La veuve Pluton réagit

Après le procès de Pluton qui s’est soldé par la sortie de Pluton du groupe des « Planètes du Système Solaire », Patricia Tombaugh, 93 ans, veuve de Clyde Tombaugh, heureux découvreur de Pluton, nous fait par de ses réactions : « Je n’ai pas de chagrin. Je suis juste secouée ». Cependant, elle rassure le monde en disant que son mari, mort en 1997, aurait compris le décision de l’UAI parce que c’était un scientifique dans l’âme même s’il s’est battu toute sa vie pour qu’on ne rétrograde pas sa planète : « C’était un scientifique. Il aurait compris que ses collègues avaient un réel problème à mesure qu’ils découvraient de nouveaux objets dans l’espace? Il savait que cela allait se produire. Avant de mourir, il a parcouru et parcouru encore ses travaux. Bien sûr qu’il était déçu. Après avoir passé 75 ans à la considérer comme une planète, qui ne le serait pas ».
Clyde Tombaugh avait 24 ans quand il a découvert Pluton alors qu’il travaillait à l’observatoire de Lowell à Flagstaff en Arizona en 1930. Il avait passé des mois à scruter le ciel dans l’espoir d’y trouver une planète dont le fondateur de l’observatoire Percival Lowell était persuadé qu’elle influait sur l’orbite d’Uranus. Lowell avait tort -Pluton était trop petite l’orbite de la géante Neptune-mais Tombaugh trouva quand même sa planète.
Si les astronomes de l’observatoire de Lowell ne cachent pas leur déception, à l’université d’Etat du Nouveau-Mexique où Tombaugh a professé de 1955 à 1973 et fondé le département de recherche astronomique, l’annonce de cette rétrogradation a été accueillie tout aussi tristement. Le directeur du département Jim Murphy a toutefois tenté de minimiser la portée de cette annonce. « Pluton n’a pas cessé d’exister. Elle n’a pas perdu ni gagné le moindre atome. Ses caractéristiques physiques n’ont pas changé d’un iota à cause de son nouveau statut. Elle était déjà considérée comme un membre d’un groupe plus important d’objet célestes », a noté Jim Murphy.

Pluton déclassé, nous avons perdu une planète!

Ah les gens ! Toujours en train de se plaindre de leur gouvernement. Ouiiiiii, et tout çaaaa, ils gaspillent notre argent, ouiii et tout çaaa. Bon d’accord, il y a plus important que de changer des voitures de fonction de tous les hauts fonctionnaires tous les mois, mais bande de gens, vous ne regardez pas beaucoup.
Aujourd’hui, prenons la science ! Depuis une semaine, l’UAI (Union Astronomique Internationnale) se réunit à Prague. Alors qu’on pourrait penser qu’il vont planifier leurs prochaines recherches pour savoir où trouver des extra-terrestres, quelles activités spatiales il faut surveiller, cette tripotée de 2500 astronomes s’amuse a changer des normes historiques de notre système solaire, fait existentiel avouons le…
Pour les hurluberlus dans votre genre voici un résumé des épisodes précédents.
18.08.2006 – Bureau de V.Nusse
Valério Nusse : « Maintenant que la nuit des étoiles est passée, que la comète de Haley ne reviendra que de 20 ans et que la prochaine éclipse qui nous met dans le noir n’arrivera que quand je serais mort, ça serait bien si on pouvais faire un truc là. »
Vanessa Turne : « Justement, maintenant que t’en parle, je me suis demandé si on pouvait pas rajouter des planètes, ça ferait revendre des manuels ! »
– L’UAI vote un système solaire à 12 planètes, ajoutant Cérès, Charon et Xena.
20.08.2006 – Salle des conférences n°4 de l’UAI
Arnaud Hubble : « Monsieur le président, soyons sérieux, Pluton n’est pas une planète, pas plus que Clyde Tombaugh fut un planétologue. Une planète digne de ce nom doit avoir un orbite parfait ! »
Vanessa Turne : « Objection, monsieur le président, c’est de la discrimination physique ! »
Mr. UAI : « Objection rejetée. On discrimine si on veut ! Continuez… » Arnaud Hubble : « Le club des planètes du système solaire est un cercle fermé depuis bien des années. Si la cour décide de garder ce Pluton, alors bien des astéroïdes banlieusards repris de justices pourraient ainsi entrer dans notre élite ! ».
Valério Nusse : « Objection ! Même si Xena est bien loin de notre Soleil, elle a été créée sur notre système solaire ! »
– L’UAI s’interroge sur la définition d’une planète, définition qu’ils font apprendre aux écoliers depuis 1930
24.08.2006 – Salle des conférences n°1 de l’UAI
Mr. UAI : « La cour a rendu son verdict. Même si Pluton est en orbite autour de notre Soleil sans être une étoile, même si Pluton est suffisamment massif pour que l’effet de sa propre gravité lui confère une enveloppe sphérique, Pluton n’a pas dégagé le voisinage autour de son orbite. Pluton est donc condamné à ne plus utilisé son titre de Planète du Système Solaire et ce jusqu’à la prochaine réunion du UAI. Entre outre, les recours de Cérès, Charon et 2003 UB313 dit Xena sont rejettés. Ils sont condamnés a perpétuité à être appelés planètes naines. La séance est levée ! ».
Heureusement, nos amis astronomes restent positifs : « Peu importe qu’on ait pu passer pour de complets idiots avec nos hésitations, plaide le professeur Rowan-Robinson, l’important, c’est que le verre se remplisse. Dans quelques années, nous pourrions avoir quarante de ces nouvelles planètes naines. Le fait que Pluton ait été rétrogradée n’est donc pas si important. »

