Censure ?

Pour la 2e fois en une semaine (et suite à la même image) je suis victime de censure. Cette image, que je ne posterai pas afin de m’obliger à me censurer par la suite) est tirée de Gouttes d’Eau sur Pierre Brûlantes, l’excellent film de François Ozon et n’est autre que Ludivine Sagnier avec les seins nus devant une vitre.
Tout d’abord, l’image a été placée sur un site dans lequel je présente mes créations universitaires, c’est à dire un site uniquement visités par des adultes et qui plus est des gens dit créatifs et artistes … Il semble que le temps des artistes décadents soit finit puisque tout d’abord le site a été fermé puis j’ai été sommé de supprimer les dites images, alors que l’heure suivant nous était projeté un manga japonais dans lequel une jeune femme se faisait violait pendant plus de la moitié du film (détails non censurés).
Le jour suivant, sur un forum lui aussi généralement destiné à des adultes, je poste cette dite photo de la divine Lu-divine, et là encore même réaction : suppression du message, de la photo et du compte et interdiction d’accès ! Très étonnant pour un site dont une pop up sur deux comporte des femmes en plus nues et plus visibles que ma Ludivine que je vu, du coup, garder pour moi seul.

L’enfant

Sortie : 19 octobre 2005
De Jean-Pierre & Luc Dardenne
Avec Jeremie Rénier, Déborah François…

Et bien moi j’aime pas ! L’Enfant est un film mal filmé, gris, sans intérêt artistique et encore moins au niveau du jeu de comédiens. Déborah François est plate et sans expression ! Une débâcle pour la palme d’or… Le film est simple constat sans aucune prise de position scénaristique et se complait dans une histoire humaniste juste bonne à séduire les quelques critiques gauchistes.

Congrats M.Karmitz

Marin Karmitz est un homme qui vaut bien quelques lignes sur un site internet aussi modeste soit il. En raison de la politique de Antonescu, la famille Karmitz se retrouve à Nice alors que Marin n’a que 9 ans. Il y fait sa scolarité et rentre à l’IDHEC juste après son bac. Il échoue au concours de metteur en scène mais réussit celui de chef opérateur. Il travaille bientôt avec Pierre Kaast, Agnès Varda et Jean-Luc Godard. Souhaitant réaliser ses propres films, il crée sa propre maison de production et finance des courts métrages : il réalise alors ‘Nuit noire, Calcutta’ et ‘Comédie’. Après mai 1968, Marin Karmitz délaisse ses recherches formelles pour ‘Camarades’, l’histoire de la prise de conscience politique d’un ouvrier, puis pour ‘Coup pour coup’, film pour lequel il est confronté à un problème de diffusion. C’est la raison qui le pousse à devenir exploitant et à ouvrir, le 1er mai 1974, le premier cinéma 14 juillet à Bastille. Cette activité ne l’empêche pas de relancer ses activités de producteur, métier pour lequel il est bientôt reconnu. Son combat contre les multiplexes, puis contre la carte de réduction cinéma n’aboutissent pas mais font de lui le hérault des professionnels. Karmitz accompagné de sa nouvelle société issue de la fusion avec 14 Juillet, MK2 créé en 1992, se développe et diversifie ses activités : exploitation, distribution, production, diffusion, DVD, loirsirs. Avec près le 30M€ de chiffre d’affaire en 2003 pour sa société mère, Karmitz passe dans le même temps un accord avec Europalace pour la carte Pass, qui lui permettra d’élargir son public de cinéphiles avertis à un public plus large.
En 2005, MK2 c’est 11 cinémas, 64 salles, 4,5M d’entrées par an, 5 restaurants, 5 boutiques mais aussi l’énorme réseau de distribution TV, cinéma, DVD et de production qui représenté déjà 19 Césars, 7 prix à Cannes, 5 aux Oscars et 8 à Venise. Mais MK2 n’est pas seulement devenu un énorme empire de cinéma, maintenant sous le contrôle de Nathanaël, le fils de Marin Karmitz, c’est aussi une vraie entreprise respectueuse du cinéma et de son public, capable de passer de magnifiques films sachant avant même la diffusion qu’ils ne seront pas d’énormes succès. MK2, c’est un des rares distributeurs à avoir distribué (et à encore distribuer aujourd’hui), le dernier Araki, Mysterious Skin mais aussi Le livre de Jeremie d’Asia Argento, Le cauchemar de Darwin. Au passage, les salles MK2 font partis des rares salles à ne pas rallumer agressivement la lumière pendant les génériques
Pour oser, pour ce courage de passer ces films dits « d’auteur » dans ces salles, mais aussi pour l’accueil toujours chaleureux dans les salles j’aimerai vraiment remercier tout l’équipe de MK2 et les encourage à continuer dans cette belle voie qu’est celle du vrai cinéma.

Ca pique !

Qu’est ce qui est vert, qui pique, français, plein de stars et très drôles ? Mmm ? Le Cactus bien entendu ! Une comédie fraîche, drôle, pleine de bon sens, parfois triste, mais tellement humaine. Le Cactus, vu aujourd’hui à l’Elysée Biarritz, est ma petite surprise de la rentrée, une jolie comédie à la française magnifiquement tenue par Clovis Cornillac et Pascal Elbé. Sortie nationale le 14 décembre.

Mysterious DVD

Le film est l’année enfin en DVD ! Distribué par MK2, le dernier film de Gregg Araki sortira en DVD le 26 octobre et sera en vente exceptionnel le vendredi 14 à partir de 18H au MK2 Bibliothèque lors de la séance de dédicace de Scott Heim, l’auteur du livre original.
Bien loin du « c’est pas beau, c’est pas bien », Araki pose le problème de la pédophilie d’une manière inédite : est ce que l’imaginaire peut changer à vie les souvenirs bien enfouis ? Sans puritanisme ni tabou, « Mysterious Skin » ose montrer, dire ce que personne avant n’a réussi à faire. Le film ne laisse personne indifférent et son impact persiste bien après la séance. Avec Mysterious Skin, Araki signe le tournant de sa carrière.

MK1, MK2…

Pour un budget officiel de 9 millions d’euros (on parle en réalité de 30 millions), fonds propres, Marin Karmitz vient de s’offrir une nouvelle salle, juste en face du MK2 Quai de Seine : le Quai de Loire. Le but ? Rester dans le TOP 20 des places parisiennes, passer le cap du million d’entrées annuels, et donc en fait le plus gros complexe du groupe, avec déjà 12 salles.
Pour l’innauguration, une soirée était organisée au Quai de Loire (traversée en bateau comprise) avec 2×6 avant premières dont l’excellent « 13 », film français en noir et blanc indescriptible. A grand renfort de stars (enfin pour celles qui sont venus), le cinéma a fait sensation, notamment grâce à ses marraines, Isild Le Besco et Sara Forestier (présentes, elles).