, en partant de peu ; il suffit d’avoir un ordinateur à 400 euros et une connexion Internet pour moins de 30 euros par mois

On se rappelle également ses propos approximatifs sur BFM TV à la question « Qu’est ce que le web 2.0 ? » où la seule réponse de celui qu’on imaginait Secrétaire d’Etat à l’Economie Numérique (finalement donné à NKM) fut un écrasant « Bah, le Web 2.0, c’est tout simplement l’internet d’aujourd’hui ». On a encore également en mémoire ses propos outrageants et insultants du proche de Nicolas Sarkzoy à l’Assemblée Nationale alors qu’il remplaçait André Santini.

L’absence de régulation financière a provoqué des faillites. L’absence de régulation du Net provoque chaque jour des victimes ! Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ? Combien faudra-t-il de morts suite à l’absorption de faux médicaments ? Combien faudra-t-il d’adolescents manipulés ? Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux quatre coins du monde ? Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le pillage de leurs œuvres ?
Il est temps, mes chers collègues, que se réunisse un G20 du Net qui décide de réguler ce mode de communication moderne envahi par toutes les mafias du monde.

Il y a plus de dix ans, j’ai passé quelques bouts de nuits à ses côtés dans certaines caves du 18ème arrondissement – peut-être y étiez-vous aussi, monsieur Bloche ? – pour mettre en route des serveurs. Je connais donc parfaitement Internet.

Internet reste l’un des lieux du monde où règne le capitalisme sauvage, le libéralisme sauvage.

Si l’on rajoute à cela ses communiqués plein de fautes d’orthographe qu’il envoie sans même les relire « à que de [son] Blackberry » -le marque appréciera la publicité-, il est évident de conclure que « Oui, Frédéric Lefebvre est incompétent ».

Pourtant autant, peut-on dire que Frédéric Lefebvre est un con ? Légalement, non. Les nouvelles lois de 1881 sur la liberté de la presse m’en empêchent, de même qu’elles m’empêchent de copier intégralement des articles. Mais constatant que Monsieur Lefebvre se fout éperdument des lois dont il fait l’apogée et qu’il ne semble pas connaître ses lois (heureusement qu’il n’est pas avocat) alors j’affirme que oui, Frédéric Lefebvre est un con.

Obama : une année d’incompétence plus loin

Le 4 novembre, nous fêtions gaiement le premier anniversaire de l’élection du premier Président noir américain. C’était bien la seule chose que l’on pouvait fêter. Le 4 novembre 2008, le monde occidentale découvrait qu’on pouvait être noir, américain et Président oubliant par la même que nombre de noirs avaient déjà réussi aux Etats-Unis alors qu’en France on s’étonne encore devant le succès d’Harry Roselmack -qu’on voit d’ailleurs prochainement envoyé fait une émission dans une cité, toute façon je ne vois pas trop ce qu’on peut faire d’autres avec un noir… merci TF1-

Le 20 janvier, les cotillons seront de sortie pour fêter le premier anniversaire du début du boulot de Barack Obama. Pourtant, le premier bilan d’Obama n’est guère réjouissant. Après une série de bourdes qui n’auraient pas été pardonnées à un Républicain -ou à Sarkozy- (payer une bière à la Maison Blanche à un innocent après l’avoir insulté de raciste, écrire un mot d’excuse scolaire alors qu’un citoyen lui parle etc.), le 44e Président s’est également lourdement planté sur sa politique intérieure.
Accablé par un contexte économique très mauvais, Barack Obama avait pourtant fait preuve de lucidité et avait même réussi à obtenir une croissance de 3,5% après avoir concédé près de 800 milliards de dollars aux différents organismes financiers. La récession semble désormais écarte et la stabilité obtenue cependant, le chômage s’est largement aggravé atteignant presque les 10% en octobre (le plus haut taux depuis 25 ans) et le plan de relance ne semble guère améliorer les choses.

