Peter Pan a 100 ans…

C’était le 27 décembre 1904. Charles Frohman frétille d’impatience. Depuis des mois il travaille sur un projet auquel il croit. Non seulement il le fait jouer dans le théâtre Duke of Yorke dont il tient les rennes mais il a décidé de le produire. Il a choisit pour l’occasion un jeune manager sur les conseils de son père célèbre écrivain victorien : Dion Boucicault. Celui là même qui imposera Nina, sa soeur pour le rôle titre. Peu de détails ont fuité sur les 8 tableaux de la « féérie en 5 actes » de la dernière mise en scène du désormais célèbre dramatuge James Matthew Barrie. La veille encore une scène a été coupée, les enfants fatigués et faux et au dernier moment une seconde scène est encore annulée.

Vingt heures, le rideau cramoisi du Duke of York laisse apparaître les décors de Harford et Hann : une nursery à Bloomsbury. Le public, surpris, se laisse rapidement conquir par Nana la chien nounou joué par Arthur Lupino, et cet enfant-héro jouée par une femme. Le public edouardien rit et s’émeu. Une heure trente plus tard, le public est debout, Barrie heureux et son pari, et Frohman à l’autre bout du monde comprend qu’il a réussi.

Les jours qui suivent, les éloges pleuvent et le tout Londres se massent pour voir celui qui ne veut pas grandir. La légende de Peter Pan est née.

Taxi Gauzy

Deux ans. C’est le temps qu’a mis Taxi Blanc entre la fin de son tournage et sa tardive diffusion télévisuelle, plongeant par la même occasion son excellentissime comédien phare, Nino Gauzy dans des pensées de doutes. Taxi Blanc fut son dernier film, mais aussi son meilleur rôle. Rarement un enfant n’avait été confronté à un rôle muet, à la manière de l’autiste joué par Jonathan Reyes dans l’Instit. Nino a réussi à faire passer dans son regard bien plus d’émotion et de paroles que d’autres n’ont réussit à le faire avec des mots.
Certes, le scénario comporte quelques faiblesses, mais les prestations des acteurs lèvent le film à un très haut niveau télévisuel.

Vipère pas au point

Vipère au Poing, chef d’oeuvre de la littérature magnifiquement écrit par Hervé Bazin, a enfin été réadapaté avec un casting plutôt intéressant, Jules Sitruk, petit grand acteur français, Catherine Frot, grande petite actrice française et Jacques Villeret grande grand acteur français, le tout signé par De Brocca, « Le Magnifique » réalisateur qui nous revient malgré ses divers échecs répétés (son dernier : Amazone).
Le résultat est plus que décevant. Les erreurs de réalisations et de cadrages sont celles d »amateurs et on ne compte plus les faux raccords, les redondances, et les divers plans qui se succèdent sans raisons. Bref, même si esthétiquement le film est plutôt intéressant, il est techniquement … assez mauvais.
Artistiquement on peut beaucoup en attendre, vue la jolie réunion de comédiens… Et bien il se trouve que les deux comédiens principaux que sont Jules Sitruk et Catherine Frot (sans parler du dernier rejeton de la famille Stevenin, Pierre) ne se complètent que dans leurs faux jeux… Leurs prestations est une suite de réponses lue, surjouées, sous joués, d »expressions forcées, de haine cachée (très très bien cachée !) et à aucun moment on ne ressent de véritable haine entre Jean Rézeau et sa mère, Folcoche… C’est peut être ça que De Brocca à rater, le coche …

Ozon acte 5 (fois deux)

Cinquième gros long métrage de François Ozon, 5×2 (Cinq fois Deux) reste dans la tradition esthétique de Ozon : de longs plans suivant les courbes féminimes, des cadres soignés, une musique charmante, et surtout des acteurs qui font fusion avec le scénario. Encore une fois Ozon nous plonge dans un univers particulier, dans son univers pour ce film un peu particulier puisqu’il montre 5 moments de la vie « amoureuse » d »un couple, allant du divorce … à la rencontre.

