J’accuse !

Mettons un terme à cette horrible, horripilante, et récurrente boutade de bouffeurs de pop-corn. Aujourd’hui je sors les pancartes et je met mes mots au profit cette cause : la blague du cinéma.
Remettons nous dans le contexte. Vous vous installez confortablement dans un cinéma bien sympathique. Autour de vous, les gens arrivent, certaines avec quelques mets acquis non sans extorsion de fonds préalable. Mets, qui au passage, enivrerons vos oreilles de leurs intenses et doux « scrounch scrounch » (même chez MK2, y’a qu’à voir !). La lumière baisse soudain, vos jolis yeux s’écarquillent et votre cerveau s’active afin de mieux recevoir le matraquage publicitaire qui va suivre. Après les habituels M&M’s, Française des Jeux puis quelques nouvelles ( ?) comédies romantiques à venir, c’est la fin des préliminaires. La lumière se rallume peu à peu pour marquer le temps entre les bandes annonces et le film, et la C’EST LE DRAME !
A chaque séance, sans même une exception, un (ou plusieurs) abruti, n’ayons pas peur de mots, sortira l’éternel et « acéfinihoncenva » ou « acétébien »…
Considérant les 5.302 écrans français, eux-mêmes multipliés par 4 (voire 5 des fois) séances par jours, que l’on multiplie par nos 365 jours annuels, nous arrivons à un total effrayant de près de 8 millions. C’est-à-dire que chaque année, 8 millions de fois cette ridicule maxime est répétée (bien souvent au grand damne des spectateurs qui comme moi on remarqué la cocasserie de la situation…).
Ne connaissant pas le niveau blagulaire de nos cinéphiles voisins, je préfère ne pas me lancer dans des calculs qui pourraient se faire retourner dans leurs tombes nos amis Michel et Pierre…
J’appelle néanmoins tout les spectateurs témoins de ce genre d’incident de déposer plainte auprès du commissariat le plus proche pour utilisation abusive d’humour nul.

Communiqué de la Ligue Odebi (suite)

Nous, citoyens français, refusons le verrouillage numérique des oeuvres culturelles instauré par la loi sur le droit d’auteur (loi DADVSI). Cette loi, via la légalisation des dispositifs de contrôle d’usage (DRM), menace le droit à la copie privée, l’innovation, les libertés individuelles et la pérennité des oeuvres.

Les oeuvres que l’on achète doivent pouvoir être lues n’importe quand, n’importe où, avec le matériel et le logiciel de son choix, y compris avec un logiciel libre. Nous voulons par exemple pouvoir prêter la musique que l’on aime et la transmettre à nos enfants.

Nous refusons que la loi considère les amateurs de culture et les informaticiens comme des délinquants.

* OUI au droit d’auteur
* NON à la loi DADVSI
* NON à la mort de la copie privée
* NON aux verrous numériques (DRM)
* NON aux menaces pour le logiciel libre en France
* OUI à l’interopérabilité
* OUI à la diversité culturelle

Rien à dire

Aujourd’hui j’ai rien à dire. La journée a été aussi mouvementée qu’un débat entre Marie-Georges Buffet et Robert Hue. L’actualité est aussi déprimante qu’un camp de concentration vidé par Himmler. Bref, je m’emmerde. Certains répondront de manière tout à fait démagogue : « Quand on n’a rien à dire : on ferme sa gueule ! ». Cette maxime bien qu’un peu excessive pourrait se revélée juste lorsqu’un homme politique sous le coup d’un échec décide de se retirer de son milieu si juteux, mais pour moi, simple écriteur (oui oui) de e-messages, je préfère passer outre.
Il n’empêche que rien dans la vie de ce vingt-sept avril deux mil six ne retient mon attention. Ni l’affaire Clearstream qui importe autant dans ma vie que la condition des femmes hirondelles au Pérou oriental, ni même la grippe aviaire qui m’ennuie (presque) autant que les discours de François Hollande… Alors j’ai décidé je vous faire part de mon profond dégout de cette journée, pas même capable de susciter chez moi la moindre envie d’écrire. Comme dirais l’autre, yauque nem !

