Taxi Gauzy

Deux ans. C’est le temps qu’a mis Taxi Blanc entre la fin de son tournage et sa tardive diffusion télévisuelle, plongeant par la même occasion son excellentissime comédien phare, Nino Gauzy dans des pensées de doutes. Taxi Blanc fut son dernier film, mais aussi son meilleur rôle. Rarement un enfant n’avait été confronté à un rôle muet, à la manière de l’autiste joué par Jonathan Reyes dans l’Instit. Nino a réussi à faire passer dans son regard bien plus d’émotion et de paroles que d’autres n’ont réussit à le faire avec des mots.
Certes, le scénario comporte quelques faiblesses, mais les prestations des acteurs lèvent le film à un très haut niveau télévisuel.

Vipère pas au point

Vipère au Poing, chef d’oeuvre de la littérature magnifiquement écrit par Hervé Bazin, a enfin été réadapaté avec un casting plutôt intéressant, Jules Sitruk, petit grand acteur français, Catherine Frot, grande petite actrice française et Jacques Villeret grande grand acteur français, le tout signé par De Brocca, « Le Magnifique » réalisateur qui nous revient malgré ses divers échecs répétés (son dernier : Amazone).
Le résultat est plus que décevant. Les erreurs de réalisations et de cadrages sont celles d »amateurs et on ne compte plus les faux raccords, les redondances, et les divers plans qui se succèdent sans raisons. Bref, même si esthétiquement le film est plutôt intéressant, il est techniquement … assez mauvais.
Artistiquement on peut beaucoup en attendre, vue la jolie réunion de comédiens… Et bien il se trouve que les deux comédiens principaux que sont Jules Sitruk et Catherine Frot (sans parler du dernier rejeton de la famille Stevenin, Pierre) ne se complètent que dans leurs faux jeux… Leurs prestations est une suite de réponses lue, surjouées, sous joués, d »expressions forcées, de haine cachée (très très bien cachée !) et à aucun moment on ne ressent de véritable haine entre Jean Rézeau et sa mère, Folcoche… C’est peut être ça que De Brocca à rater, le coche …