La deuxième grande réforme d’Obama devait être la santé. Alors que 50 millions d’américains n’ont pas de couverture santé, l’administration Obama entend créer une sorte de Sécurité Sociale -qui donc est un puissant gouffre financier chez nous-. Bien qu’intéressante, la réforme a bien du mal à être accepté par les conservateurs et les républicains qui la taxent d’assistanat. L’électorat blanc traditionnel se trouve gêné dans cette mesure qui concernerait majoritairement les familles noires les plus pauvres. L’année 2010 devrait voir éclore cette mesure qui était l’un de ses grands thèmes de campagne.
Autre grand thème abordé pendant sa campagne : l’écologie. En fait non. Le réchauffement climatique, qui est beaucoup plus porteur (et qui a surtout valus un prix Nobel à Al Gore dont il est le successeur). En tant que Président du premier pays producteur de gaz à effets de serre, Obama a en effet les billes pour faire changer les choses. Les premières mesures, minimes, sont en route, mais l’administration Obama n’annonce aucun an d’envergure avant la fin 2010, mais devrait profiter du sommet de Copenhague dans quelques jours pour annoncer une mesure populiste à long terme, sans pour autant se mettre à dos les gros états producteurs de pétrole tels que le Texas, la Louisiane ou la Virginie.

Par ailleurs, toutes les « petites promesses » qu’avait faites Obama pour se différencier de son prédécesseur semblent s’envoler. Adieu la transparence à la Maison Blanche sur les correspondances ! Le nombre de « Secret d’Etats » est passé de 5% des correspondances à plus de 15%. Oubliée les promesses l’abolition de la torture ! Alors que Guantanamo n’a toujours pas fermé ses portes, l’administration Obama poursuit les efforts de celles de Bush pour que des milliers de documents documentant la torture sur le territoire américain ne soient pas diffusés. Une récente enquête espagnole accablante parle de torture physique (écrasement des testicules, inoculation de maladie, waterboarding) mais également morale (privation de sommeil, menaces familiales). Obama a admit leur existence dans son discours du 24 aout dans le Wisconsin. A une question d’une journaliste il répond alors qu’il pense que leur publication « pourrait mettre en danger les troupes ».

Mais le gros point noir –enfin…- d’Obama reste la politique internationale. Même s’il garde encore son aura de premier Président noir par contraste avec Bush et qu’il a reçu le Nobel de la Paix (qui sera la plus belle blague de l’année si Ségolène Royal n’annonce pas sa candidature pour 2010 avant le 31 décembre), Obama n’a pas fait bouger d’un iota la situation israélo-palestinienne. Obama s’est même incliné devant les israéliens en abandonnant sa demande de gel des colonies ! Certes, un désengagement de l’Irak a commencé mais c’est uniquement au profit du « maintien de l’ordre » en Afghanistan où 80% des militaires sont américains et où l’on vient de vivre une des plus grandes fraudes électorales de l’Histoire, juste après l’Iran où Obama patauge méchamment dans le marais du nucléaire. Malgré ses régulières annonces, la situation n’est toujours pas réglée, et l’Iran nargue encore la première puissance mondiale. Jusqu’ici, Barack Obama préfère soigner son image que d’engager des négociations houleuses, comme on a pu le voir récemment en Chine où aucune accord et aucune discussion n’a été engagée.

Par ailleurs, alors qu’il allait recevoir le Prix Nobel, Barack Obama faisait voter le 18 mars 2009 un plan de recrutement militaire pour la jeunesse américaine qui répond au gout nom de « Generations Invigorating Volunteerism and Education Act». Ce plan avait été initialement prévu par… George W. Bush.

Reste qu’un an après son accession au pouvoir, Barack Obama qui a fait campagne sur espoirs et illusions fait aujourd’hui son bilan sur des demi-mesures et d’autres promesses. Malgré quelques avancées qui frôlent la démagogie (la santé pour les pauvres et l’écologie pour les autres), les grands chantiers d’Obama se résument aux conflits armées qu’a engagé l’Amérique depuis l’administration Bush et à injecter des centaines de milliards de dollars dans le système bancaire sur les ordres de la Federal Reserve Bank. C’est finalement exactement le résumé des années Bush Jr.