Mes p’tits Cowboys…

Avec quelques cheums d’l’internet, j’m’en suis allé chez l’Bataclan y’a d’ça que’ques minutes pou’ voir les Cowboys Fringants (prononcez FRIN-GUIN).
Un moment presque intime entre les quebecquois et les 1.500 personnes présentes venus pour la première des deux dates. Un moment unique où le groupe a joué la majeure partie du dernier album, La Grand Messe, tout en gardant ses plus beaux morceaux : En Marcel, Marcel au Bistrot, Mon Pays (et le réel des aristocrates), Léopold, la manifestation…
« Il y avait tous les clichés de l’époque des granolas. Des chemises en macramé aux filles poilues en d’ssous des bras. V’nant en grande majorité du Cégep du vieux Montréal, tous là pour manifester contre les multinationales ». – La Manifestation

Les hommes importants ou « Comment briller en société » (leçon n°3)

Voici maintenant la troisième… Oui c’est la troisième. Prenez des notes j’avais pas répéter !
Aujourd’hui, un petit panorama des gens importants de l’histoire qu’il faut connaître pour ne pas passer pour un con.
Jésus Christ : célèbre illusionniste palestinien de la première année du premier siècle pendant lui-même
Wolfgang Amadeus Mozart : célèbre musicien précoce. A 5 ans, il avait déjà composé le boléro de Ravel, à 35 il était déjà mort.
Karl Marx : humain qui est le plus proche de l’annuaire : quand on le lit on décroche rapidement.
Jean-Paul Sartre : écrivain toujours malade qui avait toujours la nausée et les mains sales.
Marguerie Duras : apologiste sénile des infanticides ruraux qui n’a pas fait qu’écrire des conneries (elle en a aussi filmé). Georges Marchais : homme qui s’est fait tout seul, malgré une inculture et une pauvreté d’esprit que l’on ne rencontre plus guère que chez les animateurs de radios libres
Heinrich Himmler : auteur de la maxime : « On ne peut pas être à la fois dans le four et au moulin »
Jean Alesi : conducteur de tondeuse sur circuit de Formule 1
Pascal Nègre : terroriste de la musique
Oussama Ben Laden : cf. Jean Alesi mais avec un avion

Ca cultive ! ou « Comment briller en société »

Tel José Bové et la secte de la Terre, je cultive. Enfin, je vous cultive bande de radis !
Après la phrase du jour, le mot du jour : kyogéniser.
Non, non, non, il ne s’agit pas de mettre Mémé dans le frigo, même… rien à voir. Kyo, vous vous rappellez ? Mais si les 3 laboureurs de cerveaux qui beuglent dans des micros que l’amour est beau. Ah, je savais bien… Et bien éthymologiquement parlant, kyogénisation vient de là. De manière plus conceptuelle il s’agit tout simplement d’un formatage commercial d’un art ou d’un mouvement artistique afin que les labourés (en général : la femme au foyer, les prépubaires, les adolescents en crise) puisse l’apprécier au maximum (NDLR : dans l’industrie culturelle « apprécier » est synonyme de « acheter » (antonyme : « télécharger »)).

L’expression du jour

Un peu de culture ne fait pas de mal dans cette société de navets. Remarquez, la culture du navet n’est pas à son beau fixe en cette année 2006…
La phrase du jour sera donc : « Google est ton ami »…

Lors de discussion avec vos amis (ou d’autres personnes d’ailleurs) il vous est sûrement arrivé de vous dire calmement, quelque chose du genre : « Putain mais t’es vraiment trop con, ça fait quinze fois qu’on le dit ». Alors qu’on pourrait primairement prendre cette réaction comme un saut d’humeur ou une mauvaise expression d’une personnalité dépressive, il peut tout simplement s’agir d’un débordement d’acceptabilité de la connerie humaine. Dans ces cas, je vous propose cette expression « Google est ton ami… » a déclamer sur un ton plutôt amical mais dépité. Ce substitut peut vous éviter bien des ennuis surtout dans le « trop con » est votre patron…

Jeannot’s back !