Touché ? Coulé !

La Jeune Fille de L'EauComme il y a quelques temps de cela à la sortie son dernier film, je me permet de faire un petit article sur l’avènement du dernier film de l’ami Night Shyamalan. Déjà déçu par « The Village », ce n’est pas sans une certaine réticence que j’accède à la salle 5 de mon habituel MK2 Quai de Seine (ou Loire, je ne sais plus bien). Notez, avant de lire, que Night est l’un des mes réalisateurs préférés

Dès les première secondes du film, une inhabituelle odeur de « déjà vu » de fait sentir. Ce n’est pas l’image, ni la désormais récurrente présence de l’horripilante Bryce de Dallas, fille du réalisateur sus-descendu, Ron Howard, c’est plutôt le travail d’un autre Howard, James Newton, le rejetté de la famille Arquette, mais surtout connu pour être le compositeur des magnifiques bandes originales des autres oeuvres de Night. Cette fois, Howard nous livre une musique pompeuse et surtout bien proche des odes de Hilary Hahn dans « The Village ». Bref, ça commence plutôt mal.

La seconde mauvaise surprise c’est l’omni présence de Night en personne. Alors qu’il se cantonne dans de petits rôles à la Hitchock dans ses films précédents, il s’adonne cette fois à interpréter un second rôle, sans performance aucune, ajoutons le. Ces petits détails passés, la pseudo-histoire commence avec comme moteur deux chinoises qui racontent (en stereo) une « bedtime story » à un gardien de motel qui cache son passé à tout prix mais que tout les habitants connaissent. En prime, nous avons la performance d’une chinoise hystérique, d’une sirène désenchantée, d’un demi Van Damne et de tout un tas d’autres clichés que Shyamalan avait jusqu’ici réussi à éviter. Tous ces personnes se lancent sans aucune réserve dans une histoire issue donc d’une histoire d’une arrière grand mère dont personne ne connait l’origine, ayant pour base un mot prononcé par la fameuse sirène cyanosée. Histoire dont le poisson terreste est bien entendu la personne principal sans le savoir, mais tout en sachant quand même quelques détails. Nous ne comprennez rien ? Night non plus, et ça se voit. Après des touches d’humours, surement trouvées dans l’hilarité d’une soirée bien arrosée avec ses amis les Howard’s, qui ne feront pas plus rire les spectateurs que le ridicule de certaines scènes et du scénario (si compté que scénario il y eu), Night finit son film en le baclant, sans conclure, sans moral, sans final twist, sans ouverture.

Night m’a déçu…

Un grand merci !

Me revoici de retour ce soir avec de nombreux souvenirs dans la tête, des tonnes de bons moments en poche et de dizaines de rigolades, que du bonheur.
Pendant ces trois semaines j’ai vécu avec des gens supers, alors j’aimerais ce soir le remercier tout simplement, les grands comme les petits (désolé je ne vais pas vous citer les 100 personnes…). Merci à tous, j’espère que vous avez passé un aussi bon séjour que moi. Vive G20G !