Qui c’est qu’a la plus grosse ?

En faisant la rond quotidienne sur le monde des blogs j’ai lu à trois reprise des internautes s’attaquant violemment aux salaires de certaines personnalités politiques, économiques ou sportives arguant qu’un ministre ou qu’un P.-.D.G. gagnait en un mois le salaire de leur vie. Ma question est : est-ce qu’en un moins, ces internautes peuvent faire perdre leur emploi à 1.000, 15.000 ou 300.000 personnes ? Et puis que sont ils ces chiffres. Voici un rapide tour d’horizon des salaires français.

Nom
Salaire mensuel
Activité
Zinédine Zidane
1.080.000 €
Footballeur
Tony Parker
816.000 €
Basketeur
Lindsay Owen Jones
660.000 €
Président de l’Oréal
Amélie Mauresmo
566.000 €
Tenniswomen
Michel Polnareff
450.000 €
Chanteur
Daniel Bouton
275.000 €
PDG de la Société Général
Daniel Auteuil
266.000 €
Acteur
Laure Manaudou
125.000 €
Nageuse
Marion Cotillard
91.000 €
Actrice
Jean-Luc Delarue
71.000 €
Animateur, producteur
Marc Levy
28.000 €
Ecrivain
Bruno Coulais
21.000 €
Compositeur
Nicolas Sarkozy
20.451 €
Président de la République
Georges Berthelot
15.000 €
Trésorier-payeur général
Roselyne Bachelot-Narquin
13.905 €
Ministre de la Santé
Rama Yade
12.795 €
Sécrétaire d’Etat des charge des Droits de l’Homme
Philippe Séguin
11.160 €
Premier président de la Cour des comptes
Michel Gaudin
8.100 €
Préfet de Police
Bernard Thibault
7.900 €
Secrétaire général de la CGT
François Hollande

6.952 €

Député
Charles Pasqua
6.952 €
Sénateur
Bertrand Delanoë
5.397 €
Maire
5.325 €
Bijoutier
Jean-Paul Huchon
5.200 €
Président du CR d’Ile de France
Difool
3.100 €
Animateur radio
1.700 €
Salaire moyen en France
1.280 €
SMIC
941 €
RMI
661 €
Soldat
692 €
Pasteur

Sur quelle base est calculée un salaire ? Principalement sur ce que la personne qui le touche produit. C’est l’exemple typique des sportifs qui génèrent d’importantes recettes grâces aux sponsors et aux partenariats faits sur la base de leurs résultats. En effet, un sportif qui gagne influence sur l’image des marques qu’il porte et l’audience des médias sur lequel il est (et donc les publicités qu’ils diffusent. Secondement il est lié aux responsabilités -et donc aux risques- dûes au métier. On pourrait donc en conclure qu’un soldat ne prends aucun risque alors que Mauresmo risquerait sa vie tous les jours. Mais le rêve ? Combien vaut le rêve de millions de téléspectateurs de TF1 ? (voir ci-dessus)

Betancourt : à la recherche d’un consensus

L’arrivée hier a Caracas des quatre otages libérés par les FARC n’a pas seulement été marquée par les embrassades avec les familles reconstituées. Deux des quatre otages ont déclaré que la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt, détenue comme eux depuis 6 ans, était « très très très malade ».

Dans un communiqué, Yolanda Puleccio, la mère d’Ingrid a demandé un « d’urgence un geste humanitaire » et de libération « immédiate » de sa fille. Après la réaction de François Fillon estimant que la vie de l’otage tenait à une « question de semaine », le président de la République a aussitôt lancer un appel en direction de Manuel Marulenda, le n°1 des FARC, en vue de la libération d’Ingrid : « C’est une question d’urgence humanitaire » a t’il déclaré avant d’affirmer qu’il irait la chercher « [lui]–même à la frontière entre le Venezuela et la Colombie si ça devait être une condition ». Il a enfin insisté sur la position de la France qui La « reste mobilisée jusqu’à la sortie du dernier otage, je m’y engage. Il faut qu’on arrive à faire libérer Ingrid Betancourt ».


Lorenzo et Mélanie Betancourt le 23 février 2008 (c) B.LEMAIRE

Après la vague de messages officiels, une conférence de presse s’est tenu au Lutetia se matin. Lorenzo, le fils d’Ingrid y est apparu tremblant, au bord des larmes : « On n’a plus le temps. Maman, l’être que j’ai de plus cher au monde est en train de mourir ». Il a ensuite appelé la communauté internationale à se mobiliser encore une fois « pour le bien de la liberté, pour la vie ».

