Tragix et pourrix : la magix Asterix est partix

La presse est unanime sur la dernière signature de Frédéric Forestier et Thomas Langman : « Potion tragique » titre Libé, « scénario inconsistant » poursuit Ouest France, « acteurs absents » continue VSD. La liste est longue. Seuls quelques gratuits des grandes villes osent, contrats publicitaires obligent, faire la couverture avec le navet à 78 millions d’euros. Le blockbuster à la française est lancé aujourd’hui avec un budget marketing de 20 millions d’euros dans plus de 5.000 salles en Europe.
L’adaptation de la bédé de Goscinny et Uderzo, suite cinématographique du film d’Alain Chabat est une vaste opération marketing. Le producto-réalisateur Thomas Langman avait d’ailleurs reproché à l’ex-Nul d’avoir restreint le succès international du film à cause de blagues et gags non transposables à l’étranger. C’est sûrement la différence entre un réalisateur et un directeur marketing. Mais ni le talent no l’humour ne s’achètent, même avec 78 millions d’euros. Entre humour tarte à la crème, anachronismes que court métrages pré-pubaires, le –réalisateur du- Boulet n’arrive pas à convaincre et le film sombre rapidement en une adaptation de l’avant première de Star Wars au Festival de Cannes tellement des guests stars défilent. Mais ni le char rouge de Schumacher ni la déprimante réplique de Zidane ne parviennent à remonter le déplorable niveau du film qui ne repose que sur son incroyable distribution. Le film atteint le paroxysme de la débilité quand Delon, entre auto parodie et mimétisme de l’actorat des années 70’s clame ses « Avé moi ». Finalement, après deux heures de bruits et d’images animés on se dit que c’est mauvais. Et que ça va marcher.
Venix, vidix, vencix… Pffff.

1 euro = la tête à Sarko

Thierry Herzog a finalement trouvé un motif pour attaque la société RyanAir en justice suite à la publicité diffusée ne début de semaine dans Le Parisien et Aujourd’hui en France. L’ancien associé du chef de l’Etat a attaqué RyanAir en référé pour obtenir la fin de publications. Il demande en outre 1 euro de dommages et intérêts pour Nicolas Sarkozy et 500.000 euros pour sa compagne affirmant que c’est « le prix d’une photo de Carla Bruni » lors de ses contrats publicitaires. Il devra fournir les pièces l’attestant lors de l’audience.
L’audience de référé se déroulera jeudi à 15h30 au TGI de Paris.

Aux chiottes !

Une enquête menée par plusieurs experts du milieu scolaire publié aujourd’hui affirme à grands coups de chiffres et de témoignages que les toilettes de écoles françaises sont sales. Un dossier consensuel qui a coûté plusieurs dizaines de milliers d’euros. Le médecin scolaire qui en est à l’origine affirme que c’est un problème, que les enfants ne vont pas aux toilettes parce que c’est sale etc. L’enquête rappellera a chacun ses souvenirs impérissables de chiottes dégueulasses de fac, de lycées, de collèges ou d’écoles primaires pour ceux qui s’en rappellent. Néanmoins, ce constat s’arrête aux simples écoles, alors qu’aujourd’hui en France les toilettes publiques sont à la limite de l’utilisable et que rares sont les toilettes gratuites (surtout à Paris). L’enquête de santé publique ne précise pas non plus que l’hygiène de ses toilettes –lavage des mains par exemple- n’y est jamais contrôlé, pas plus que les établissements ne permette le brossage de dent le midi. Un bien joli document donc à la hauteur de l’actualité du jour.
Et non, je ne mettrais pas de photo !

L’art du marketing ne plait pas à l’Elysée

En diffusant ce matin une publicité dans Le Parisien et Aujourd’hui en France, RyanAir s’attendait bien entendu à créer le buzz. Jusqu’à quel point ? En diffusant deux publicités, le service marketing s’offre la moitié de la blogosphère et une reproduction dans une bonne partie des médias. Même l’Elysée l’a vu. Ce matin, Franck Louvrier, chef du service de communication de la Présidence, contacté par LeFigaro.fr a déclaré qu’il s’agissait d’«un usage abusif de l’image du président de la République et de Mme Bruni. Un peu plus tard, l’Elysée a confirmé l’information selon laquelle des poursuites seraient engagées. Quatre heures après les faits, le service juridique de l’Elysée n’en a toujours pas trouvé le(s) motif(s). Interrogé par LCI, Mathieu Glasson, directeur vente et marketing France de la compagnie aérienne irlandaise, s’est dit heureux que le but ait été atteint : « Nous n’avons pas demandé l’autorisation aux intéressés. Ça fait partie des façons de faire du marketing de Ryanair. Nous utilisons parfois l’actualité pour rendre les pubs plus sympas et parfois controversées ou polémiques. Voyez la photo. Ils sont tous les deux souriants il n’y a rien de méchant et d’agressif. ». Le service marketing de Ryanair avait déjà utilisé les images de Zapatero ou Kaczynski pour deux anciennes campagnes. Le président de la République était quant à lui déjà apparu lors de son retour de Malte dans une campagne pour… l’office de tourisme de Malte. Un vrai mannequin.