Shyamalan acte IV : Le Village

Le tant attendu 4e film de M. Night Shyamalan est enfin sorti aujourd’hui en France. Encore une fois, Shyamalan impose son style, son ambiance, ses couleurs.

Le réalisateur de 6e Sens propose un film un peu commercial avec un casting impressionnat (Sigourney Weaver, Adrian Brody, Joaquin Phoenix). A sa manière, Shyamalan traite encore une fois ce thème qui lui est si cher : la fois. Cependant, Le Village est nettement moins subtile que les 3 précédents, il livre la plupart de ses symboles (couleurs, famille …) et fait même tourner le film autour.

Malgré ses quelques zones d’ombres, Le Village est tout de même l’un des meilleurs films de Shyamalan.

Saint Ange, chef d’oeuvre incompris ou échec total ?

Depuis deux semaines, Saint Ange ne laisse pas indifférent les rares personnes qui l’ont vu surout, ne le cachons pas, grâce à la 20e fête du cinéma.
Les réactions à la sortie des salles sont mauvaises, les critiques ne jubilent pas à la vue du film, apparamant, le film est un échec, sauf pour quelques irréductibles adeptes du cinéma fantastique français. Avec eux, nous essayeons depuis 2 semaines d’éclaircir cette oeuvre incomprise et apparament incompréhensible… Pourtant, après des heures de visionnage et d’échauffement de neurones, il semble en fait que le film est compréhensible … à condition d’en avoir les clés, et l’envie.
Voici donc une invitation à l’imagination que donne Pascal Laugier à son public. Merci à lui…

A suivre dans la section consacrée à Saint Ange

Mattie Stepanek, 1991-2004

Mattie StepanekC’est dans la nuit du 22 au 23 juin que Mattie J.T. Stepanek nous a quitté. Mattie est décédé au Children’s National Medical Center à Washington à l’âge de 13 ans. Mattie était atteint d’une maladie des muscles rare et incurable. Sa mère, Jeni 44 ans est aussi atteinte de la forme adulte de cette maladie, et les 3 frères et soeurs de Mattie sont déjà décédés, il y a de ça plusieurs années.
Avant tout, Mattie était l’allégorie du courage, de la passion et du combat contre la maladie. A 6 ans, il a puiblié son 1er livre, Poems Through Heartsongs. Mattie avait écrit 4 livres, dont le premier consacré à Jamie, son frère. Ses oeuvres l’ont conduit devant l’Oprah, le plus grand show TV américain, le président Jimmy Carter, et aussi devant Billy Gilman avec qui il a écrit un album : Music Through Heartsongs.
Every journey begins
With but a small step.
And every day is a chance
For a new, small step
In the right direction.
Just follow your Heartsong.

pp

Peter Pan de JP Hogan

Enfin une vraie adaptation du roman de J.M. Barrie. Une histoire féerique, un monde merveilleux, une musique magique, des acteurs parfaits ! Tous les ingrédients sont là pour faire de Peter Pan LE succès de l’année. Malgré une cible plutôt jeune, Peter Pan convient à un public très varié. On pourrait s’attendre à une nouvelle adaptation libre alors qu’en fait il s’agit d’une adaptation plutôt fidèle du livre et malgré les quelques scènes coupées qui font que le film prend quelques libertés le résultat est génial. Le budget était au rendez vous (plus de 100M$ hors coût de promotion), le casting était présent (Jason Isaacs, Ludivine Sagnier, Jeremy Sumpter, Olivia Williams…) et a donné sa chance à de nouveaux acteurs (Theodore Chester, et les autres Enfants Perdus), mais les moyens aussi : James Newton Howard, PJ Hogan, ILM aux effets spéciaux… Encore une grosse production US… Oui mais différente des autres, une production sans propagande, sans drapeau américain, sans américain qui sauve le monde, et même si Pan a un accent américain (pour l’anecdote, pendant tout l’été 2002, Jeremy a pris des cours pour apprendre l’accent anglais mais ils l’ont fait tourner avec un accent américain), Peter Pan restera la plus grande adaptation de J.M. Barrie !