Son père, Fabrice Delloye, ex-mari d’Ingrid, ne s’est pas montré plus optimiste : « Ingrid est en train de mourir. Elle est atteinte depuis longtemps d’une hépatite et chaque crise est plus dangereuse que les autres ». Il a également lancé un appel au nom de toutes les familles des otages «aux chefs d’Etat du monde entier à apporter leur soutien au président Alvaro Uribe pour qu’il accepte courageusement dans les plus brefs délais de discuter d’un accord humanitaire» avec la guérilla des FARC. L’appel a été relayé par l’ex-parlementaire et otage Consuelo Gonzalez, libérée en janvier, qui a fondu en larmes. «Président Uribe. Donnez-nous la main pour que mes compagnons retrouvent la vie», a-t-elle lancé.

Consuelo Gonzalez @ Rassemblement pour le 6e anniversaire de la détention d'Ingrid Betancourt
Consuelo Gonzalez le 24 février 2008 à Paris (c) B.LEMAIRE / WOSTOK

Betancourt : évacuation sanitaire nécessaire mais compliquée

Les 3 hélicoptères de la CICR viennent d’arriver dans la nuit à Caracas avec à leur bord les 4 otages qui viennent de retrouver leurs familles. A l’issue de la conférence de presse, un des quatre otages e exprimé son inquiétude vis à vis d’Ingrid Betancourt, retenue depuis 6 ans dans la jungle colombienne. Luis Eladio Perez déclare l’avoir croisé pour la dernière fois le 4 février : « Elle était très très très malade ». « Elle souffre d’une hépatite B récurrente et est proche de la fin », a ajouté Gloria Polanco, autre otage libérée lors de la dernière opération. L’ex-otage affirme également que les FARC sont « sans pitié » avec elle : « Elle est enchaînée, entourée de personnes qui ne lui ont pas rendu la vie facile. Ils ont passé leur colère sur elle »
Le président vénézuelien Hugo Chavez a aussitôt demander aux FARC de changer Ingrid Betancourt d’endroit : « Transportez-la dans un camp près de vous, pendant que nous continuerons à travailler à sa libération définitive ». Dans un communiqué adressé à la radio privée Caracol, les FARC ont annoncé c’était la fin des libérations unilatérales –6 depuis janvier- et qu’ils attendaient désormais un retrait militaire à Pradera et à Florida dans le sud-ouest de la Colombie et un corridor d’approvisionnement stratégique dans les Andes, pour poursuivre les libérations, une condition toujours refusée jusqu’ici par les autorités. Cette précisément cette zone démilitarisée que refuse de leur céder le président colombien Alvaro Uribe.
Les FARC retiendraient encore plusieurs centaines d’otages comme Ingrid Betancourt, devenue la symbole des otages dans le monde. Cependant, la mobilisation médiatique sans précédant pour sa libération ont considérablement fait augmenter son « prix ». Aujourd’hui, il est certain que quand la sénatrice franco-colombienne sera libérée, les FARC perdra leur plus grosse monnaie d’échange mais également leur présence sur la scène politique internationale ou certaines organisations proposent de les retirer de la liste des organisations terroristes. Ainsi, on peut aisément penser que sans geste important de la part du président Uribe, Ingrid Betancourt sera parmi les derniers otages libérés, conséquence perverse de la mobilisation intense des différents comités de soutiens. Selon la FICIB, cette affirmation « ne tient pas. Tout d’abord, cela a été une question de vie ou de mort… Peu de gens se souviennent probablement aujourd’hui que lorsque Ingrid a été enlevée, ses ravisseurs avaient donné au gouvernement colombien un délai maximum d’un an pour procéder à un échange de prisonniers, faute de quoi ils ne répondaient pas de la vie de leur otage. ». C’est d’ailleurs l’adage que les comités de soutien avaient choisis en 2002 : Parlez d’Ingrid, elle vivra ; oubliez-la, elle mourra !

Mahomet, presse, vérité et les autres

Certaines réactions récentes de ci de là tentent à faire croire que j’écris sans connaître mes sujets. Quand je ne connais rien à un sujet, je ferme ma gueule. Quand un sujet me dépasse, je ne fais pas mon ministre, je ferme ma gueule. Quand un sujet est trop sensible, je fais mon Le Pen, je peux pas m’empêcher de la ramener.