Peu fier d’avoir fait tourner Môssieur Senejoux il y a déjà 3 ans de celà dans le très médiocre (mais ardennais) Sous Le Lit, j’ai eu le plaisir de partir avec lui (et Môssieur Léo Legrand) du côté de Saint-Etienne pour Les Yeux Bandés (un film de Thomas Lilti, produit par Sombrero Productions ayant obtenu l’aide de la Fondation Gan). Jamais fatigué, Jean est (encore une fois) en tournage pour Les Vauriens.
Le nouvelle fait grands bruits dans les canards locaux. Voici notamment un extrait que j’aime beaucoup :
Cette fiction, inspirée par le bagne des enfants qui existait à Belle-Ile-en-Mer (56) au siècle dernier, est tournée en ce moment dans l’enceinte du vieil hôpital psychiatrique de Léhon. Elle raconte les mésaventures de Loulou dont le seul crime est d’avoir été abandonné par ses parents. « Au début, j’ai peur et après j’apprends à me battre et surtout à me défendre contre l’injustice », résume avec aplomb Jean, alias Loulou. Le petit Parisien de 13 ans est le seul enfant à pouvoir se vanter d’en être à son dixième tournage et d’avoir un agent professionnel.

Communiqué de la Ligue Odebi

La Ligue ODEBI rejoint les associations du logiciel libre qui ont révélé hier dans un communiqué de presse leur opposition totale aux propositions d’amendement émanant de la commission culturelle du Sénat.
Cette commission entend en effet revenir sur la notion d’interopérabilité – l’article 7 du projet DADSVI – et s’engager complétement sur la voie des brevets logiciels (voir article de la Vie Numérique)
Le sentiment qui prévaut au sein de la Ligue est celui du dégoût et de la révolte. Au vu de ces nouvelles propositions, toutes les actions visant à briser ce monopole et cette main mise de certains lobbys industriels sur l’Etat deviendront légitimes.
La Ligue rappelle que les sénateurs vendent ici notre économie nationale à des interêts privés étrangers – américains en particulier – tout en tuant nos entreprises qui étaient à la pointe du libre.
La Ligue s’étonne en particulier du conflit d’interêt évident entre M.Thiollière, la DADVSI et Microsoft : il suffit en effet aux internautes de chercher les mots ‘Thiollière+microsoft’ dans google pour sortir plus de 356 références.
En lisant les articles on voit parfaitement que Microsoft a été d’une aide certaine pour M. Thiollière ; la DADVSI sera-t-elle au final que le retour sur investissement attendu du groupe américain ?
La Ligue ne pourra donc plus condamner, comme elle l’a fait dans le passé, les manifestations irrationnelles de certains internautes qui utiliseront les outils qu’il leur reste pour s’exprimer.
La Ligue rappelle qu’un sentiment d’injustice aigue n’améne qu’une violence dont personne ne peut se féliciter.
La Ligue rappelle aux sénateurs qu’en votant pour ces amendements, ils s’exposeront à une campagne médiatique aggressive et violente ad nominem pour eux et leurs amis.
La Ligue laisse donc les internautes face à leur conscience juger des actions utiles pour contrer cette regression sans précédent dans l’histoire numérique Française et appelle les quelques sénateurs honnêtes qui restent à ne pas cautionner ces amendements qui ne font pas honneur à ce qui subsiste de notre démocratie.

Point ciné

Un rapide coup d’oeil sur l’état des salles obscures à l’heure actuelle. Les sièges sont agités tout au long de La Doublure. Le film de Francis Weber tente à créer de grosse vague de température. Quant à Sophie Scholl, c’est plutôt des vagues de dépression qu’elle traîne, emmenant avec elle dans sa fin de vie 2 de ses camarades activistes anti nazis, sous le nom d’un groupuscule : La Rose Blanche.
Notez aussi quelques passages nuageux pour les bouffeurs de pop corn lors de projection de Firewall, Fog ou encore Drawing Paint 9 pendant lesquels l’acalmi de la tempête aura permit à certains de s’endormir.
Les prévisions pour demain : une jolie ballade de printemps avec Michel Serrault.