Délinquance juvénile…

On savait depuis une récente étude du ministère de l’intérieur que les délits commis par les mineurs l’étaient de plus en plus tôt et de plus en plus violent. Champcueil, petit village de l’Essonne en a été témoin la semaine dernière : une fillette de neuf ans a été arrêtée et devrait être présentée devant le tribunal pour quatre chefs d’accusations : « circulation sur un véhicule non conforme », « conduite d’un quadricycle à moteur par mineur de moins de 16 ans », « conduite sans casque », « conduite sans brevet de sécurité routière et sans permis de conduire ». La jeune écolière a en effet été verbalisée alors qu’elle rentrait de l’école avec son père sur un mini quad ne dépassant pas les 10km/h. Le père, qui était à proximité avec une télécommande permettant de couper le moteur, devrait être lui aussi présenté au juge, étant civilement responsable. Indigné, l’avocat de la famille a déclaré que la jeune délinquante ne serait pas présente au tribunal puisqu’elle sera… à l’école. Jugement le 17 avril.

Et eux, qu’auraient ils fait avec 5 milliards d’euros ?

Radiohead aurait pu racheter sa maison de disques deux fois et mettre tous ses titres en téléchargement légal exclusif.
Ségogol aurait pu se payer une véritable campagne présidentielle.
Sébastien Chabal aurait pu se payer 250.000.000 coupes de cheveux à 20 €.
Eric Woerth aurait pu rembourser la dette de l’Etat à la Sécu.
Fadela Amara aurait pu financer 5 plans banlieue.
Bill Gates aurait pu racheter Facebook une seconde fois.
Romano Prodi aurait comblé le déficit public
Daniel Bouton, PDG de la Société Générale, aurait pu être payé pendant 50.000 mois tandis que Jérôme Kiervel aurait pu être payé pendant 50.000 ans.
Anne Lauvergeon aurait pu acheté 4 réacteurs nucléaires
J’aurais opté pour 23 Airbus A380. Ou bien, m’armant de mon âme de trader, en achetant des timbres à 54 centimes l’année dernière pour les revendre cette année 54,5 centimes, j’aurais fait 2.500.000 d’euros de bénéfice. Tiens je vais penser à une reconversion.

83% des bénéfices de la Société Général disparus !

Qui n’a jamais volé un taille crayon ou une ramette de papier à son entreprise pour l’utiliser chez lui ? C’est exactement ce que s’est dit Jérôme Kerviel, trader pour la Société Générale depuis 4 ans avant de détourné 4.9 milliards d’euros. Depuis la découvert de la « perte » le 19 janvier dernier, près d’une dizaine de plaintes ont été enregistrés pour ce qui est la plus grosse arnaque financière de tous les temps et surement la plus belle couverture pour la Société Générale qui avait déjà annoncé en novembre dernier une perte de 2 milliards d’euros suite à la crise dite des « subprimes ». En reculant de seulement 4.76% à la bourse de Paris hier, la banque française s’offre le luxe de justifier ses incohérents investissements à risque de ses 2 dernières années. Une jolie opération marketing désormais contestée par les associations de petits porteurs mais soutenu par le Conseil d’Administration qui a refusé hier la démission Daniel Bouton, son PDG , déjà renvoyé en 2006 par le juge d’instruction du pôle financier de Paris Xavière Simeoni, pour « blanchiment de capitaux » dont le procès devrait s’ouvrir le 4 février prochain. Ce même juge bataille désormais pour traiter ce dossier arguant que le siège de la banque est à Paris alors que la parquet de Nanterre avance de son côté que l’infraction a eu lieu à la Défense et que le fraudeur présumé réside Neuilly. Enfin, apparemment. Mais au vue du mot accroché sur la boite au lettre de Jérôme Kerviel, tout laisse à penser qu’il tente de fuir depuis sa mise à pied la semaine dernière, fait que réfute son avocate Me. Elisabeth Meyer qui affirme que son client est en France dans l’attente d’une confirmation écrite de son employeur.
Ce dossier ne manque cependant pas de surprendre tous les analystes économiques qui comprennent difficilement comment près de 5 milliards d’euros ont pu ainsi disparaitre sans que ni les commissions de contrôle ni société ne s’en soit rendu compte alors que les premières conclusions de la Société Générale laissent à penser qu’il aurait agit seul.
Arnaque de génie ou vaste embrouille de couverture, l’enquête sera probablement très longue. Attendons déjà que la justice se mette d’accord…
J’apprends ce soir d’une source proche de la Société Générale que les transactions litigieuses auraient commencé dès mi-février 2007. En faisant un rapide calcul on arrive à une moyenne de 15,2M€ détournés chaque jour pour un total frauduleux de 2,5 fois le PIB du Togo…

Britney : s’pire

Alcoolique, dépressive, dépravée, solitaire, schizophrène selon certains, plusieurs fois internées : les qualificatifs ne manquent pas pour désigner la star de la pop. Pourtant, la presse américaine semble s’étonner d’un coup que la justice vienne de refuser à Britney la garde de ses enfants. Dommage qu’elle soit encore avec son photographe, en France on vient de légaliser l’adoption pour les homosexuels.