Ayaan Hirsi Ali @ Normal Sup'
Hayaan Hirsi Ali le 10 février 2008 à Paris

L’histoire des caricatures ne Mahomet ne commence pas à leur publication, mais bien avant, en 2004. Theo Van Gogh -un réalisateur hollandais bien connu dans ton pays pour ses films mais également pour les propos sur « la préoccupation juive autour de Auschwitz » et sur les propos sur les musulmans qu’il qualifiait de « baiseurs de chèvres »- travaille alors sur l’adaptation des écrits de Hayaan Hirsi Ali dénonçant la soumissions des femmes dans la religion islamique. Il y filme, notamment, une femme maghrébine nue sur laquelle plusieurs phrases du Coran sont inscrites. Le réalisateur sera assassiné par Mahommed Bouyeri le 2 novembre 2004 blessé par 8 balles. Il lui plante également deux couteaux dans le corps dont un auquel est accroché un message menaçant destiné à Hayaan Hirsi Ali. Lors de son procès le jeune fanatique marocain a déclaré que s’il avait un jour « la chance » d’être libéré il recommencerait car « c’est la devoir de tout bon musulman de combattre les ennemis de l’Islam ». Hayaan Hirsi Ali est alors mise sous protection par les Pays-Bas –protection qu’elle perdra courant 2008 car le gouvernement refuse de continuer à la financer- tandis qu’une fatwa est prononcée contre elle par plusieurs organisations islamiques dont la Mosquée Rouge.
Suite à l’affaire Van Gogh, le journaliste danois Kåre Bluitgen s’est plaint que personne ne voulait illustrer son livre « Koranen og profeten Muhammeds liv » de craintes de représailles. Flemming Rose, alors rédacteur en chef du Jyllands-Posten, demande à 40 illustrateurs de faire des dessins de Mahomet. Le 30 septembre 2005, le premier quotidien danois publient en couverture les 12 caricatures reprises deux semaines plus tard en Egypte par Al Fagr et qui ont depuis fait le cours des plus grandes parutions du monde. Plusieurs communautés musulmanes réagissent violemment arguant que dans la religion islamique la représentation du prophète Mahomet est proscrite. Plusieurs ambassades de pays musulmans quittent le pays et plusieurs embargos sont menées contre les produits danois. Mais après les dimensions politiques viennent les dimensions personnes. Plusieurs dessinateurs sont alors menacés de mort. Les services secrets danois et les unités de lutte anti-terroriste avoueront même avoir déjouer 18 attentats.

Caricature de Plantu dans Le Monde
Le débat de fond est lancé. Doit-on au prix de la liberté de croyance et des lois coraniques -et religieuses plus généralement- restreindre la liberté de la presse ? Les juges de plusieurs pays –occidentaux- on tranché : les caricatures de Mahomet ne sont pas outrageants et les lois religieuses n’ont aucune raison d’être appliquée. Trois des douze dessinateurs sont pourtant toujours sous protection rapprochée et permanente et même si les tensions sont bien moins visibles elles restent pourtant autour toujours bien vivantes. Pour preuve, Islamabad a récemment interdit aux fournisseurs d’accès de son pays l’accès au site de partage de vidéos YouTube suite à la re-publication des caricatures. Une jolie preuve de démocratie et de respect de la liberté d’expression.
De quoi est coupable de religion islamique ? Les guerres de religions ? Le fanatisme ? L’Islam est une religion jeune qui a simplement 650 ans de retard sur les autres religion abrahamique (la mort de Mahomet est datée de 632). Il y a 650 ans, les catholiques étaient encore en croisade pour leurs idéaux religieux et le fanatisme était à son paroxysme. Les islamistes ont néanmoins des moyens technologies que les Croisées ne possédaient pas. Peut-on reprocher à l’Islam de faire aujourd’hui les erreurs que l’Eglise a fait hier ? C’est finalement le même problème quand l’Europe reproche à la Chine sa révolution industrielle au dépit de l’environnement alors qu’elle a fait la même erreur quelques siècles auparavant. Lorsque l’histoire se répète « c’est la première fois comme tragédie et la seconde fois comme farce » affirmait Karl Marx. C’est sans doute pourquoi les communistes espèrent encore revenir au pouvoir. Une belle farce.

La liberté de la presse encore bafouée

Suite à de nombreuses pressions d’Islamabad, YouTube a du supprimer les 12 caricatures de Mahomet. C’est une -encore- atteinte considérable à la liberté de la presse et à la liberté d’expression. L’Islam n’est qu‘une religion, et si ses plus hauts dignitaires ne sont pas en mesure de respecter les lois fondamentales qui régissent le monde et notamment la Déclaration des Droits de l’Homme qu’ils ont signé et ratifié alors peut-être faudrait-il songer à scinder cette pratique religieuse en deux segments et classifier comme sectaires les personnes qui pensent au XXIème siècle que la vie, les opinions, les croyances et les pratiques doivent être conformes à ce que eux pensent.

