Twist again

Après Le Pianiste, Roman Polanski se tourne vers les enfants et nous propose un Oliver Twist émouvant à souhait et bien agréable à regarder. Trop en fait : les décors sont lisses, propres, tout est préfabriqué, classique, de l’histoire aux costumes ; est c’est dommage ! Cependant, la prestation des comédiens, et notamment de l’extraordinaire Ben Kingsley, remonte le niveau du film et font passer deux très bonnes heures de cinéma !

Os funèbres

Encore un ! Comme le dit si bien le président de Warner France, « Tim Burton est l’un des réalisateurs les plus prolifiques cette année », avec déjà 2 films. Après Charlie and the Chocolate Factory, le mari d’Helena Bohnam Carter, était ce soir à l’UGC Normandie avec sa compagne pour la présentation en avant-première des Nocès Funbères, digne successeur de L’Etrange Noël de M.Jack : les références sont nombreuses, l’image est impressionante, l’ambiance est sombre, burtonesque à souhaite, et la musique est l’une des plus géniales jamais composées par son grand ami Danny Elfman.
Cependant, le bonheur est malheureusement de courte durée, le film ne durant pas plus d’1H15 (à vue de montre), mais tellement intense…

Il ne faut vraiment jurer de rien !

M.Jugnot, ne faire que des bons films ? Jusqu’à récemment c’était possible, voire probable. Après l’échec cuisant de Boudu, j’osais espérer revoir Gérard Jugnot dans un joli rôle dans un bon film… Effectivement, le film est assez beau et les costumes tout autant, mais Il ne faut jurer de rien, c’est long, c’est pas terrible et c’est scénaristiquement classique finalement…

Joyeux noël !

Oui je suis un peu en avance. Pas pour Noël, mais pour la sortie du film, Joyeux Noël de Christian Carion. J’ai pu voir ce film en projection de presse aujourd’hui à l’Elysée Biarritz. Je ne savais pas trop ce que j’allais voir, j’avais juste vu un article dans Ecran Total, et je m’en suis rappellé, donc je suis allé à la projection, les mais dans les poches.
Depuis le début de cette année, à part Le Livre de Jeremie et Mysterious Skin, je crois qu’aucun autre film ne m’avait ému à ce point… Je suis ressorti de la salle, plein de souvenirs que je n’ai jamais eu, de pensées étrangères sur cette guerre qui me paraissait pourtant claire et limpide : horrible. Et bien non, elle était aussi par moment joyeuse et émouvante, à l’image de la gaité de nos ancêtes les soldats, capables de comprendre à l’insu de leurs supérieurs que les bochs, les rosbifs (notez la belle pancarte : Rosbifs Land 100m et Froggies Land), et les froggies étaient aussi humains qu’eux, savaient jouer au foot et aux cartes comme eux, et connaissait les même chansons.
Quand on pense au nombre de conflict guerrier (ou non) actuel dans le monde, on se rends compte à quel point la vision de Christian Caron peut être émouvante.