Les douze caricatures parues initialement dans le Jylland Posten

Lindsay Lohan, pire actrice 2007

Juste avant les Oscars sont remis des puis une dizaine d’année une série de prestigieuses récompenses, les « Framboises d’or » récompensant les pires évènements cinématographiques de l’année. Cette année, Lindsay Lohan remporte le pire premier rôle féminin pour sa pitoyable interprétation de jumelles dans « I know who killed me », qui a également décroché le titre de pire film de l’année. Le film s’est d’ailleurs fait remarqué en remportant en tout huit « Framboises d’or », dont une pour son réalisateur, Chris Silverston et une pour son scénario. Il a également remporté la « Framboise d’or » de la pire excuse pour faire un film d’horreur.
C’est aussi une récompense qui vient clôturer une merveilleuse année pour la jeune starlette qui compte également à son palmarès deux arrestations pour conduite en état d’ivresse et possession de drogue, une cure de désintoxication, deux ruptures amoureuses et une heure en prison. Une belle série que n’égale pas Eddie Murphy mais écope néanmoins de trois récompenses à titre personnelles ses performances dans la comédie « Norbit », où il incarne trois personnages. Il a obtenu les titres de pire acteur, de pire second rôle masculin et de pire second rôle féminin.
Les trophées sont des fausses framboises de la taille d’une balle de golf posées sur une bobine de film Super 8, le tout peint en jaune doré et d’une valeur estimée à 4,97 dollars. Ils sont remis traditionnellement à la veille des Oscars par la « Fondation des framboises d’or » qui décerne ces prix depuis 1980.

Les énarques vont à nouveau frapper

Suite à plusieurs rapports demandés par l’Education Nationale, il semblerait que plusieurs énarques (néologisme issu de ENA inventé par eux-mêmes) vont encore devoir travailler (sic !) sur des jolis phrases pour faire croire qu’ils ont changer en profondeur le système. On se souvient des dernières réformes énarques qui avaient changés les instituteurs devenus professeurs des écoles en « inducteur de métacognition », les cancres en « apprenants en situation de réussite différé » et les ballons de rugby en « référentiel bondissant aléatoire ». Aucune organisation de géniteurs d’apprenants ne semblent concerné par les consternantes réformés privilégiant la forme à l’exclusion du fond. Décidément, les énarques sont les Pablo Escobar du vocabulaire !

Presse et justice peuvent ils s’entendre ?

Le procureur de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, a décidé d’ouvrir une enquête suite aux photos parues dans Paris Match illustrant une perquisition lors de la vaste opération policière à Villiers-le-Bel. Elle a jugé que les photos montrant l’interpellation d’un homme en slip à son domicile et la perquisition de son logement portaient « gravement atteinte à la dignité humaine ». Le ministère de l’intérieur par la voix de son ministre, Michèle Alliot-Marie, a saisi l’IGPN afin d’enquêter sur les circonstances dans lesquelles Paris-Match a pu faire ses photos. Le porte parole du ministère, Gérard Gachet a déclaré que cette équipe, munie des autorisations nécessaires, suivait la BRI de Versailles depuis une semaine. L’opération avait suscité de nombreuses réactions en début de semaine en raison de sa médiatisation. De nombreuses personnalités de l’opposition avait convoqué la presse autour d’eux pour fustigé l’utilisation de la presse.
Le ministre de l’intérieur a déclaré cet après-midi qu’elle souhaitait engagé une réflexion afin de mettre en place un système permettant « à la fois à la presse de faire son travail et aux forces de sécurité d’accomplir leur mission, le tout dans le respect des libertés publiques et de la présomption d’innocence » se gardant bien de porter un jugement sur le travail des photographes de Paris-Match.
Ce dossier va sans aucun doute relancer le débat de la liberté de la presse quelques jours après que le président de la République ai déposé plainte au pénal pour « l’affaire du SMS ». La principale différence est que personne dans l’affaire du SMS ne juge la qualité de l’article du journaliste mais conteste uniquement son fond et sa véracité. Les propos du procureur de la République sont totalement déplacés. Si les photos d’une perquisition sont une atteinte à la dignité humaine alors que penser des reportages des résultats des World Press Photo dont la plupart des vainqueurs sont des reportages de guerres ou liés à des actes violents. On ne peut dans un pays libre s’opposer à la liberté d’informer surtout quand elle est faite avec l’aval des autorités. Quand on interdit en Afrique ou en Asie la publication d’une photo parce qu’elle montre des gens qui meurent ou qui souffrent on parle de totalitarisme ou de contrôle des médias. Quand en France on fustige une illustration d’actualités on parle de justice. Cherchez l’erreur.

L’économine japonaise ne tiens qu’à un cheveux

Une récente étude tirée par les cheveux menue au Japon démontre que les jeunes nipponnes veulent à nouveau se faire couper les cheveux. La banale nouvelle arrivée hier comme un poil sur la soupe pourrait remplir un seizième de page de Closer fait pourtant grand bruit sur l’ile sismique. En effet, une analyse poussée mené par trois pelés et un tondu a démontré fin 2007 que les japonaises avaient tendance à garder les cheveux longs lorsque l’économie nipponne se porte bien et à donner du travail à leurs capilliculteurs en période de crise. Les économistes en ont les cheveux qui se dressent.